Une mobilisation en hausse pour la 8e journée de manifestation contre la loi travail

Publié le 26 Mai 2016

Une mobilisation en hausse pour la 8e journée de manifestation contre la loi travail

Libération.fr nous a montré hier que la police a levé 11 blocages de dépôts pétroliers, alors que six des huit raffineries du pays sont au ralenti ou à l'arrêt, des salariés du secteur s'étant mis en grève à l'appel de la CGT pour protester contre la loi travail. «La CGT ne fait pas la loi dans le pays», a dit Manuel Valls à l'Assemblée nationale. L'État a commencé à puiser dans sa réserve de carburant, à hauteur de 3 jours sur les 115 dont il dispose. Concernant le nucléaire, si la CGT Energie a prévu des actions dans des centrales nucléaires entre mardi soir et ce jeudi, aucune coupure d'électricité massive n'est à l'ordre du jour. Le Premier ministre a également exclu toute négociation sur l'article 2 du texte de loi, qui accorde la primauté aux accords d'entreprise sur les accords de branche. Cet article «est le cœur de la philosophie du texte», a-t-il justifié, après que Bruno Le Roux, le patron du groupe PS à l'Assemblée, avait évoqué une possible réécriture de cette partie de la loi.

francetvinfo.fr et LeMonde.fr nous montrent que ce jeudi est marqué par une nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail à l’appel de la CGT, FO, Solidaires, la FSU, l’UNEF, la FIDL et l’UNL, la huitième depuis le début du mouvement. Des grèves et des manifestations sont prévues un peu partout en France surtout que le mouvement a repris de l’ampleur le 19 mai, avec 128 000 à 400 000 opposants dans la rue. Les actions de la CGT s'intensifient pour réclamer le retrait de la loi Travail. Un tiers des stations-service sont en situation de pénurie (totale ou partielle) vu que six raffineries sur huit subissent des blocages. Des arrêts de travail sont prévus dans «la plupart des ports». Les 19 centrales nucléaires ont voté la grève, selon le syndicat, mais c’est surtout 16 centrales qui ont voté la grève. Dans les transports, la CGT-Cheminots et SUD-Rail appellent à débrayer. 3 TGV sur 4, 4 RER sur 5, 2 TER sur 3, et 6 Intercités sur 10 devraient circuler. 15 % des vols sont annulé à Orly. La publication des quotidiens nationaux a également été bloquée par la CGT.

Malheureusement comme le montre LeMonde.fr Manuel Valls réaffirme sa détermination sur BFMTV et RMC. "Ce n'est pas la CGT qui peut bloquer le pays", déclare le premier ministre. Selon lui, le retrait du texte "ne serait pas l'impossibilité pour ce gouvernement mais pour tous les gouvernements de réformer". Pour lui, il est "hors de question de changer le cap" même s'il estime qu'"il peut toujours y avoir des modifications". Le président français, François Hollande, a apporté jeudi depuis le Japon son soutien à son premier ministre, Manuel Valls, dans le débat sur la loi travail, estimant que "ce qu'a dit le premier ministre", notamment à propos de l'article 2 du projet de loi, "est ce qu'il fallait dire". "Je me tiens informé très régulièrement" de la situation sociale en France, "d'abord auprès du premier ministre qui a fait une intervention à la radio ce matin qui correspond exactement à ce que nous avions convenu avant notre départ". Cela ne va pas arranger les choses.

LeMonde.fr et francetvinfo.fr nous montrent aussi que le nombre de manifestants est en hausse : Entre 500 et 700 personnes ont manifesté à Valenciennes, selon la préfecture et les syndicats, et 300 à 600 à Calais. À Rennes, 3 500 manifestants selon la police, 8 000 selon les syndicats. À Nantes, au moins 1 300 personnes défilaient malgré une interdiction préfectorale. À Caen, près de 300 personnes ont participé à une "manifestation sauvage", après celle officielle ayant rassemblé entre 2 000 et 7 000 personnes. À Marseille, plus d'un millier de personnes se sont réunies dans la zone portuaire de la Joliette derrière une banderole "Marseille insoumise". À Fos-sur-Mer, un automobiliste a forcé un barrage de la CGT, faisant un blessé grave selon la police. La victime a été prise en charge par les pompiers, son pronostic vital n'est pas engagé. Selon la préfecture de l'Hérault, 2 000 manifestants ont défilé à Montpellier, 500 à Béziers et 250 à Sète ; le double selon les organisateurs dans les trois villes. A Bordeaux, de 3 000 à 13 000 personnes ont manifesté à la mi-journée. À Lyon, une première estimation policière a fait état de 3 000 manifestants. À Clermont-Ferrand, le défilé a rassemblé de 1 550 à 7 000 personnes. Tandis que la préfecture de police annonce entre 18 000 et 19 000 manifestants à Paris, FO évoque 100 000 personnes. Au total, au moins 153 000 et 300 000 personnes ont défilé dans toute la France, affirment respectivement la police et la CGT.

Comme le montre francetvinfo.fr en première ligne dans la mobilisation contre la loi Travail, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez assure que : "Plus de 70% (de Français) sont pour le retrait du projet de loi". Son homologue Jean-Claude Mailly de Force Ouvrière déplore un "gouvernement sourd". Et que font les médias et bien ils se centrent sur les casseurs pour éviter de parler des manifestants qui défendent leurs droits. En Belgique aussi, le climat social se détériore, en particulier du côté francophone comme le montre LeMonde.fr. Deux jours après la manifestation qui a rassemblé quelque 60 000 personnes à Bruxelles mardi opposées à un projet de "loi travail" renforçant la flexibilité, le trafic ferroviaire était à l'arrêt jeudi en Wallonie (sud du pays), où les cheminots ont débrayé spontanément pour protester contre la suppression de jours de récupération décidée par leur employeur, la SNCB.

Manuel Valls a invité chacun à «prendre ses responsabilités et se dire que manifester tous les jours peut à terme poser un problème», face aux nombreuses missions des forces de l’ordre. Ce gouvernement est-il encore de gauche ? On se le demande.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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gaetan ribault 27/05/2016 20:35

de gauche ,, je ne sais pas , mais il est maladroit

paroissiens-progressistes 28/05/2016 08:52

gaëtan,

Maladroit ? Sans doute, mais là je dirais politiquement suicidaire.

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