Abus sexuels : quatre prêtres du diocèse de Lyon relevés de leur ministère par le cardinal Barbarin

Publié le 30 Juin 2016

Francetvinfo.fr nous montre que quatre prêtres ont été relevés de leur ministère par le cardinal Philippe Barbarin pour des faits d'abus sexuels, après avis d'un collège d'experts, a indiqué jeudi 30 juin le diocèse de Lyon. "Il s'agit de prêtres mis en cause ou non dans la presse, déjà condamnés ou non", a précisé une source diocésaine. Cette annonce fait suite à une affaire d'agressions sexuelles commises sur des scouts lyonnais par un prêtre.

Le père Bernard Preynat, mis en examen en janvier pour des agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et déjà relevé de ses fonctions à l'été 2015, ne fait pas partie de ces quatre prêtres, a ajouté la source diocésaine.

À la suite des avis émis par le collège d'experts, d'autres prêtres du diocèse ont fait l'objet de mesures d'accompagnement particulier. Il s'agit de prêtres déjà jugés qui vont bénéficier d'un "suivi" du diocèse.

Lors d'une réunion à laquelle il avait convié tous les prêtres du diocèse le 25 avril, Mgr Barbarin s'était engagé à publier d'ici le 30 juin les conclusions d'un collège d'experts chargés "d'étudier et d'analyser le cas de certains prêtres dont la situation est problématique au regard de leur activité pastorale, de la loi civile ou canonique dans le domaine affectif et sexuel".

Ce collège est composé d'un magistrat, d'un psychiatre, d'une psychanalyste, d'un médecin, d'un canoniste, d'une assistante sociale, d'un père et d'une mère de famille ainsi que du vicaire général modérateur chargé de présenter les dossiers. Il s'est réuni à sept reprises depuis sa constitution.

Mais pour autant cela ne blanchi par le cardinal Barbarin comme le montre LeMonde.fr. Philippe Barbarin est visé par plusieurs plaintes de victimes du père Preynat qui lui reprochent de ne pas avoir dénoncé les faits à la justice et d’avoir laissé les responsables présumés en poste.

Le cardinal a été entendu le 8 juin pendant plus de dix heures par la police dans le cadre d’une enquête pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs et mise en danger d’autrui à la suite de cette affaire. La justice doit se prononcer sur son cas et sur l’éventualité de poursuites après le 18 juillet. Maintenant attendons de voir ce qu’il en est.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 01/07/2016 10:24

L'Eglise de France a été déjà inquiétée par le passé. Tu te rappelles que je t'avais passé le lien sur les Assises concernant 30 moines ayant violé durant des années les 250 pensionnaires garçons de la colonie pénitentiaire de l'abbaye Cîteaux en 1888. Ca plus la mise en examen de l'abbé Santol et ses copains pour trafic d'enfants au début des années 1900, ça avait sérieusement écorné la réputation de la dite Eglise de France. Mais tout ça a été balayé par les deux guerres mondiales et l'institution a perduré tout en dissimulant ces deux affaires, que j'ai retrouvées récemment ainsi que d'autres impliquant des maltraitances graves dans les couvents prisons du Bon Pasteur et du Bon Secours via les archives accessibles du Ministère de la Justice.
Je t'avais d'ailleurs précisé qu'une opération de béatification était en cours concernant le fondateur de la colonie pénitentiaire de Cîteaux, appuyé par un sociologue qui minore la gravité des faits criminels. Dans la série réinventons une virginité à l'entreprise...

paroissiens-progressistes 01/07/2016 12:01

Françoise,

Des affaires, il y en a beaucoup et on les retrouve toujours dans les archives. Cela ne m'étonne pas, les institutions se protègent toujours et plus particulièrement leurs membres qu'elles soient religieuses ou civiles. Et les mauvaises béatifications sont légions, mais ce sera difficile de l'obtenir dans ce cas, car son attitude est de la complicité.

Merci !

Françoise 01/07/2016 09:00

Preynat s'est déjà pourvu en cassation et Barbarin tentera la même chose, tu verras. Donc c'est le début d'une longue bataille juridique et judiciaire pour les victimes. Gagner du temps, empêcher la justice pénale de tomber a toujours été la grande affaire de l'institution.

paroissiens-progressistes 01/07/2016 09:16

Françoise,

Au final, il essayeront de retarder la douloureuse, mais le résultat sera le même. Preynat et Barbarin sera le plus bel exemple de condamnation qui enverra le message le plus douloureux jamais vécu par l'Eglise en France.

Merci !