Au Vatican, une douzaine de réfugiés africains invités à l'audience papale aux côtés du souverain pontife et en Suisse les victimes d'abus sexuels dans l'Église pourront demander réparation

Publié le 22 Juin 2016

Francetvinfo.fr nous montre que lors de son audience générale hebdomadaire, place Saint-Pierre, mercredi 22 juin, le pape François a invité une douzaine de réfugiés originaires d'Afrique à s'installer à sa droite et à sa gauche, au premier rang.

"Aujourd'hui, je suis accompagné par ces jeunes gens. Beaucoup pensent qu’il serait mieux qu’ils soient restés chez eux, mais là-bas, ils souffraient tellement. Ce sont nos réfugiés, mais nombreux sont ceux qui les considèrent comme exclus", a lancé le chef de l'Église catholique en les présentant aux 15 000 fidèles qui assistaient à l'audience, écrit La Croix.

C'est en faisant le tour de la place Saint-Pierre dans la Papamobile, bénissant et saluant les fidèles, que le pape François s'est dirigé vers les jeunes réfugiés. Il leur a alors demandé de se joindre à lui sur la scène. Les jeunes tenaient une banderole sur laquelle était inscrit : "Les réfugiés veulent un même avenir".

Le pape souhaite que l'Europe accorde l'asile à plus de réfugiés afin de ne pas avoir peur de tendre la main aux plus vulnérables dans notre société.

Enfin, RTS.ch nous montre que les victimes d'abus sexuels commis au sein de l'Église catholique suisse mais dont les faits sont prescrits pourront adresser une demande de réparation auprès d'une commission spécialisée.

La Commission d'écoute, de conciliation, d'arbitrage et de réparation (CECAR), organe "neutre et indépendant des autorités de l'Église catholique", s'adresse à des victimes mineures au moment des actes et dont les faits sont prescrits. "La prescription n'efface pas la souffrance", a estimé Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, l'un des signataires fin 2015 de cet accord entre les institutions catholiques et l'association Soutien aux personnes abusées dans une relation d'autorité religieuse.

Dès septembre, les victimes pourront déposer une requête auprès de la CECAR, dont la création a été facilitée par des parlementaires fédéraux. Elle vise à une reconnaissance des actes commis et une réparation financière pouvant aller jusqu'à 20 000 francs pour les cas les plus graves. "La Conférence des évêques suisses avance 500 000 francs pour répondre aux décisions prises", a précisé la présidente de la CECAR, Sylvie Perrinjaquet. Ce montant pourra être augmenté si nécessaire. Pour les victimes, cette démarche est utile à la société, surtout pour que de tels abus ne se reproduisent plus.

Cette démarche est utile et beaucoup plus démonstrative que la Conférence des évêques Suisses a prise au sérieux le problème comparé à l’Église en France.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 25/06/2016 12:20

Interessante information, Taï. Donc, cela confirme que cette politique de placement était bien européenne, comme l'a souligné et découvert Pierre Avanzzino. Est-ce qu'au Portugal, il y a le même genre de commission qu'en Suisse ou bien c'est silence radio comme en France?

paroissiens-progressistes 25/06/2016 16:24

Françoise,

Pas vraiment européenne, cela montre que les Etats avaient abandonné leur rôle pour laisser s'organiser des institutions qui pensaient plus à l'argent que les enfants, les adultes, les pauvres et même les prisonniers. On a pas eu besoin de ces commissions, la révolution des œillets est passé par là, et à partir de là a fait fermer certaines de ces institutions. Je crois qu'il y a eu des procès, mais je ne peut pas le certifier.

Merci !

M.W 25/06/2016 12:00

Je me suis toujours demandé quelque chose à propos de notre amie : comment cela se fait-il qu'elle est croyante et qu'elle ne considère pas la croyance religieuse comme étant une aliénation et un totalitarisme à l'instar des athées militants ?

Cordialement

paroissiens-progressistes 25/06/2016 22:12

M.W,

C'est mieux.

Merci !

M.W 25/06/2016 20:20

Ban alors je reformule ma question : comment cela se fait-il qu'à ses yeux la foi, le fait de croire qu'il existe un Etre suprême n'est pas une aliénation ni un totalitarisme, est-ce plus clair ?

Cordialement

paroissiens-progressistes 25/06/2016 16:35

M.W,

Je crois que Françoise a répondu à votre question.

Merci !

M.W 25/06/2016 14:16

Au cas où notre amie n'a rien compris je parle de la croyance religieuse donc de la foi et non pas de la religion institutionnelle. Je me demande donc pourquoi elle ne considère pas la foi comme étant une aliénation et un totalitarisme.


Cordialement

Françoise 25/06/2016 12:02

Ne confondez pas foi et religion, MW. La première n'a rien à voir avec la seconde.

M.W 25/06/2016 12:00

Je me suis toujours demandé quelque chose à propos de notre amie : comment cela se fait-il qu'elle est croyante et qu'elle ne considère pas la croyance religieuse comme étant une aliénation et un totalitarisme à l'instar des athées militants ?

Cordialement

Françoise 25/06/2016 02:07

Je te rajoute deux liens sur l'histoire de Louisette:

Un lien audio avec une émission spéciale où elle était interviewée

http://www.notrehistoire.ch/group/lenfance-volee-en-suisse/audio/1303/

l'autre sur quelques pages de son livre sur son enfance en orphelinat religieux catholique:

http://www.kinderheime-schweiz.ch/de/pdf/louisette_buchard_molteni_sur_l_istituto_von_mentlen.PDF

Et enfin, voici le bouquin de l'historien Pierre Avanzzino sur les enfants suisses placés:

www.verdingkinderreden.ch/download.php?id=186_45ced72c

Je pense que ces documents t'intéresseront.

Pour info, les couvents prisons comme les a connus Louisette, ont existé pareillement en France.
Les pensionnaires forcées ont vécu les mêmes traumatismes, les mêmes violences, les mêmes horreurs.

paroissiens-progressistes 25/06/2016 10:40

Françoise,

Merci pour ces liens, mais je connaissais déjà des institutions de ce type au Portugal par mes parents dont on ne savait pas grand choses, sauf qu'elles étaient bien payées par l'Etat.

Merci !

Françoise 24/06/2016 10:51

Ne pas oublier que sur le dossier suisse, il a fallu, comme en Belgique d'ailleurs, un coup de pied magistral aux fesses de l'institution par le parlement. C'est parce qu'il y a eu une prise de conscience nationale et gouvernementale (liée au combat jusqu'à sa mort d'une femme admirable, Louisette Buchard Molteni) qu'il y a réparation. Sans cela, ce serait impossible.
Nous n'en sommes pas là en France hélas. Le jour où l'état s'excusera du placement arbitraire des garçons et filles en couvents prisons et bagnes religieux, avec réparation aussi bien étatique que religieuse catholique pour les victimes et descendants, n'est pas pour demain.

Ca viendra peut-être, mais avant que soient dénoncées ces atrocités, je crois qu'il faudra du temps.