L’actualité sociale au rythme des grèves avec un gouvernement qui ne comprenant rien

Publié le 6 Juin 2016

Europe1.fr nous apprend que la mobilisation contre la loi travail entre dans une nouvelle semaine ce lundi juin 2016. Alors que l'Euro de football débute vendredi à Paris, l'inquiétude monte sur les possibles perturbations que pourraient engendrer ces grèves durant la compétition. Dimanche, François Hollande a estimé que "personne ne comprendrait" que les grèves gênent les spectateurs. La semaine s'annonce néanmoins tendue avec la poursuite de la grève à la SNCF et la mobilisation à venir chez Air France, avant une nouvelle journée de mobilisation nationale mardi 14 juin.

L'imminence de l'Euro et les inondations : pour le gouvernement, le contexte devrait inciter les grévistes à arrêter leur mouvement ou, a minima, à le suspendre. "Je souhaite que (le conflit social) soit réglé", a déclaré le président de la République dimanche en évoquant les grèves à la SNCF ou à Air France, estimant que "personne ne comprendrait que les trains ou les avions (...) puissent empêcher le bon déroulement (...) du déplacement des spectateurs". Invitée sur Europe 1 lundi matin, la maire de Paris a tenu un discours similaire : Anne Hidalgo souhaite "qu'on puisse mettre entre parenthèses un certain nombre de conflits".

En face, les opposants à la Travail (CGT, FO, Solidaires, FSU) comptent au contraire jouer la montre pour forcer le gouvernement à revoir une nouvelle fois son texte. L'appel à une journée de mobilisation le 14 juin prochain est toujours maintenu. "Tant que la loi travail est sur la table, il faut continuer les mobilisations", a résumé lundi le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent.

Officiellement donc, ce meeting n'est pas un meeting de campagne de François Hollande, c'est un meeting pour défendre la loi travail. Il est

Europe1.fr nous montre que le gouvernement ne fait plus face à la réalité. Ainsi Manuel Valls, Premier ministre de son état, Stéphane Le Foll, proche parmi les proches de François Hollande et porte-parole du gouvernement ainsi que Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, vont tenir un meeting commun à Paris, le 8 juin, au Salon de l’Aveyron pour lequel ils seront les têtes d’affiche avec la ministre du Travail, au cœur du cyclone actuel, Myriam El Khomri. Un meeting clairement destiné à défendre le chef de l’État et la politique gouvernementale et qui ressemble à s’y méprendre à un nouveau rassemblement de campagne en vue de 2017.

Toujours est-il que le PS a présenté les choses autrement. Officiellement donc, ce meeting n'est pas un meeting de campagne de François Hollande, c'est un meeting pour défendre la loi travail. Il est d'ailleurs intitulé par la rue de Solférino ainsi : Loi travail : face aux régressions de la droite sénatoriale, défendons le progrès social. La thématique reprend l’élément de langage distillé par François Hollande pour défendre sa réforme du code du travail, contestée par de nombreuses grèves et manifestations. À savoir, compter sur la radicalité de la droite sénatoriale pour "faire progresser la raison" et montrer à sa gauche que la droite, c’est pire. Ou comment tenter de faire passer une réforme mal engagée par la stratégie du moindre mal. Une méthode qui n’aura pas les résultats escomptées.

Tandis que L’OBS nous montre que de passage à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ce lundi matin pour dévoiler le timbre émis pour les 80 ans du Front Populaire, le ministre de l'Économie a reçu un accueil particulièrement hostile de la centaine de militants CGT et communistes qui l'attendaient devant la Poste, rapporte une journaliste du "Parisien". Aux cris de "Casse-toi", de nombreux œufs ont été jetés sur la délégation ministérielle et le ministre de l'Economie en a reçu un sur la tête, selon le quotidien. Emmanuel Macron a par la suite dénoncé la "violence" et "l'agressivité" de ces opposants à la loi Travail.

Le maire communiste de Montreuil, Patrice Bessac, avait prévenu dimanche qu'il ne "recevrait pas Emmanuel Macron" : "Par cet acte symbolique, je veux faire entendre la déception, le mécontentement, l’indignation et la colère que génère, auprès des Montreuillois et hors les limites de notre commune, la politique actuelle du gouvernement", écrivait l'élu sur son site internet.

Pendant ce temps, le gouvernement socialiste, s’est rappelé ce que ça voulait dire être de gauche. Comme le montre francetvinfo.fr le projet de loi Sapin 2 est examiné à partir de ce lundi 6 juin à l'Assemblée nationale. Il défend une plus grande transparence de la vie économique, une meilleure protection des lanceurs d'alerte ou le droit de regard des actionnaires sur les salaires des patrons.

Le texte de 57 articles est soutenu par tous les groupes de gauche au Parlement. Le projet de loi Sapin 2 doit permettre à la France de renforcer son arsenal en matière de lutte contre la corruption. Le texte ouvre la possibilité de condamner en France un dirigeant pour des faits de corruption à l'étranger. Un mécanisme de protection des lanceurs d'alerte, comme ceux à l'origine des Panama Papers, sera également créé.

Autre sujet qui alimentera les débats : la rémunération des grands patrons. Suite aux polémiques concernant Carlos Ghosn et Carlos Tavarez, le gouvernement veut encadrer ces rémunérations et rendre contraignant le vote des actionnaires en assemblée générale. Le lobbying sera lui aussi plus encadré. Un registre commun entre l'exécutif et le Parlement répertoriant les contacts pris avec les lobbyistes sera mis en place.

Dernier signal pour le gouvernement. En Italie, les candidats soutenus par le gouvernement de centre-gauche sont en recul après le premier tour des municipales partielles. À Rome, Virginia Raggi, la candidate du mouvement “Cinq Etoiles” est arrivée en tête. Cette avocate de 37 ans, en passe devenir maire de la capitale, était totalement inconnue du grand public il y a quelques mois.

Les scrutins municipaux se tenaient notamment à Rome, Milan, Naples et Turin. Treize millions d’Italiens étaient appelés aux urnes, soit près de la moitié des électeurs. Le Parti Démocrate est en grande difficulté. Il a perdu 100 000 voix par rapport au scrutin de 2011, même s’il devrait l’emporter dans de nombreuses grandes villes au deuxième tour. À deux ans des législatives, la droite modérée de Silvio Berlusconi s’est, quant à elle, effondrée, face à la montée en puissance de la Ligue du Nord et ses alliés néo-fascistes. En Espagne, dans les sondages, Podemos passe devant le PSOE.

Voilà ce qui arrive quand les parti sociaux-démocrates n’appliquent pas une politique de gauche, ils prennent des défaites et risquent de disparaitre. Un bon signal pour le gouvernement français avant 2017 d’arrêter cette politique trop favorable au patronat. Pour ne rien arrange Libération.fr nous apprend que pour fermer la «parenthèse libérale», le réalisateur et journaliste François Ruffin, figure de Nuit debout, lance mardi 7 juin une campagne contre le Parti socialiste, qui veut fédérer par le social les opposants de gauche au gouvernement et rêve d’un grand mouvement «populiste» de gauche.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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gaetan ribault 07/06/2016 17:29

Parce que vous PP , vous avez la science infuse , et vous êtes à vous tout seul le gouvernement , les députés , les sénateurs ,et le minuscule PdR que nous avons et sa favorite Julie. Tout ces gens sont à virer et grâce à votre sagesse tout sera bon dans le cher pays de France (sans parler des économies).

paroissiens-progressistes 07/06/2016 18:52

gaëtan,

Non, je ne suis pas le gouvernement, mais je n'ai pas voté pour ça, comme beaucoup de gens. S'il ne font pas une politique de gauche, je ne suis pas obligé de l'approuver.

Merci !

M.W 06/06/2016 20:39

Paroissien-Progressiste

Dîtes-moi mon ami (si je puis me permettre de vous appeler ainsi, bien entendu), que pensez-vous de ce mouvement 5 Etoiles ?

Et qu'est-ce que vous pensez également du traitement réservé à Macron à la Poste ? personnellement je comprends la colère de ces militants mais il y a le risque que désormais, le gouvernement instrumentalise ce qu'il c'est passé pour diaboliser les opposants à la loi travail. En plus, je n'aime pas beaucoup le lancer d’œuf: ça gâche la nourriture et je n'aime pas le gâchis alimentaire ;)

François Ruffin a peut-être une bonne idée, une nouvelle force de gauche, pourquoi pas mais bon je sais bien que les pitits royalistes comme moi en seront exclus hélas :(

Cordialement

paroissiens-progressistes 07/06/2016 18:57

M.W,

Le mouvement 5 Etoile répond à un mangue sur la gauche car le PDI fait une politique de droite, il répond à des attentes comme Podemos. Il faut voir ce qui se passera ensuite.

Pour Macron, c'est dommage, mais il aurait pu éviter d'y aller. Cela aurait évité une telle situation qui ne grandit pas les personnes qui l'ont faite. Mais le maire du lieu l'avait prévenu.

En Angleterre, il y a bien des royaliste qui votent à gauche. On verra comment ce fera cette nouvelle force de gauche, on ne peut pas faire de plans sur la comète.

Merci !