La manifestation du 23 juin ou la continuation du mouvement contre la loi travail

Publié le 23 Juin 2016

La manifestation du 23 juin ou la continuation du mouvement contre la loi travail

Comme le montre LeMonde.fr, francetvinfo.fr, franceinfo.fr, BFMTV.com et Twitter ce jeudi 23 juin 2016, c’est au terme d'un bras de fer avec le gouvernement, les syndicats opposés au texte ont obtenu le droit de manifester. Initialement, le défilé parisien n'était pas censé être une date-clé de la mobilisation contre le projet de loi. Mais l'annonce de l'interdiction du défilé a changé la donne et a suscité un tollé côté syndical et politique. Malheureusement le chef de l'État a réaffirmé ce jeudi son intention de faire aboutir le projet de loi El Khomri : "Sur ce projet de loi, nous irons jusqu'au bout parce que c'est essentiel de pouvoir non seulement permettre que les entreprises puissent embaucher davantage, permettre qu'il puisse y avoir davantage de formations pour ceux qui sont les plus éloignés de l'emploi, davantage d'embauches avec des contrats à durée indéterminée et davantage aussi pour ce que nous pouvons faire en matière d'insertion", a dit le chef de l'État lors d'un discours ce jeudi à la Cité de refuge de l'Armée du salut, à Paris.

Les manifestations ont été nombreuses dans toute la France. Au Havre, la manifestation se déroulait dans le calme. Elle rassemblait 3400 personnes selon la police, 20 000 selon les manifestants. À Marseille, ils étaient 2840 selon la police et 45 000 selon les organisateurs. À Toulouse, la police en comptait 3500 et les syndicats 12 000. À Rennes où il y avait entre 2000 et 3000 personnes selon la CGT, une manifestation sauvage s'est détachée du parcours officiel, où des manifestants cagoulés et armés de marteaux s'en sont pris à des vitrines. À Nantes environ 200 personnes se sont réunies Place Bouffay dans le calme. À Caen, où il y avait une faible présence policière, la manifestation réunissant un millier de personnes avec les lycéens en tête de cortège s’est déroulé sans incident. À Lyon, 8000 personnes furent annoncés par les syndicats, et une centaine de personnes ont essayé de bloquer la gare de Lyon puis ont finalement quitté les lieux dans le calme.

Camille Senon, 91 ans et mémoire vivante du massacre d'Oradour, a défilé à Limoges où était présentes 8000 personnes, elle qui a dernièrement refusée d'être distinguée par Manuel Valls. À Bordeaux, 7 000 selon personnes ont défilé selon la CGT sans incident de la place de la République à la place de la Bourse. Près de 600 personnes étaient dans les rues de Lorient, à Saint-Brieuc, 500 personnes ont défilé, tandis que près de 2000 personnes ont défilées à Montpellier. Il y avait 1300 manifestants selon la préfecture du Puy de Dôme, 2500 selon les organisateurs pour s’opposer à la loi travail à Clermont-Ferrand, tout cela dans une ambiance festive.

Les principales organisations syndicales ont annoncé 60 000 participants lors de la manifestation à Paris. La préfecture de police annonce entre 19 000 et 20 000 manifestants à Paris. On annonce une baisse de la participation, mais la réalité est tout autre car le parcours, proposé par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et resserré sur 1,6 km, démarrant de la place de la Bastille, et tournant autour du bassin de l'Arsenal puis revenant à la célèbre place. Au vu de la physionomie du parcours défini par la préfecture, la manifestation parisienne pourrait bien connaître des problèmes de place. Selon les calculs, impossible de faire entrer plus de 60 000 personnes autour du bassin de l'arsenal. À moins de rester complètement statiques. C'est donc une baisse en trompe l’œil . Autre fait intéressant, aucun incident n’est survenu. Vers 17 h 30, les policiers commençaient à vider la place et encerclaient les derniers manifestants sur le terre-plein central. Sur Twitter, journalistes et manifestants ont ironisé sur ce cortège qui se mord la queue.

Contrairement à ce que l’on a pu attendre, la mobilisation ne s’essouffle pas. Le mouvement continue et le gouvernement va devoir faire des efforts, c’est-à-dire céder sur les points sensibles de la loi travail. Et l’on peut garder comme image le beau geste des membres de la CGT qui ont offert des fleurs à des gendarmes et l'une d’entre elle leur a dit : "n'oubliez pas de boire".

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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