Le pape François est en train de réformer la Curie romaine par le contournement

Publié le 6 Juin 2016

Robert Mickens dans son article du lundi 6 juin 2016 pour NCRonline.org que le pape François a commencé une autre série de rencontres avec son Conseil des Cardinaux (C9), un groupe consultatif spécial. Le rassemblement de trois jours, qui a débuté aujourd'hui à Santa Marta résidence du pape, est la 15e convocation du C9 pour des discussions et des consultations.

Après trois ans et quatorze réunions, le C9 a commencé seulement maintenant à mettre en place "une proposition globale" pour la réforme de la Curie. C’était très long. On laisse à penser que le pape François va renforcer le rôle du synode des évêques. On réduirait le rôle de la Curie romaine, qui serait subjuguée au synode. De cette façon, il entraînerait simplement une réforme de la Curie en la contournant et la neutralisant.

Sous les papes précédents, en particulier Jean-Paul II, l'Église universelle nageait dans un déluge lignes directrices, de directives, de décrets, de notifications, de déclarations du Vatican et ainsi de suite. Mais pas sous le pape François. Le torrent de textes a été réduit à un simple filet. Depuis les trois années que le pape François est évêque de Rome, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi n'a pas émis un seul document. Avant son arrivée, il publiera régulièrement deux à quatre chaque année, parfois même plus.

Mais le pape argentin n'a pas utilisé le préfet de la CDF ou son ministère de la manière de Jean-Paul II ou Benoît XVI. Au contraire, le pape François a contourné et pratiquement vidé le bureau doctrinal de tout pouvoir réel, d'autorité ou de d'utilité dans son pontificat. Le cardinal Müller n'a pas été appelé pour présenter officiellement des écrits ou des initiatives du pape actuel.

Au lieu de cela, le pape François a appelé les autres prélats et théologiens - tels que Christoph Schönborn, Peter Turkson, Lorenzo Baldisseri et Rino Fisichella - pour expliquer ses textes les plus importants, tels que Evangelii Gaudium, Laudato Si ' et Amoris Laetitia. Et dans une longue dans la coutume du Vatican coutume, il a donné à la CDF aucun rôle majeur dans l'élaboration de tous ces documents clés.

Au contraire, le pape a beaucoup compté sur l'aide théologique «des extrémités de la terre», comme il l'a dit auparavant. Il est assez bien établi que son écrivain fantôme est l'archevêque Victor Manuel Fernandez, recteur de l'Université catholique de Buenos Aires en Argentine. Et il a montré sa haute considération et le recours à la pensée du cardinal Walter Kasper depuis les premiers jours de son pontificat.

Le pape François consulte aussi régulièrement certains de ses confrères jésuites de l'autre côté du Tibre, comme le père Antonio Spadaro, directeur de Civiltà Cattolica, et certains professeurs de l'Université Grégorienne, pour l’aider à son discernement.

Il a essentiellement marginalisé la Curie romaine, tout en lui permettant de continuer à fournir certains services «essentiels». Mais il n’a pas hésité à contourner la congrégation qui choisit les saints et l’autre qui sélectionne les candidats à devenir évêques, n’écoutant pas leurs recommandations pour "déclarer" ses propres saints (par exemple, co-fondateur des jésuites, Pierre Faber) et nommer ses propres évêques.

Il a également neutralisé la Congrégation pour le Culte Divin, bien que le préfet traditionaliste, le cardinal Robert Sarah, mène une sorte de campagne médiatique internationale dans le but d'influencer l'Église universelle.

Le but du pape est la préparation toute l'église à la réforme, même chez certains des bureaucrates les plus réticents et afin de mettre fin aux résistantes à la curie, les changements concrets devrait venir. Le pape souhaite prendre son temps, espérons que maintenant il y aura un peu plus de mouvement.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Réforme de l'Église

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