Loi travail : nouvelles mobilisations les 23 et 28 juin

Publié le 16 Juin 2016

Libération.fr nous montre ce jeudi 16 juin 2016 qu’alors que l'exécutif a menacé d'interdire de nouvelles manifestations en raison des violences sur lesquelles il met un coup de projecteur dans l'espoir de faire basculer l'opinion, pourtant favorable à la mobilisation, l'intersyndicale des opposants à la loi Travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) a confirmé mercredi de nouvelles mobilisations les 23 et 28 juin contre le projet en cours d'examen au Sénat et demandé au gouvernement de «garantir les bonnes conditions d'exercice du droit de manifester». Les sept syndicats ont réaffirmé «la détermination sans faille» des opposants au projet de loi après «la grande réussite» de la manifestation de mardi.

LePoint.fr signale que restant flous sur les modalités des actions annoncées les 23 et 28 juin, les syndicats espèrent que les résultats de la votation citoyenne, communiqués le 28 juin à la présidence de la République, infléchissent la position de François Hollande. Le président n'a toujours pas répondu à leur courrier pour être reçus "rapidement". Toutefois, le mot d'ordre de "détermination" de l'intersyndicale reste d'actualité.

Cela sera difficile puisque Manuel Valls a redit cette semaine que "le texte ira jusqu'au bout". Et l'article 2, qui prévoit la primauté des accords d'entreprise sur les accords de branche, vivement contesté jusque dans le camp des syndicats dits "réformistes", ira aussi "jusqu'au bout". Le rapporteur de la loi Travail à l'Assemblée, Christophe Sirugue, a également jugé "compliqué de toucher" à cet article compte tenu de sa "place de symbole".

LeMonde.fr précise que Philippe Martinez, et la ministre du travail, Myriam El Khomri, qui doivent se retrouver vendredi 17 juin au matin pour discuter du projet de loi travail. Au journal télévisé de France 2 mercredi, Philippe Martinez avait demandé la suspension du débat parlementaire sur le projet de loi travail, appelant le gouvernement à plus d’écoute, au lendemain d’une des plus importantes manifestations contre le projet de loi.

Mais le secrétaire général de la CGT s’est heurté, jeudi, à une fin de non-recevoir de la ministre : «Récemment M. Martinez a dit qu’il ne faisait plus un préalable du retrait à cette loi et qu’il avait des propositions. En même temps, il demande la suspension du débat parlementaire en cours et le retrait des cinq articles les plus importants de cette loi; ce qui n’est bien évidemment pas acceptable, ni pour le gouvernement, ni d’ailleurs pour le Parlement. Philippe Martinez le sait parfaitement.»

Myriam El Khomri a insisté sur le fait qu’il n’était «pas question (…) de rouvrir une négociation sur la loi travail» alors qu’elle la défendait actuellement «face à la droite qui, au Sénat, est en train de donner libre cours au libéralisme qui devrait plutôt inquiéter l’ensemble des organisations syndicales».

Que cela s’annonce difficile, Christophe Sirugue (PS), rapporteur de la loi, espère déboucher à un compromis, pour cela il devra toucher aux points sensibles comme l’article 2 instituant l’inversion de la hiérarchie des normes, ou l’article 10 sur le référendum d’entreprise. Pendant ce temps, on enterre la primaire au PS.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 17/06/2016 13:08

Mobilisation ce soir avec l'opération Casseroles debout!