Nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail

Publié le 28 Juin 2016

Nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail

francetvinfo.fr, HuffingtonPost.fr et BFMTV.com nous montrent que les opposants à la loi Travail ont à nouveau battu le pavé ce mardi 28 juin. Au même moment, le Sénat a adopté le projet de loi Travail, mardi 28 juin, par 185 voix contre 156. Au cours de la discussion parlementaire, le texte a été largement modifié par la droite dans un sens plus favorable au patronat. Le projet de loi devra donc revenir à l'Assemblée nationale pour une dernière lecture, lors de laquelle le 49.3 pourrait à nouveau être utilisé par le gouvernement. Tous les groupes de gauche ont voté contre. Le groupe socialiste accuse la droite de "sacrifier le droit du travail" en dénaturant le projet de loi.

Les Français opposés à l'utilisation par le gouvernement de l'article 49.3, selon un sondage. "Si le gouvernement utilisait de nouveau le 49.3 (de la Constitution) pour faire passer définitivement la loi en juillet", près des trois-quarts des Français (73%, +2 points en un mois) trouveraient ça "choquant", selon un sondage Odoxa.

Des manifestations étaient organisées un peu partout en France, notamment à Marseille, Lyon, Grenoble, Rennes, Le Havre ou Toulouse. À Paris, la Tour Eiffel a été fermée au public pour la journée. Environ 64 000 personnes ont manifesté dans toute la France contre la loi Travail, mardi 28 juin, selon les chiffres de la police. De son côté, la CGT revendique 200 000 personnes.

À Marseille, 38 000 personnes sont descendues dans la rue, selon les chiffres de la CGT rapportés par La Provence. À Nantes, comme annoncé plus tôt, ils étaient de 3300 (selon la police) à 5000 personnes (selon les syndicats) à manifester dans le calme. À Bordeaux ont défilé 1650 personnes selon la préfecture, 7000 selon la CGT. S'il n'y a pas eu d'incident majeur, trois personnes ont été interpellées suite à des jets de peinture sur les forces de l'ordre, rapporte Sud-Ouest.

À Rennes, environ 1000 personnes ont défilé sous le regard de près de 400 policiers et gendarmes, selon Ouest-France. Le quotidien local rapporte également que trois personnes ont été interpellées, dont une qui s'est brûlé la main après avoir mis le feu à un drapeau français. À Strasbourg, la CGT a avancé le nombre de 1000 manifestants. À Paris, la manifestation a attiré 14 000 à 15 000 personnes selon la police, 55 000 personnes selon les syndicats. On dit que le mouvement est en baisse, mais il faut aussi signaler que le dispositif de sécurité mis en place pour encadrer la manifestation a pu faire peur à de nombreuses personnes désirant rejoindre le mouvement.

Parallèlement, pour peser dans le débat, les opposants à la loi travail ont remis à l'Élysée les résultats partiels de la votation citoyenne portant sur 800 000 votants. Quelque 92% ont voté pour le retrait du texte, 8% pour le maintien. Des remises de résultats avaient également lieu en région. Mais la semaine dernière, le président de la République a répété qu'il irait "jusqu'au bout".

La CGT a annoncé une nouvelle "journée d'actions" contre la loi Travail le 5 juillet, jour du retour du projet à l'Assemblée nationale. Le mouvement risque de durer vu que le gouvernement ne veut rien lâcher. Myriam El Khomri, la ministre du travail a choisi la surdité : "La voie que le gouvernement a choisi est celle du progressisme négocié", puisqu’elle "reste tenace et déterminée à amener ce projet jusqu'au bout."

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 01/07/2016 13:38

Très intéressante analyse d'un blogger de Mediapart:

https://blogs.mediapart.fr/jacques-lacaze/blog/150616/la-solution-fascsite-est-elle-lalternative-que-tente-le-pouvoir-socialiste

paroissiens-progressistes 01/07/2016 14:59

Françoise,

Malheureusement ce blogger devrait regarder historiquement les inspirations de Manuel Valls, c'est Clemenceau et Jules Moch, et non le fascisme. La gauche a su se montrer dure aussi avec certains mouvement sociaux où les anarchistes ou des grévistes radicaux ont été plus que violents. Malheureusement, la négociation à la Léon Blum aurait été la meilleure méthode plutôt que l'épreuve de force.

Merci !

çabloque 28/06/2016 20:52

Aujourd'hui Paris semblait être en état de siège.Le dispositif policier mis en place contre les manifestants ( # terroristes)est totalement disproportionné et inadapté aux risques (casseurs).Le gouvernement a donc dans le viseur les manifestants pacifiques clairement opposés à une loi qui impose la précarité du travail.Cela est INACCEPTABLE.La France ne doit pas devenir un pays autoritaire,la France doit rester un pays démocratique.Cela ne tient qu'à nous de le dire haut & fort.Bravo au mouvement syndical qui a su montrer une hauteur de vue et un sens de l'intérêt commun qui font cruellement défaut à un gouvernement désormais aux abois.

paroissiens-progressistes 29/06/2016 08:59

çabloque,

Espérons que l'opposition à la loi travail ait gain de cause, et s'il n'arrive pas à retirer la loi, j'espère qu'il la modifieront entièrement. Les syndicats ont montré une grande hauteur de vue en montrant au gouvernement son bon vouloir et que son mouvement n'était pas violent et qu'il n'avait rien à voir avec les casseurs. Ils ont mis fin à cet amalgame, si le mouvement dure il aura sans doute une victoire exemplaire.

Merci !