Nuit Debout a fêté ses deux mois

Publié le 1 Juin 2016

Au moment où Nuit Debout fêtait ses deux mois, on a parlé de l’essoufflement du mouvement avec une grande joie dans nos médias, mais cela mais ce n’est pas tout à fait vrai. Comme le montre HuffingtonPost.fr dans son article du mardi 31 mars 2016, une chose est sûre, les membres les plus actifs n'envisagent pas de quitter définitivement les lieux. Pour preuve, des groupes de travail se sont constitués sur des thématiques différentes.

Et les synthèses des travaux sur la transition énergétique, sur l'égalité femme-homme ou sur la démocratie ne sont pas pour demain. "La commission économie qui planche sur les questions liées au travail en a au moins jusqu'à la fin du mois de juin", précise un participant. Il confie aussi que ces groupes planchent parfois ailleurs que place de la République : parfois à la Bourse du travail, parfois dans des salles privatisées et parfois même virtuellement.

C'est d'ailleurs en ligne que doit s'opérer le travail d'articulation entre ce qui se fait à Paris et les différentes émanations locales de Nuit Debout. Courant avril, des collectifs s'étaient constitués dans plusieurs métropoles et même si toutes n'ont pas poursuivi une activité dense, il faut faire confronter les propositions. "Une plateforme existe mais il y a encore des progrès à faire", confie Eric Beynel.

franceculture.fr et ladepeche.fr calment aussi l’enthousiasme de certains journalistes sur la fin du mouvement puisque Place de la République à Paris, malgré la pluie, des dizaines de citoyens participent encore et toujours aux commissions et AG de Nuit debout. Si le nombre de participants varie d'une semaine à l'autre, les débats perdurent autour du passage en force de la loi du travail, du chômage, de la précarité, de la répartition des richesses, des ressources locales, du maintien des commerces de proximité, du bien vivre ensemble etc.

Il y a surtout une évolution du mouvement, la porosité possible avec l'action syndicale classique, et l’appel à une "marche de convergence des luttes Nuit Debout - quartiers populaires" le 4 juin prochain. Ensuite Gazette Debout sur Facebook nous apprend que le nom de Nuit Debout a été déposé à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) mi-avril dernier. Ce dépôt a été réalisé par deux personnes morales : Rudolph Akueson et Magali Becker ainsi qu'une entreprise : Camera Subjective, une société de production d'émissions et de documentaires. Plus concrètement, cela signifie que ces personnes désormais propriétaires de la marque "Nuit Debout" pourront l'utiliser pour organiser des évènements ou vendre des produits avec le logo Nuit Debout.

Nuit Debout poursuit son chemin et risque de durer au vu du mépris de Manuel Valls à son encontre puisque pour lui «Nuit Debout, qui devait être le nouveau Mai-68 et qui est devenu la Foire de Paris des organisations gauchistes.» Non, ceux qui sont à Nuit Debout, ce ne sont pas des gauchistes c’est ceux qui ont voté pour vous.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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