Une nouvelle journée de mobilisation peu médiatisée

Publié le 2 Juin 2016

Une nouvelle journée de mobilisation peu médiatisée

Ce jeudi 2 juin ont lieu des manifestations contre la loi travail et que font les médias ils parlent des inondations pour éviter de montrer que le mouvement contre la loi travail continue et qu’il est loin de s’essouffler.

francetvinfo.fr signale qu’une action de manifestants liée à la grève à la SNCF a empêché tout départ de train de la gare de Lyon, à Paris, pendant près d'une heure et qu’une coupure d'électricité géante a privé de courant pendant 1 heure 30 environ 125 000 foyers de la région de Saint-Nazaire, La Baule, Donges mais aussi Guérande. Comme le montre BFMTV.com la CGT ne s'est pas contentée de Saint Nazaire. Elle a également coupé le courant de la résidence secondaire de Pierre Gattaz, ainsi que la mairie et la sous-préfecture de Tulle. Des "actions symboliques" selon Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération CGT-Énergie.

L’OBS nous signale aussi que la CGT-Énergie a de son côté revendiqué ce matin le passage en tarifs heures creuses de "plus de 1 100 000 abonnés en région parisienne". Ce genre d'actions, baptisées "opérations Robin des Bois", ont également été menées à Lorient (Morbihan) ou encore dans la région de Cherbourg (Manche) où, selon Catherine Melet (CGT-Énergie), plus de 100 000 personnes étaient concernées. Le secteur touché inclut la Hague où se trouve l'usine de retraitement des déchets nucléaires d'Areva. Des manifestants opposés à la loi travail ont bloqué pendant plusieurs heures ce matin l'entrée de l'usine Radiall à Voreppe en Isère, propriété du patron du Medef.

francetvinfo.fr nous montre que plusieurs manifestations contre la loi El Khomri se sont élancées en régions, que ce soit au Havre, à Nantes ou à Bordeaux, où elle s’est passé dans le calme. Entre 1300 et 5000 personnes manifestent à Lyon (Rhône) en marge de la visite du ministre de l'Économie Emmanuel Macron sur un site de la vallée de la chimie, dans la banlieue de Lyon. La CGT a annoncé 000 personnes devant l'usine Arkema pour accueillir Macron. À Nantes comme le montre PresseOcéan.fr, 3000 manifestants ont terminé la manifestation avec un pique-nique au miroir d'eau, alors qu’une autre manifestation plus tendue s’est terminée entre gaz lacrymogène et jets de projectiles. Sur Twitter, on montre qu’à Rennes, qu’il y a eu une démonstration anti violence policière. Plusieurs jeunes se sont positionnés, dans le calme, devant les forces de l'ordre.

Plusieurs milliers de personnes (2200 selon la police, 8000 selon les organisateurs) ont marché ce jeudi à la mi-journée sur les locaux du Medef à Toulouse selon francetvinfo.fr. Sans incident. Le matin, des actions de blocages ou de filtrage de la circulation avaient eu lieu au péage du Palays au sud de Toulouse où les manifestants ont mené une opération péage gratuit. Plus tendue aux Ponts-Jumeaux où la circulation était bloquée : lors de l'intervention des forces de l'ordre, 9 policiers ont été légèrement blessés par des jets de pétards et de projectiles explosifs. Europe1.fr nous montre qu’à Marseille les manifestants étaient entre 3600 et 45 000 personnes.Sur Twitter, on voit qu’à Tulle la manifestation est devant banque populaire tandis qu’à Limoges les manifestants anti loi travail devant la fédération PS de la Haute-Vienne.

Normandie-actu.fr nous montre que les manifestations se sont terminées au Havre, à Rouen (Seine-Maritime) et à Caen (Calvados). Au Havre, ils étaient 30 000 manifestants selon les syndicats, et 5500 selon la police. À Rouen, on comptait environ 2000 manifestants. Au Havre, une assemblée générale est prévue à 14h pour décider des prochains mouvements. À Rouen, les syndicalistes comptent se rendre au piquet de grève de Renault Cléon tandis que les jeunes envisagent de mettre en place des barrages mouvants en ville. À Caen (Calvados), des jeunes manifestants poursuivent la mobilisation et bloquent actuellement les voies du tramway au niveau du Phénix devant l’université.

Le mouvement continue et ne semble pas s’essouffler. Cela ne va pas s’améliorer comme le montre L’OBS car la droite ne vaut pas mieux que le PS. Les sénateurs socialistes accusent ce jeudi leurs collègues de droite de "sacrifier le droit du travail", alors que l'examen en commission du projet de loi travail s'est achevé dans la nuit. Le texte issu de la commission "porte désormais atteinte aux droits des salariés", écrit le groupe socialiste dans un communiqué.

Ils citent le retour aux 39 heures, le travail des apprentis à 14 ans jusqu'à 10 heures par jour, le refus de lutter contre la précarité des travailleurs saisonniers, la précarisation de l'emploi par abaissement de la durée minimale de 24h par semaine du temps partiel, ou le compte pénibilité largement amputé. Les socialistes ajoutent qu'avec la modification des seuils sociaux pour les délégués du personnel, la suppression des 20 heures supplémentaires de délégation pour les syndicats, ou le refus de la règle majoritaire des 50% pour les accords d'entreprises, "le dialogue social est largement remis en cause".

Enfin devant l'hôtel de ville de Lyon, quelques dizaines de jeunes manifestaient leur désaccord avec les idées jugées libérales du ministre de l’Économie Emmanuel Macron, scandant "Les vrais voyous sont en costard", en référence à une récente polémique du ministre avec des opposants à la loi travail. Il avait déjà estimé dans LesEchos.fr que les entreprises doivent préférer les investissements productifs aux augmentations salariales et il juge par ailleurs qu'"il faut aller plus loin que la loi El Khomri". Il souhaite élargir le champ de la négociation collective au niveau de l'entreprise à d'autres domaines. Il pense que plus on ira vers l'entreprise, plus ce sera efficace. Un brin naïf et méprisant envers les syndicats et les salariés.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Commenter cet article

M.W 02/06/2016 20:41

Paroissien Progressiste

J'ai compris pourquoi les médias n'ont pas parlé des contestations de ce jour : il n'y a pas eu de violences aujourd'hui, du coût ils ne pouvaient pas diaboliser le mouvement Nuit Debout alors ils n'en n'ont pas parlé d'autant plus qu'ils ne peuvent pas le rendre responsable des inondations ;)

Cordialement