La loi travail est adoptée à l’assemblée nationale

Publié le 6 Juillet 2016

Francetvinfo.fr et LeMonde.fr nous montre qu’il n'y a pas eu motion de censure contre le gouvernement, mercredi 6 juillet, au lendemain du second recours à l'article 49.3 sur le projet de loi Travail. Le texte est donc adopté en deuxième lecture, a annoncé son président, le socialiste Claude Bartolone. Dans cette loi, on pourra vous faire travailler jusqu'à 46 heures par semaine, les heures supplémentaires seront probablement moins payées, on peut être licencié en cas de baisse du chiffre d'affaires, et on risque de perdre de l'argent en cas d'accord dit de "maintien de l'emploi".

Le projet de loi repart pour un nouvel examen au Sénat, qui l’examinera le 13 juillet en commission et le 18 en séance publique. La majorité de droite déposera et fera voter une motion de procédure qui abrégera l’examen du texte et entraînera son rejet. L’Assemblée procédera le 20 juillet à la lecture définitive du texte.

Les députés frondeurs du PS ont à nouveau échoué à déposer une motion de censure de gauche, à deux signatures près, comme lors du premier examen du texte à l'Assemblée. Parmi les 56 signataires, figurent les anciens ministres PS Aurélie Filippetti, Benoît Hamon, Thomas Thévenoud et l’écologiste Cécile Duflot. Au total, 27 socialistes ou apparentés, 10 ex-écologistes, 13 Front de gauche et ultra-marins, un radical de gauche et cinq non-inscrits – dont le centriste Jean Lassalle – ont paraphé un texte de censure. L'opposition de droite avait, elle, renoncé la veille à déposer une motion de censure.

Manuel Valls admet qu'il n'a plus qu'une "majorité relative" à l'Assemblée nationale. «J'ai engagé ma responsabilité, c'est ma responsabilité, c'est l'idée que je me fais de l'exercice du pouvoir, et comme Premier ministre, je continuerai avec cette majorité relative à gouverner, parce que c'est ça le mandat que j'ai reçu des Français», a-t-il dit. Dans ce mandat, il n’y avait pas cette loi travail.

La mobilisation contre la loi travail continue puisque réunis en meeting, les syndicats anti loi-travail assurent préparer la rentrée sociale. La journaliste de Libération.fr Amandine Cailhol se trouve actuellement à un meeting intersyndical au gymnase Japy (11e arrondissement de Paris). «Ce projet de loi est minoritaire et même très contesté chez les artisans et les PME» a lancé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui assure «préparer la rentrée sociale».

Jean-Claude Mailly, le patron du syndicat Force ouvrière (FO), a pour sa part déclaré : «on vous demande d'accueillir comme il se doit les membres du gouvernement pendant leur déplacement dans les prochains jours». ‎Bernadette Groison, secrétaire générale de Fédération syndicale unitaire (FSU), affirme que «le texte doit être abrogé, d'autres alternatives sont possibles». «Nous restons mobilisés cet été», assure-t-elle.

Dommage, les Frondeurs risquent de payer leur courage pour avoir voulu faire une motion de censure contre un gouvernement qui n’a pas été élu pour aider les grandes entreprises à exploiter leurs travailleurs, mais à améliorer leur situation. Les punir alors qu’ils ont le courage de leur conviction contrairement à un gouvernement qui n’en a plus aucune décrédibilise purement et simplement le PS.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 07/07/2016 00:22

Un très bon résumé de la situation par François Ruffin:

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1221&v=QDy_3nr7Avs