L'Italie en deuil après le séisme qui a fait 290 morts

Publié le 27 Août 2016

L'Italie en deuil après le séisme qui a fait 290 morts

L'OBS nous montre que le bilan est désormais de 290 victimes après le séisme qui a rasé plusieurs villages italiens. L'Italie qui a proclamé un jour de deuil national leur a rendu samedi un hommage solennel.

Dans un gymnase d'Ascoli Piceno, au pied des montagnes meurtries, le président de la République, Sergio Mattarella, le chef du gouvernement, Matteo Renzi et des centaines d'habitants et de secouristes ont participé à une messe de funérailles pour 35 victimes d'Arquata et Pescara del Tronto. Les cercueils recouverts d'une gerbe de fleurs blanches étaient alignés en face de l'autel. Autour, des proches parfois eux-mêmes blessés, souvent en larmes, se serrant dans les bras ou agitant un éventail dans la chaleur étouffante.

"N'ayez pas peur de crier votre souffrance, mais ne perdez pas courage", a lancé pendant le sermon l'évêque d'Ascoli, Mgr Giovanni D'Ercole. "Ensemble, nous reconstruirons nos maisons et nos églises. Ensemble surtout nous rendrons vie à nos communautés, en repartant de nos traditions et des décombres de la mort".

Visiblement ému, Mateo Renzi ne s'est pas exprimé mais a pris le temps, comme les autres responsables politiques, de saluer les proches des victimes et les élus locaux à la fin de la cérémonie. Parmi les cercueils, celui de Giulia, 9 ans, dont le corps a protégé celui de sa sœur Giorgia, 5 ans, l'une des dernières personnes sorties vivantes des décombres. "Désolé si nous sommes arrivés trop tard (...) mais je veux que tu saches de là-haut que nous avons fait notre possible pour te sortir de là", a écrit un secouriste sur un papier scotché au petit cercueil blanc.

Une autre cérémonie, sans les corps, est prévue la semaine prochaine pour les victimes d'Accumoli et surtout d'Amatrice, une localité de 2500 habitants qui pleure au moins 230 morts, sur l'autre versant de la montagne. En signe de deuil, les chaînes de télévision publique arboraient samedi un bandeau noir et ne diffusaient pas de publicité, tandis que les cloches de la basilique d'Assise, elle-même frappée en 1997 par un violent séisme, ont sonné en l'honneur des victimes.

À Amatrice, dont l'artère principale a été réduite en un tas de décombres, les secouristes ont continué à extraire de nouveaux corps dans la nuit et samedi matin, portant à 290 le nombre de décès constatés, même si d'autres victimes sont probablement encore bloquées, a annoncé samedi la protection civile.

Au moins 16 étrangers, touristes ou installés de longue date en Italie, figurent parmi les tués, selon les autorités de leur pays: dix Roumains, trois Britanniques, une Espagnole, un Salvadorien et une Canadienne. Dans un va-et-vient incessant de secouristes et maîtres-chiens et les volutes de poussière soulevées par les engins de chantier, les secouristes ont commencé à déblayer les décombres avec des pelleteuses, signe que l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise. Les décombres offrent "très peu de caches de survie", a expliqué à l'AFP Bastien Bizieux, responsable d'une brigade française d'intervention spéciale.

Le travail des secouristes était cependant compliqué par les multiples répliques: plus de 1.300 ont été enregistrées depuis mercredi, en particulier une secousse d'une magnitude de 4 samedi à l'aube, alors que le sol s'est affaissé d'une vingtaine de centimètres sur 10 km de long. À chaque réplique, un nouveau mur s'écroule, un autre se fissure, et les petites routes deviennent de moins en moins praticables, au risque de laisser des villages et des hameaux complètement isolés.

La protection civile a recensé près de 2500 personnes désormais privées de toit, qui ont passé la nuit de vendredi à samedi dans l'un des 42 camps de tentes aménagées. Depuis le séisme, des initiatives ont éclos aux quatre coins de la péninsule pour venir en aide aux sinistrés. Les centres de collecte débordent et la protection civile a annoncé avoir reçu plus de 6 millions d'euros de dons.

"En ce qui concerne l'urgence, rien ne manque (...) mais quand la dépression accompagne le désespoir, envoyez des cigarettes, envoyez du vin", a cependant écrit un correspondant du quotidien "La Stampa". Et quand l'urgence sera passée, la reconstruction se chiffrera en milliards d'euros, même si l'évaluation des dégâts n'a pas encore pu commencer, alors que le pays s'interroge sur les raisons du lourd bilan humain dans une zone clairement identifiée comme à risque.

Cette catastrophe laisse des morts, des familles dans une situation précaire, des villages entièrement détruits comme celui de Pescara del Tronto, mais il s’en dégage aussi un bel élan de solidarité et un soutien poussé aux villages détruits. Espérons que de ces décombres, les hommes apprendront des leçons tant sur le plan humain qu’utile.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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carol 27/08/2016 17:56

on ne sait pas quoi dire. Peut-être que le gouvernement français peut aider d'une façon ou d'une autre comme nous avons été soutenu après Charlie Hebdo (ce n'est pas la même chose,certes)

paroissiens-progressistes 28/08/2016 10:02

carol,

Le gouvernement français a apporté son soutien, mais peut-être devrait-il aussi apporter un soutien technique aussi comme au Portugal pour les incendies.

Merci !