Le pape François dénonce l’enseignement du genre aux enfants et nomme une commission sur le diaconat féminin dans l'Église

Publié le 3 Août 2016

LeMonde.fr dans son article du mercredi 3 juillet 2016 nous montre que le pape François considère que «nous vivons dans un moment de destruction de l’homme en tant qu’image de Dieu».

Dans le compte rendu d’une rencontre avec des évêques de Pologne publié mardi 2 août, le pape François regrette qu’«on apprenne à l’école à des enfants – à des enfants ! – que tout le monde peut choisir son sexe». La discussion a eu lieu mercredi 27 juillet alors que le souverain pontife commençait à Cracovie une visite de cinq jours. Le pape estime que «nous vivons dans un moment de destruction de l’homme en tant qu’image de Dieu».

Le pape devrait savoir que les études de genre sont loin d’apporter la confusion chez les jeunes, elle les libère du poids des constructions sociales et permet à chacun de se construire individuellement, sereinement. Cela n’amène pas la destruction de l’homme en tant qu’image de Dieu, cela montre qu’il a fait sa création diverse et pleine de surprises.

Il critique des ouvrages fournis par des «personnes et des institutions qui donnent de l’argent», sans plus de précision. Selon lui, ces ouvrages sont à l’origine d’une «colonisation idéologique» soutenue par des «pays très influents». Il ne mentionne pas les pays concernés. «C’est terrible», s’inquiète-t-il. L’idée d’une «colonisation» n’est pas une nouveauté dans son discours. Le pape l’a déjà évoquée lors d’une tournée en Asie en 2015.

La théorie du genre, n’est pas une colonisation idéologique, elle permet simplement de répondre aux questions sur les dominations de genre qui se sont formées dans l’histoire. Si l'Église s’y oppose c’est qu’elle permet de libérer les femmes du machisme et les homosexuels de l’homophobie.

Lors de cette conversation à Cracovie, le pape François a cité son prédécesseur Benoît XVI, qui vit toujours au Vatican. «Il me disait : “Votre Sainteté, c’est l’époque du péché contre Dieu le créateur. Il est intelligent. Dieu a créé l’homme et la femme. Dieu a créé le monde ainsi et nous faisons le contraire.”»

Le pape se trompe, les études de genre reposent sur le postulat que sexe et genre sont dissociés. Le sexe est une donnée biologique. Mais le genre n’est pas une expression du patrimoine génétique d’un individu : c’est une construction sociale. Elles ne nient pas la réalité biologique. Elles permettent simplement de libérer les stéréotypes de genre qui pèsent sur les libertés individuelles.

Enfin, le pape se rattrape comme le montre l’article de France24.fr du mardi 2 juillet. Le pape François a donné son accord, mardi, pour mettre sur pied une commission spéciale chargée de clarifier la question du diaconat féminin au sein de l'Église catholique. Elle sera composée de 13 membres, dont la moitié de femmes.

Le pape François a nommé, mardi 2 août, une commission d'étude sur le rôle des femmes diacres dans l'histoire. Ce n’est pas la première fois que le Saint-Siège est invité à répondre à cette question. En 2006, le pape Benoît XVI évoquait "un service ministériel confié aux femmes", explique La Croix.

Dans l'Église catholique, les diacres sont des hommes ordonnés pour prononcer le sermon à la messe, célébrer baptêmes, mariages et funérailles, mais qui ne peuvent pas dire la messe : il faut un prêtre pour célébrer l'eucharistie, de même que pour confesser les fidèles. "La question est donc de savoir si, en permettant à des femmes d’accéder à ce ministère diaconal, on va aider à clarifier, ou au contraire compliquer la place des diacres permanents", précise encore La Croix.

La création de cette commission s’inscrit dans une démarche d'ouverture historique. Elle sera composée de 13 membres dont six femmes, et sera chargée, selon le Vatican, d'examiner le rôle des femmes qui ont occupé ces fonctions aux "premiers temps de l'Église", même si certains en attendent aussi des recommandations sur la manière de donner plus de responsabilités aux femmes aujourd'hui.

"Le 12 mai, au cours de la rencontre avec les participants à l'Assemblée Plénière des supérieures générales, le Saint-Père avait exprimé l'intention d'instituer une commission officielle pour étudier la question du diaconat des femmes, surtout aux premiers temps de l'Église", a expliqué le communiqué du Vatican.

"Après une prière intense et une mure réflexion, sa Sainteté a décidé d'instituer la commission d'étude sur le [sujet]", a ajouté le Vatican avant de présenter la liste des membres, prêtres, religieuses et professeurs d'université.

Espérons que cette commission n’accouche pas d’une déception supplémentaire, car il est grand temps que les femmes puissent enfin avoir un rôle réel dans l’Église tente dans leurs paroisses qu’au sommet de l’Église.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

Repost 0
Commenter cet article