Le pape François souhaite se rendre auprès des victimes du séisme en Italie

Publié le 28 Août 2016

Comme le montre Radio Vatican ce dimanche 28 août 2016 c’est sur l’évangile de ce dimanche que s’est longuement arrêté le pape François, citant en exemple deux comportements diamétralement opposés que peuvent être l’opportunisme d’un côté, et l’humilité de l’autre.

L’Évangile de Luc raconte comment Jésus, dans la demeure d’un chef des pharisiens, observe les invités se battre pour s’accaparer les premières places au banquet. Jésus intervient alors pour leur dire que lorsque l’on est invité, c’est la dernière place qu’il convient de choisir et attendre que le maitre des lieux vous invite à vous avancer. «Une leçon sur la valeur de l’humilité», dit le pape François ajoutant que l’orgueil, l’arrivisme, la vanité et l’ostentation sont les causes de bien des malheurs. C’est Jésus qui nous fait comprendre la nécessité de choisir la dernière place. Lui, qui indique aussi le comportement désintéressé, toujours chez le pharisien. Jésus demande de ne pas inviter au banquet les amis ou les riches voisins, tous ceux qui pourraient l'inviter en retour, mais d’inviter plutôt les pauvres, les exclus, les réfugiés, tous ceux qui n’ont rien à offrir en retour.

"Ainsi, Servir gratuitement son prochain est un témoignage d’amour, qui rend crédible et visible l’amour du Christ".

En évoquant le service aux autres, le Saint Père oriente sa pensée vers les bénévoles qui apportent leur aide dans les cantines pour les plus démunis; puis une nouvelle fois vers les victimes du séisme de mercredi dernier dans le centre de l’Italie :

"Je désire renouveler ma proximité spirituelle aux habitants du Latium, des Marches et de l'Ombrie, durement touchées par le tremblement de terre de ces derniers jours. Je pense en particulier aux habitants de Amatrice, Accumoli, Arquata del Tronto, et Norcia. Encore une fois, je dis à ces chères populations que l'Église partage leurs souffrances et leurs inquiétudes. Elle prie pour les morts et les rescapés. L’attention avec laquelle travaillent les autorités, la police, la sécurité civile et les bénévoles, montre l'importance de la solidarité pour surmonter ces épreuves douloureuses. Chers frères et sœurs, j'espère mois aussi venir vous voir, le plus tôt possible, pour vous apporter en personne, le réconfort de la foi et le soutien de l'espérance chrétienne".

Cela est pleinement dans le sens du passage de l’évangile que j’ai toujours aimé appelé «l’Évangile social», car il nous pousse aux actes plutôt qu’aux belles paroles. Poussons plus loin, cette vision. Une chanson assez connue intitulée «Laisserons nous a notre table», pose une excellente question dans son premier couplet : «Laisserons nous à notre table un peu de place à l'étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra un peu de pain et d'amitié ?» Mais cette question n’est-elle pas celle que se pose le croyant qui se demande qui est l’étranger pour lui et ce dernier a aujourd’hui tout autant de visage qu’à l’époque de Jésus : il est tout ceux que l’on ne veut pas voir à sa table, le pauvre, l’exclu par son handicap, par sa maladie, par son mode de vie, par sa couleur ou son origine, le réfugié, ou le migrant.

Notre table ne doit-elle pas être vaste pour accueillir ceux qui ont faim et soif, qui ont peur ou qui souffrent. L’homme n’est différent qu’à travers nos préjugés. L’amour lui ne fait pas de différence. La justice ne se fait pas en invitant les personnes qui nous ressemblent mais en accueillant le plus grand nombre. Après tout Jésus n’est pas venu pour les biens portant. Plutôt que de s’élever face à ceux qui ne sont pas du même milieu que nous, traitons-le comme notre frère qui nous ouvrira les yeux sur le monde. Nous sommes tous égaux devant Dieu et lui ne fait pas de différence sur ses enfants.

L’Italie à travers son aide envers les villages d’Amatrice, d’Accumoli, d’Arquata del Tronto, et de Norcia ayant subi un tremblement de terre a montré que les hommes sont solidaires pour aider ceux qui souffrent à se relever. Le pape François a choisi aussi que sa place est avec les habitants de ce village pour leur apporter leur soutien mais aussi pour montrer que notre place est là où les hommes souffrent.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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cynthia 29/08/2016 13:04

Ils ont grand besoin de ce réconfort de la foi pour toujours rester croyants malgré tout. Que le Seigneur vous dicte les mots justes pour vraiment consolider leur foi en ce Dieu Amour et puissant qui les aime tous