Mexique : l’éducation sexuelle, cible des cathos malgré le boom des grossesses ados

Publié le 26 Août 2016

Libération.fr nous montre dans son direct du vendredi 26 août 2016 que la lubricité, activité sexuelle précoce, confusion des genres et des préférences sexuelles, angoisses : voilà le cocktail de «séquelles» que croient diagnostiquer des associations mexicaines de parents d'élèves et qu'ils attribuent à un excès de contenus sexuels dans les manuels scolaires de biologie. À Monterrey, ville la plus riche du pays, la polémique est attisée depuis début août par des élus issus de la droite catholique, qui invitent les parents à brûler les livres, arracher les pages consacrées à la biologie et aux droits sexuels, voire à occuper les écoles.

Il faut dire que 97% des mineures enceintes au Mexique ont connaissance des méthodes contraceptives, mais ne savent pas les utiliser ou n’envisagent pas d’y avoir recours. Encore faudrait-il que certains grands magasins n’occultent pas les préservatifs ou encore que la maternité ne soit pas aussi sacralisée dans la société mexicaine, surtout quand jeunes filles aspirent à autre chose.

Le boom des grossesses d’adolescentes ne s’explique pas par la lubricité, activité sexuelle précoce, confusion des genres et des préférences sexuelles, et les angoisses, mais bien par un manque d’éducation sexuelle. La réalité est tout autre, car au Mexique, il y a beaucoup de désinformation concernant la sexualité. Le meilleur serait davantage d’éducation, au lieu de la censure sur la sexualité. Les critiques ont heureusement provoqué un revirement des

associations.

Cela le Vatican n’en a que faire de ces adolescentes puisque pour lui l’éducation sexuelle est soit disant entravée par «certains moyens de communication sociale», tels que les communautés virtuelles et les réseaux sociaux comme le montre la-Croix.com. Il n’en est rien, dans de nombreuses familles catholiques les enfants sont mal informés sur la sexualité certains ne voient pas ces communautés virtuelles et les réseaux sociaux. Le Conseil pontifical pour la famille va travailler avec les évêques et des mouvements et des associations de familles qui travaillent dans l’évangélisation et la pastorale familiale qui ont montré leur limite sur le sujet.

Peut-on attendre mieux de l’Église qui est contre la contraception et qui voit la sexualité que dans le mariage. Le mariage de même sexe a permis de voir que l’Église voyait la sexualité que dans le cadre reproductif. Mais le sexe pour le sexe est étranger à cette vision restrictive. Le plaisir et la satisfaction sexuelle ne pas être fermé seulement dans le cadre reproductif.

Malheureusement comme le montre Libération.fr ces groupes catholiques conservateurs ont annoncé des mobilisations massives «pour la famille» ou plutôt sa vision limitée en septembre afin de s’opposer aux unions de même sexe. L’Église devrait sans doute revoir sa vision de la sexualité qui la rend de moins en moins crédible dans la société.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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