Visite surprise du Pape François dans deux couvents de religieuses

Publié le 10 Août 2016

Radio Vatican dans son article du mercredi 10 août 2016 nous montre que le mardi 9 août, le pape François s'est rendu en visite privée dans deux couvents féminins dans le Latium et les Abruzzes. François a visité le monastère des "Sœurs franciscaines de Sainte Filippa Mareri" au Borgo San Pietro de Petrella Salto, dans la province de Rieti, puis le couvent bénédictin des "Sœurs réparatrices du Saint Visage de Notre Seigneur Jésus-Christ" à Carsoli, dans la province de L'Aquila. Comme le 4 janvier dernier lors de sa visite surprise à Rieti et Greccio, où il était venu visiter la crèche de saint François d'Assise, le Pape était accompagné par l'évêque de Rieti, Mgr Domenico Pompili.

Serait-ce une forme de soutien du pape pour un rôle plus important des femmes dans l’Église ? Il faut dire que comme le montre NCRonline.org les membres de la nouvelle commission du pape François chargés d'étudier si les femmes pourraient servir comme diacres dans l'Église catholique ont exprimé un large éventail de points de vue sur le sujet dans le passé, avec quelques personne clairement en faveur de la possibilité tandis que d'autres disent qu'il n'y a pas de précédent historique.

Selon le père Karl-Heinz Menke, un membre de la commission qui est également membre de la Commission théologique internationale du Vatican et un théologien à l'université allemande de Bonn, fait valoir le cas contraire. Pour lui, il n’y a pas de preuves historiques qui montre les femmes diacres dans l'Église primitive n'a pas rempli un «ministère sacramentel.» Même s’il conclut que la preuve historique que les femmes diacres existe, il ne suppose de l'ordination des femmes dans le diaconat aujourd'hui, il a également plaidé pour une meilleure inclusion des femmes dans les postes de décision dans l'église, en déclarant : «L'égalité des sexes est essentielle.»

Phyllis Zagano de l'université Hofstra et le père jésuite Bernard Pottier, membre de la commission et théologien à l'Institut d'Études Théologiques de Bruxelles, font valoir que les preuves historiques de femmes servant diacres dans l'Église primitive souligne qu’elles recevaient l'ordination diaconale de la même manière que leurs homologues masculins conférée par l'imposition des mains et la prière de l'évêque. Les auteurs notent que l'église de rite latin conservé les formules pour l'ordination des femmes diacres jusqu'en 1962. Ils critiquent la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis 1994 du pape Jean-Paul II, qui dit que l'église avait «aucune autorité» d'ordonner des femmes et le document 1974 Inter Insignores de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi contre l’ordination des femmes.

La Franciscaine Sœur Mary Melone, membre de la commission et la première femme présidente de l'université pontificale Antonianum à Rome, qui dit que les femmes soit présente dans les Congrégations de la curie serait un pas important, mais l’essentiel serait la prise conscience que l'autorité des femmes aide l'Église à croître. Sur les femmes prêtres, sœur Melone juge que la chose importante est qu'il n'y ait pas une excuse pour exclure les femmes de la possibilité de travailler à des postes de décision à l'intérieur de l'Église et qu’elle ne pense pas que c’est la seule condition pour remplir des rôles dans l’Église.

Les visites du pape François aux religieuses montrent son souhait d’un meilleur rôle pour les femmes, mais dans quel cadre ? Le diaconat ? Encore faut-il trouver une solution durable et qui ne déçoivent pas ces fidèles servantes de l’Église qui ont du souvent faire face au machisme de l’Église à leur encontre.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Sacerdoce

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