Les conseillers du cardinal Pell ont intimidés et réduits au silence un prêtre qui a dénoncé les abus sexuels en Australie

Publié le 27 Septembre 2016

Comme nous le montre Cameron Doody dans son article pour periodistdigital.com du mardi 27 septembre 2016, les conseillers du cardinal George Pell de Sydney ont forcé un prêtre à admettre que la confession d'un prêtre pédophile dans une lettre au diocèse a été inventée. La pression envers le père Wayne Peters par la curie de Sydney a été révélée au cours des réunions de la Commission royale australienne sur l'activité pédophile agressive du prêtre agresseur John Farrell.

Le programme Four Corners a apporté de légers détails légers sur une réunion qui a eu lieu en 1992 dans le cadre de la plainte d'une victime du père Farrell présidé par trois prêtres : Wayne Peters, Brian Lucas et John Usher. Bien que cette victime d'abus a été signalé à l'époque où le père Farrell était dans le diocèse de Armidale, le prêtre prédateur a pu vivre dans le diocèse de Parramatta (suffragant de Sydney). C’est pour cette raison que la réunion a été convoquée dans la cathédrale de Sydney.

Pourtant aucune mesure n’a été prise contre Farrell après cette réunion en 1992, Mgr Pell, archevêque de Sydney en 2012, a alors déclaré que le prêtre n'a fait aucune confession de ses crimes à l'archidiocèse pour recommander son départ. Sa défense a été démantelée par le programme de télévision qui diffusa des extraits d'une lettre écrite par le père Peters à l'ancien évêque d’Armidale détaillant les abus que Farrell avait commis, avec ses propres mots.

D'où l'importance des documents admis la semaine dernière par la Commission royale sur les Réponses institutionnelles sur les abus sexuel. Les notes d’archive du diocèse de l’archidiocèse de Sydney remis à la Commission montrent que deux jours après la publication du rapport sur le père Farrell dans lequel Mgr Pell n’avait pas dit la vérité expliquait que la réponse de l'Église aux crimes de pédophilie alors que la curie de Sydney avait conspiré pour sauver son patron. Ils se sont entendus pour forcer Peters à admettre dans le programme de télévision que sa lettre détaillant la confession de Farrell avait été «embellie».

Les personnes présentes à la réunion qui fut convoquée d'urgence à la curie de Sydney après l'apparition désastreuse de Mgr Pell dans le programme de télévision incluant Danny Casey, alors chef comptable de l'archidiocèse de Sydney et gestionnaire de projet en cours au Ministère de l'économie du Vatican dirigé par Mgr Pell. Même si, le père Brian Lucas était directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires en Australie en charge de la pression sur le père Peters et responsable devant le public pour la controverse que la lettre de Peters avait soulevé. Bien que Peters a dit le père Lucas, essaye encore de maintenir la non véracité de la lettre publiée par Four Corners, Lucas et ses co-conspirateurs ont réussi à obtenir que le prêtre plaignant ne parle pas de l'affaire avec les médias.

La position du cardinal Pell est maintenant intenable, car la preuve qu’il a menti est aujourd’hui visible. La curie de Sydney a préféré sauver son hiérarque qui a couvert un pédophile plutôt que les victimes et a perdu ainsi son honneur si elle en avait un. Le pape François doit faire maintenant les choses qui s’imposent, d’abord pousser à la démission le cardinal Pell pour qu’il réponde de ses crimes devant la justice, et que ceux qui l’ont couvert payent aussi pour avoir fait pression sur le père Peters.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Françoise 28/09/2016 21:56

Le tribunal religieux pouvant punir Pell n'est même pas élaboré. Alors tu penses bien que Pell va rester en place. La curie le mettra au vert quelque temps, mais elle ne le virera pas et lui ne démissionnera jamais. Pell c'est un peu le Alvaro del Portillo de l'Australie.