Les opposants à la loi Travail descendent à nouveau dans la rue

Publié le 15 Septembre 2016

Les opposants à la loi Travail descendent à nouveau dans la rue

Francetvinfo.fr, LeMonde.fr et L’EXPRESS.fr nous montrent qu’une quatorzième journée de mobilisation en guise de baroud d'honneur ? Les syndicats organisent dans toute la France, jeudi 15 septembre 2016, une nouvelle journée de grèves et de manifestations pour réclamer l'abrogation de la loi Travail. A Paris, le cortège doit partir à 14 heures et ira de Bastille à République. Des meetings et manifestations sont prévus dans plus de 110 villes. La direction générale de l'Aviation civile a recommandé aux compagnies aériennes de réduire de 15% leurs programmes de vols dans les deux aéroports parisiens de Roissy et Orly, ainsi qu'à Beauvais. A la SNCF et à la RATP, le trafic doit être normal.

À Nantes, près de 3 000 personnes se sont réunies dans le centre-ville, aux alentours de 10 heures. En comptant Saint-Nazaire, la mobilisation atteint 3 500 manifestants. Selon les syndicats, le cortège a rassemblé entre 1 500 et 2 000 opposants à Tours. Selon la préfecture, 1 900 personnes ont défilé à Rennes contre la loi travail (3 000 selon les syndicats). Le Havre était baptisée au printemps "capitale" de la mobilisation contre la loi Travail. Ils étaient ce jeudi 3000 selon la police et 12 000 selon l'intersyndicale à défiler contre le texte dans la ville portuaire. Le cortège était plus clairsemée à Rouen. Le cortège ne comptait qu'entre 1000 et 1500 personnes, rapporte France 3.

À Grenoble, environ 3 000 personnes ont défilé. Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Lyon et Marseille dans la matinée. "On va leur montrer que loi ou pas, ils nous trouveront toujours face à eux", a confié François Roche, délégué du personnel CGT chez Airbus Helicopters, dans le défilé à Marseille. À Lyon, ils étaient près de 5000 à battre le pavé, a annoncé la CGT. Entre 12 500 et 13 500 personnes, selon la police, se sont données rendez-vous place de la Bastille pour se rendre à République. Elles étaient 40 000 affirment les syndicats. Des cortèges plus modestes ont défilé à Avignon (plusieurs centaines de manifestants), Périgueux (250 manifestants), Bergerac (70 personnes), ou encore à Privas (une centaine de personnes). La mobilisation contre la loi travail de ce jeudi a réuni 78 000 manifestants dans toute la France selon la police, et 170 000 selon une estimation de la CGT.

Il n'y a pas que contre la loi travail que les manifestants ont battu le pavé aujourd'hui. À Belfort, entre 1 700 et 2 500 personnes ont manifesté en soutien aux salariés menacés par la fermeture annoncée de l’usine d’Alstom. Avec leurs drapeaux, leurs vestes, leurs casquettes, militants FO, CGT, CFDT, CFTC se sont mélangés en oubliant leurs chapelles et querelles. Le mot d’ordre du jour, c’était : «Il faut sauver le site Alstom de Belfort».

Malheureusement de nouvelles échauffourées et des arrestations ont eu lieu à Paris lors de la manifestation contre la loi Travail. La manifestation à Nantes a été aussi perturbée par des incidents. À Rouen, les permanences du PS et des Républicains ont été pris pour cible par des manifestants et à Grenoble le défilé a été interrompu un instant en raison de la présence d'anarchistes en tête de cortège. Faisons confiance aux médias pour mettre en avant ceux-ci, plutôt que le combat des syndicats pour abroger cette loi travail qui amènera chômage et précarité de l’emploi. Dans tout cela, les victimes seront les CRS et les manifestants.

Tout le monde annonce un baroud d’honneur ? Mais est-ce le cas ? Non, les opposants ont choisis d’autres formes de combat pour rendre la loi travail caduque à travers des recours en justice, des négociations musclées, mettre en place des "observatoires" et faire de la journée internationale pour le travail décent, le 7 octobre, une contestation de la loi El-Khomri.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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