Pour Bruno Cadoré, les Dominicains ne peuvent jamais abandonner leur travail pour la justice et la paix"

Publié le 2 Septembre 2016

Periodistadigital.com nous montre dans son article du vendredi 2 septembre 2015 que plus de 200 personnes, provenant de 50 pays différents, se réunissent à Salamanque pour réfléchir sur les principaux défis de la Justice, de la Paix et de l’Intégrité de la Création. Ils sont frères, sœurs et laïcs de l'Ordre des Prêcheurs qui se développent dans différentes parties du monde, sur des projets pour la dignité des êtres humains. Le Congrès a lieu dans le couvent de San Esteban de Salamanque, une place particulièrement importante, où vivaient les hommes comme Francisco de Vitoria, le père du droit international, précurseur des droits de l'homme et des centaines de départ des missionnaires dominicains qui ont défendu les droits des Indiens d'Amérique.

Après l'Eucharistie, dans laquelle les victimes innocentes ont été rappelées dans le monde entier, a commencé la cérémonie d'ouverture présidée par le Maître de l'Ordre des Prêcheurs Bruno Cadoré. Il a commencé son bref discours en invitant les participants à profiter de cette occasion extraordinaire pour examiner la question des droits de l’homme à l'horizon de l'universalité, reflétée dans la multitude des langues et des pays présents au Congrès : «L'universalité de cet ensemble montre l’universalité de la compassion de l'Ordre», dit le frère Bruno Cadoré. «Dommage que ce n'est pas une simple lamentation, ce qui se passe dans le monde, mais la solidarité active des frères et sœurs affichées à côté des victimes qui sont le corps du Christ.»

Le travail, les droits de l’homme qui doivent être traités en profitant de la riche diversité et de la complémentarité des personnes, également reflétées dans le Congrès, qui est la Famille dominicaine : «L'engagement de la Famille dominicaine dans la promotion des droits de l'homme ouvre un espace pour partager leurs expériences et travailler ensemble pour créer la fraternité dans des lieux où les droits ne sont pas reconnus, par une révolution évangélique de la compassion».

Le Maître a encouragé à tirer les divers problèmes spécifiques de chaque région ou pays, à ne pas être perdu en peu de temps dans la perspective horizontale du bien commun : «Le bien commun n’est pas la somme des biens individuels, mais un bien commun mondial qui est pour tous, ils sont tous en commun et personne n’en est propriétaire unique. Il est le bien de la ville de frères».

Il a conclu en déclarant ses diverses convictions personnelles, le résultat de ses visites constantes aux communautés à travers l'Ordre consacré pour la promotion des droits de l'homme. Une de ses convictions est que les communautés dominicaines dans le monde entier ne sont pas parfaite, mais elles peuvent en être un témoignage brillant parce qu'ils révèlent l'espoir que les êtres humains puissent être en communion : «la Communion en action est un long, et patient travail, fait de joies et de déceptions, d’engagements et de sacrifices ... mais c’est possible», et la communion est «l'essence des droits de l'homme, parce que tout le monde aspire à être reconnu à son droit d'appartenir à la communauté humaine.»

Il était également convaincu que les Dominicains peuvent devenir les voix autoritaires des victimes réduites au silence par les excès de la mondialisation et du libéralisme économique qui constitue le cadre de base de la mondialisation, les victimes sont considérées comme de simples instruments de production. Ils sont une foule pour combattre la pauvreté structurelle et à être la voix dans ce monde de ceux qui sont sans voix. L'Ordre ne peut jamais abandonner son travail pour la justice et la paix qui a été une partie intégrante de son charisme et de l'histoire durant 800 ans.

Le frère Bruno Cadoré a lancé le Congrès, en exprimant son souhait qui constitue un moment de renouveau de la prédication de l'Ordre des Prêcheurs, selon l'esprit du Jubilé du 800e anniversaire de la fondation de l'Ordre. Ces bonnes intention sont porteuses et vont vers ceux qui ont besoin de l’Église, et les Dominicains nous montre l’exemple des chrétiens que nous devons devenir.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Françoise 09/09/2016 12:44

Oui, on peut toujours attendre. ;-)
Je ne sais pas si je t'avais passé les liens sur deux dominicains exceptionnels, qui travaillent en Amérique Latine auprès des sans-terres, de différentes commissions de lutte contre l'esclavage, la misère, le vol des ressources agricoles.
Tu as Xavier Plassat

http://www.alterinfos.org/spip.php?article7172

Et Henri Burin des Roziers

http://www.alterinfos.org/spip.php?article861

Deux personnalités exceptionnelles qui montent au créneau et n'hésitent pas à dénoncer les violences, les crimes, malgré les menaces de mort, les intimidations. Mais peu représentatives, plutôt marginales du monde dominicain.
Ce qui ne leur enlève aucun mérite. Au contraire. Ils sont d'autant plus valeureux d'être ce qu'ils sont.

paroissiens-progressistes 09/09/2016 20:00

Françoise,

Tu ne l'avais pas fait, je connais Burin de Roziers de réputation. Les Dominicains sont particulièrement tournés vers l'étude, mais ils on su de temps et temps sortir de leur bases comme le montre la théologie de la libération.

Merci !

Françoise 09/09/2016 09:48

Coucou

L'Ordre sait aussi faire pas mal de communication en s'appuyant sur des personnalités un peu hors cadre, oeuvrant depuis de très nombreuses années en Amérique Latine auprès des plus démunis.
Ces dominicains très engagés passent cependant plutôt mal auprès de l'Ordre. Parce que critiques du système hiérarchique dominicain autant que du monde clérical.
Donc j'ai plutôt l'impression d'une opération communication pour redorer le blason.
En ces temps où différentes affaires criminelles touchent les ordres masculins, les communautés religieuses fondamentalistes (y compris en lien avec l'ordre dominicain - Béthléem et St Jean sont deux dérives dominicaines avec son lot de moines et moniales criminels et déviants), il devient important pour différents ordres, de communiquer sur l'excellence de leur système.
C'est le ripolinage de rigueur. La rumba du pinceau, comme le chantait Bourvil il y a quelques décennies.

paroissiens-progressistes 09/09/2016 11:27

Françoise,

Attendons de voir où cela mène. Dominicains ont différentes tendances, mais il faut reconnaître que leur organisation est plus démocratique que celle qu'on trouve à Rome.

Merci !