Accusé de pédophilie, le cardinal Pell est entendu à Rome par la police australienne

Publié le 26 Octobre 2016

Comme le montre la-Croix.com ce mercredi 26 octobre 2016, le cardinal George Pell, préfet du Secrétariat pour l’économie au Vatican, a été entendu mardi 25 octobre par la police australienne à Rome après des accusations de pédophilie qu’il dément formellement. Aucune poursuite n’a été lancée contre le numéro trois du Saint-Siège mais «l’enquête se poursuit», a indiqué la police. La police australienne a lancé en juillet des investigations sur le cardinal australien à la suite d’un rapport explosif diffusé par la télévision publique australienne ABC.

 

Trois policiers «se sont rendus la semaine dernière à Rome, où le cardinal Pell a participé volontairement à un entretien sur des accusations d’agression sexuelle, a déclaré dans un communiqué la police de l’État de Victoria (sud-est). En conséquence de cet entretien, l’enquête se poursuit. Nous ne ferons pour l’heure aucun commentaire supplémentaire».

 

L’enquête policière porte entre autres sur des plaintes de deux hommes, aujourd’hui âgés d’une quarantaine d’années, qui affirment avoir été victimes d’attouchements de la part du cardinal à l’été 1978-79 dans une piscine de Ballarat, ville proche de Melbourne, où George Pell a grandi et travaillé. Le cardinal Pell, nommé en 2014 «ministre» de l’Économie du Vatican pour remettre de l’ordre dans la gestion et les finances du petit État, a démenti en bloc ces accusations, se disant victime d’une conspiration.

 

Il y a quelques mois, George Pell avait longuement témoigné par visioconférence depuis Rome devant une commission d’enquête royale australienne. Celle-ci s’intéressait à la façon dont l’Église australienne avait réagi aux accusations de pédophilie visant des prêtres, datant pour la plupart des années 1970. Le cardinal Pell avait démenti en avoir eu connaissance tout en reconnaissant que l’Église catholique avait connu une période «de crimes et de dissimulations».

 

Le pape François avait dit début août avoir «des doutes» sur les accusations visant George Pell, estimant qu’il fallait éviter «tout procès médiatique» et attendre le déroulement de l’enquête. Mais, il semble que le cardinal perde la confiance du pape puisque la convention entre le Vatican et l'Italie sur la transparence financière sera administré par le secrétaire d'État et non le Secrétariat pour l’économie.

 

Cela commence à faire beaucoup, le pape peut-il encore garder un homme qui ne s’est pas avéré fiable lors des abus sexuels des prêtres pour faire de la transparence financière ? Surtout s’il n’est pas transparent sur ces affaires. Le doute est permis.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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