“Collaborer généreusement avec les autres, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église”, affirme le père Sosa, nouveau Général des jésuites

Publié le 19 Octobre 2016

Le père Viroche, un prêtre enterré auprès des siens, ignoré par l'Église.

Le père Viroche, un prêtre enterré auprès des siens, ignoré par l'Église.

la-Croix.com nous montre dans son article du mardi 18 octobre 2016 que le 15 octobre 2016, au lendemain de son élection à la tête de la Compagnie de Jésus, le père Arturo Sosa, le supérieur général, a prononcé l’homélie de la messe d’action de grâce qui s’est tenue au Gesù à Rome. Il a d’abord rappelé – aux membres de la 36e Congrégation générale présents lors de la célébration – les propos du père Cadoré, un dominicain, invitant les jésuites à «l’audace de l’improbable».

 

«Si notre foi est semblable à celle de Marie, la mère de Jésus et de la Compagnie de Jésus, notre audace peut aller encore plus loin et chercher non seulement l’improbable mais même l’impossible», a souligné le père Sosa. Après avoir affirmé que les jésuites n’étaient pas seuls, il a expliqué que ceux-ci voulaient suivre le chemin de l’incarnation afin de «devenir semblables aux êtres humains qui souffrent les conséquences de l’injustice».

 

«La Compagnie de Jésus pourra se développer seulement en collaboration avec d’autres, seulement en devenant la petite Compagnie collaboratrice», a également insisté le nouveau supérieur général. «Nous voulons collaborer généreusement avec les autres, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église, a-t-il poursuivi, en sachant par l’expérience de Dieu que nous sommes appelés à la Mission du Christ Jésus…»

 

Comme nous le montre Radio Vatican, devant les journalistes, le père Sosa a même expliqué  mardi que l’une de ses ambitions pour les jésuites était de poursuivre l’exhortation du pape à être une Église «en sortie». Le service de la foi et la formation intellectuelle sont deux chantiers qui restent prioritaires pour la Compagnie de Jésus a souligné le Vénézuélien. Mais c’est bien la mission des jésuites vers ceux qui souffrent qu’il a souhaité mettre en avant, à commencer par un travail de paix et de réconciliation.

 

Interrogé sur son pays d’origine, en plein chaos économique et social, Arturo Sosa a rappelé la volonté des Vénézuéliens de vivre dans la paix. Il a enfin confié qu’il n’aimait pas l’expression «pape noir» traditionnellement associée au supérieur des jésuites, car le propre des membres de la compagnie est de servir le pape et les évêques.

 

Le père Sosa est en phase avec ce que souhaite le pape comme le montre Vatican Insider dans son audience générale du mercredi 19 octobre. «Il y a toujours quelqu'un qui a faim et soif et il a besoin de moi. Je ne peux pas déléguer cela à quelqu'un d'autre. Ce pauvre a besoin de moi, de mon aide, ma parole, mon engagement», a expliqué le pape François qui a consacré son audience générale à l'appel de la faim et de la soif dans la foi chrétienne : «Combien de fois nous prions le "Notre Père", a-t-il souligné, mais nous ne regardons pas vraiment les mots : "Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien"

 

Pendant ce temps comme le montre cba24n.com.ar et peridostadigital.com, le père Juan Viroche, âgé de 46 ans, qui avait fait plusieurs allégations contre le trafic de drogue dans la région de la ville de La Florida province de Tucumán, a été retrouvé pendu à l'intérieur de la chapelle à sa charge et on cherchait à savoir si c’était un crime ou d'un suicide. Sa mort a causé un choc parmi les habitants de la région où le religieux a développé son ministère. La police opta vendredi dernier pour le suicide suite à une seconde autopsie.

 

Dans le même temps, sa parentèle a indiqué que le prêtre avait été menacé pour ses actions afin de préserver les jeunes et les enfants de la consommation et la commercialisation de drogues. Les prêtres qui accomplissent leur mission pastorale dans des villas d'urgence ont affirmé qu'il avait été tué par la Mafia qui l’avait menacé, et à travers l’exemple du prêtre ils souhaitent continuer leur engagement pastoral dans leurs quartiers, dans l'espoir que grâce à leur travail les personnes savent qu’ils comprennent leur douleur.

 

Le prêtre repose maintenant dans le cimetière situé dans le département de Cruz Alta. Le lit sur lequel repose le prêtre est dans une rue intérieure du cimetière lui-même, au milieu de la route. Cela crée la surprise des visiteurs et l’indignation des amis et la famille du père Viroche. Le correspondant de Todo Noticias et Canal 13 à Tucumán, José Inesta a publié la photo de la tombe du prêtre et se demande si ce sont les honneurs que l'Église donne à ses prêtres. Révoltant, pour un homme qui a mis en application les paroles de Jésus.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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