Interdiction de l'IVG en Pologne : la Première ministre calme le jeu

Publié le 5 Octobre 2016

"Le gouvernement n’a jamais - et n’est pas - en train de travailler sur une loi qui changerait la législation sur l’avortement", affirme Beata Szydlo comme nous le montre L’OBS ce mercredi 5 octobre 2016.

"Je veux le dire haut et fort : le gouvernement n’a jamais - et n’est pas - en train de travailler sur une loi qui changerait la législation sur l’avortement". La Première ministre polonaise Beata Szydlo a tenté de calmer le jeu, lors d’une conférence de presse mardi 4 octobre, rapporte "The Independant", alors que la colère gronde à Varsovie contre la proposition de loi visant à interdire complètement l’IVG en Pologne. Une manifestation a rassemblé lundi des milliers de femmes habillées de noir pour symboliser la mort de leurs libertés, et les réseaux sociaux s'embrasent depuis des dernières semaines.

Beata Szydlo a par ailleurs condamné les propos du leader de son parti, Jaroslaw Kaczynski, fervent défenseur de la mesure et mentor de la ligne ultraconservatrice du gouvernement depuis son arrivée au pouvoir en 2015. Plus tôt dans la journée, ce dernier avait qualifié de "marginales" les manifestations de ces derniers jours, notamment l'appel à la grève du 3 octobre. "Je l’ai convoqué et lui ai signifié que de tels commentaires sur le mouvement des femmes ne seraient pas admis", a fait savoir la ministre. Dans un premier temps, Beata Szydlo avait pris du recul par rapport au texte, avant de le soutenir en vertu de sa "fidélité envers l’Eglise catholique".

Proposition d'initiative citoyenne déposée par le comité "Stop Avortement", actuellement en commission parlementaire, le texte prévoit l'interdiction de l'IVG à une exception extrême près - lorsque la vie de la femme enceinte est en danger immédiat. Il prévoit également une peine de prison pouvant atteindre cinq ans tant pour les médecins et autres personnes participant à l'IVG, que pour les patientes elles-mêmes, mais autorise le juge à renoncer à punir ces dernières. La loi actuellement en vigueur, déjà une des plus restrictives de l’UE, autorise l'avortement dans trois cas : risque pour la vie ou la santé de la mère, examen prénatal indiquant une grave pathologie irréversible chez l'embryon et grossesse résultant d'un viol ou d'un inceste.

Comme le montre l’exemple polonais le droit à l’avortement est en danger, et même si il semble avoir un retournement de situation en faveur des pros-avortement en Pologne, il faudra être vigilant. Espérons que l'initiative du groupe Socialistes et démocrates pour le Parlement européen qui se penche sur la situation des femmes en Pologne leur donne gain de cause.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 09/10/2016 22:32

J'ai prévenu une journaliste indépendante française hier soir des manoeuvres opusiennes. J'ai fait aussi une info en Espagne en relais. Je vais voir d'ici quelques jours si la journaliste me répond vu qu'on était déjà en contact depuis quelques mois.
Sinon, j'ai découvert qu'en juillet dernier, l'OD française a fait une nouvelle offensive contre l'IVG et la contraception par l'intermédiaire d'un surnuméraire prof de droit à Angers, Joël Hautebert.
Ce dernier a créé une association miroir d'une autre association opusienne espagnole: Objection.
Cette asso souhaite amener médecins et pharmaciens français à imposer aux gouvernements une clause de conscience pour refuser tout produit et instrument contraceptif ou abortif. Pour ça, Joël Hautebert a tenté une OPA sur l'ordre des pharmaciens via sa très catholique présidente Mme Adenot. C'est elle qui a été au feu, si je puis dire auprès du gouvernement début juillet dernier.
Et puis heureusement, Laurence Rossignol a compris la démarche cachée du gars Hautebert et de ce qui se tramait derrière la réclamation de la présidente des pharmaciens, Mme Adenot.
Elle a donc fait obstacle à une loi supplémentaire de clause de conscience, qui hélas s'applique déjà aux médecins et qui elle, est passée et vient des mêmes groupes anti-IVG.
Je ne sais pas si elle a enquêté sur qui agitait la question derrière l'ordre des pharmaciens, mais ça vaudrait le coup de publier le truc juste histoire de mettre l'association opusienne le nez dans son caca.

En plus, tu sais quoi? Joël Hautebert fait partie du collectif non au mariage homo et est pétitionnaire du texte au sénat des 170 profs de droit opposés au mariage pour tous.
Dans la série cumulard, il se pose là, le gars!

Les attaques contre les femmes, la contraception et l'IVG sont donc majeurs ces temps-ci. Partout en Europe. Et également contre les homosexuels.

Heureusement, les députés européens ont ce week-end (suite à l'affaire polonaise) réaffirmé leur défense des droits des femmes aussi bien sur la contraception que sur l'accès à l'IVG.
Cependant, les groupes d'extrême droite et l'OD par l'intermédiaire de l'ECLJ de Gregor Puppinck tentent le forcing...D'où la nécessité d'une extrême vigilance.

Françoise 07/10/2016 23:13

Coucou Taï

Concernant la France, le Sénat a rejeté l'amendement de Laurence Rossignol parce que majoritairement de droite et anti-IVG.
Des précisions sur l'Express:
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/pourquoi-les-sites-anti-ivg-ne-sont-pas-pres-d-etre-interdits_1835309.html

Donc si ça se passe comme ça, je pense qu'il faut informer la presse indépendante et parler des manipulations faites par la Fondation Lejeune, de l'implication de l'Opus Dei en la matière et de parler du maillage direct via les évêques et via Barbarin. Je vais voir à faire une démarche. J'ai déjà pas mal d'informations vu l'assassinat de mon paternel mais aussi grâce à des collègues profs dans le privé confessionnel témoins des envois directs des documents de la Fondation Lejeune via l'évêque et je peux faire transiter l'info sur différents sites cathos et non cathos.
Hors de question de les laisser s'en tirer juridiquement.

paroissiens-progressistes 09/10/2016 15:48

Françoise,

C'est sans doute le seul moyen pour éviter que ces sites fassent plus de mal. Les interdire serait pourtant la meilleure chose à faire puisqu'ils sont mensongers, et sur internet ne devrait s'y trouvait que des informations fiables et pas ce type de sites.

Merci !

Françoise 06/10/2016 22:44

J'ai vu les images des manifs, avec le soutien de Juliette Binoche, c'était juste énorme et avec des polonaises de tous les âges! La ministre soutenait le projet donc les polonaises n'étaient pas dupes. Heureusement ça semble avoir été repoussé. Tant mieux!
Double victoire ce jour aussi pour nous en France puisque la ministre des droits des femmes a réagi contre les manuels anti IVG de la Fondation Lejeune (Opus Dei.com). Et propose d'étendre encore le délit d'entraves aux supports édités et web de propagande anti-ivg et anti contraception.
Ce qui est une bonne idée! Une bonne claque à l'OD de la part de Véronique Neiertz, la seule qui en 1998 avait mis en garde le gouvernement socialiste de l'époque quant à l'influence et l'origine opusienne de l'asso, qui n'aurait jamais dû avoir l'utilité publique (ce qui lui permet depuis 98 d'être la banque opusienne pour les legs et testaments des numéraires et surnuméraires, sans payer de droits de succession). Si d'ici quelques semaines, le délit d'entrave est étendu, là ce sera le gros schproum chez les Lejeune Gaymard-Le Méné. Dommage qu'on ne puisse pas leur retirer l'utilité publique (pourtant, on le pourrait en faisant valoir le vol de Jérôme Lejeune à Marthe Gauthier et le Pr Turpin sur la trisomie 21), parce que là, l'OD serait vraiment très embêtée...

paroissiens-progressistes 07/10/2016 20:10

Françoise,

Je suis heureux que les femmes polonaises aient eu gain de cause, leur combat est juste et elle avaient droit de manifester pour leurs droits. Maintenant en France, il faut combattre les anti-IVG et leur interdire de mentir.

Merci !