L'église de Saint-Étienne-du-Rouvray a rouvert ses portes

Publié le 2 Octobre 2016

L'église de Saint-Étienne-du-Rouvray a rouvert ses portes

Comme nous le montre ouest-France.fr ce dimanche 2 octobre 2016 plus de deux mois après le dramatique attentat djihadiste, au cours duquel le prêtre Jacques Hamel, 85 ans, avait été assassiné, l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen, a rouvert ses portes ce dimanche.

Plusieurs centaines de fidèles et religieux ont entamé dimanche une procession jusqu'à l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, marquant le début de la cérémonie de réouverture du lieu de culte, fermé depuis l'assassinat du prêtre Jacques Hamel par deux djihadistes en juillet.

L'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, est ensuite entré dans l'église à la tête d'une procession de plusieurs centaines de fidèles, après avoir prononcé une prière devant sa porte. L'archevêque a déclaré «sainte» la porte de l'église. Puis les fidèles ont pénétré dans le lieu de culte et l'archevêque a repositionné la croix qui avait été descellée du mur par les deux djhadistes.

Faisant le tour de la petite église, d'où s'élevaient des chants, il a aspergé à l'aide d'un goupillon les murs, l'autel, le sol et l'assemblée, comme le veut le rite de «réparation», destiné à laver la profanation de l'attentat. Sœur Danielle, qui avait donné l'alerte le jour de l'attentat, a lu un texte.

Avant cette cérémonie, le maire de la ville Hubert Wulfranc (PCF) avait lui aussi rendu hommage au père Hamel, devant l'église : «Le visage de Jacques Hamel s'identifie à celui du petit Aylan, l'enfant syrien échoué sur les plages turques. Ils sont des symboles et en même temps ils doivent nous faire réfléchir davantage, avec sans doute un peu plus de hauteur de vue». «Nous nous définissons nous-mêmes comme le genre des hommes homo sapiens, le genre des hommes sages. Prouvons-le ensemble sur le terrain», a-t-il ajouté.

Après la récitation de prières et de psaumes, la procession, prévue sur environ 500 mètres, a débuté près du presbytère dans une ambiance de recueillement. C'est la première étape d'un rituel de «réparation» de l'église pour «laver» la profanation de l'attentat le 26 juillet. Pour l'Église catholique la profanation d'un lieu de culte doit être «réparée». À plus forte raison quand il s'agit d'un meurtre. C'est pour cela qu'un rite pénitentiel de réparation est organisé ce dimanche après-midi, suivi d'une messe, célébrée par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen.

«Le rite consiste à laver l'église en l'aspergeant d'eau bénite», a expliqué l'archevêque qui avait célébré le 2 août, dans la cathédrale de Rouen, la messe des obsèques du prêtre assassiné le 26 juillet. Le rite visera aussi à «réparer» les profanations commises contre des objets cultuels par les deux djihadistes, Adel Kermiche, un Stéphanais, et Abdel Malik Petitjean, venu de Savoie.

Le pape a accepté de raccourcir le délai avant une béatification du père Hamel assassiné par des djihadistes le 26 juillet dans le nord-ouest de la France, a-t-on appris dimanche de sources vaticanes. C'est une exception aux normes qui fixent habituellement un délai de cinq ans entre la mort et l'ouverture d'un procès en béatification. Ces dernières années, Jean Paul II avait permis l'ouverture anticipée du procès en béatification de mère Teresa de Calcutta, morte en 1997, avant que la procédure soit à nouveau accélérée pour le pape polonais, décédé en 2005. Dans les deux cas, la béatification avait eu lieu six ans après le décès. Mais il avait fallu que l'Église valide un miracle pour chacun des deux.

Dans le cas du père Hamel, la probable reconnaissance de son martyr («mort en haine de la foi») le dispenserait d'obtenir un miracle pour être reconnu bienheureux. Il lui en faudrait cependant un pour être éventuellement déclaré saint par la suite. Lors d'une messe mi-septembre au Vatican à la mémoire du père Hamel, le pape François n'avait pas laissé beaucoup de place au doute sur l'éventualité d'une procédure en béatification. «Nous devons le prier - c'est un martyr, et les martyrs sont des bienheureux (proches de Dieu après la mort) - pour qu'il nous donne à tous la fraternité, la paix, et aussi le courage de dire la vérité: tuer au nom de Dieu est satanique», avait-il déclaré pendant le sermon.

La meilleure ode en la mémoire du père Hamel est de continuer à célébrer la messe dans l’église où il toujours été entouré de ceux qu’il connaissait et aussi de continuer à dialoguer avec les autres religions pour monter que la religion ne se trouve pas dans ceux qui se servent des armes pour l’imposer.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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