Le pape en Azerbaïdjan pour prêcher la paix et la tolérance religieuse

Publié le 3 Octobre 2016

Le pape en Azerbaïdjan pour prêcher la paix et la tolérance religieuse

Comme le montre LeParisien.fr nous montre que le pape François a achevé dimanche 3 octobre en 2016 en Azerbaïdjan un court séjour dans le Caucase, le deuxième en trois mois après l'Arménie, où il a prêché la paix et la tolérance religieuse et rencontré les catholiques.

Reçu par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, il a salué dans un discours le chemin de tolérance emprunté, selon lui, par ce pays pétrolier depuis son indépendance il y a tout juste 25 ans. L'Azerbaïdjan vient tout juste de renforcer par référendum les pouvoirs du président Aliev, qui dirige depuis 13 ans son pays d'une main de fer. Il a été élu une première fois en 2003 à la mort de son père, Heydar Aliev, lui-même ayant été à la tête du pays à partir de 1993.

"Je souhaite vivement que l’Azerbaïdjan continue sur la route de la collaboration entre les diverses cultures et confessions religieuses", a-t-il ajouté dans un discours prononcé au centre Heydar Aliev, œuvre imposante et tout en rondeurs de l'architecte Zaha Hadid, récemment disparue.

À Bakou, dernière étape de son court séjour dans le Caucase, trois mois après une visite en Arménie, le pape a également appelé les États de cette région en proie à des tensions régulières entre voisins, à ouvrir des "pistes originales qui visent à des accords durables et à la paix". Depuis des décennies, l'Arménie se dispute avec l'Azerbaïdjan voisin la région séparatiste du Nagorny Karabakh, peuplée d'une majorité d'Arméniens et théâtre de combats intenses en avril.

Dans l'avion le ramenant à Rome, le pape a suggéré aux pays de la région d'ouvrir un "dialogue sincère, face-à-face, une négociation sincère", et si cela n'était pas possible, d'accepter de recourir à un tribunal international comme celui de La Haye. Car, a-t-il souligné, "l'autre voie c'est la guerre, et la guerre détruit tout".

Le pape s'est ensuite rendu à la mosquée Heydar Aliev pour y rencontrer le sheik des musulmans du Caucase, Allahshukur Pashazadeh. "Nous rencontrer dans l'amitié fraternelle en ce lieu de prières est un grand signe, un signe qui manifeste cette harmonie que les religions peuvent construire ensemble", a déclaré le pape à cette occasion. Il s'est ensuite lancé dans un long plaidoyer en faveur de la religion, "une nécessité pour l’homme, pour qu’il réalise sa fin, une boussole pour l'orienter vers le bien et l’éloigner du mal", a-t-il dit.

Le pape François montre durant son voyage dans le Caucase et plus particulièrement dans un pays comme l’Azerbaïdjan où se président est un dictateur, souhaite que la paix avec l’Arménie arrive tout cela en invitant les religions à dialoguer pour que cette paix soit possible. Difficile et compliqué à la fois, car pour qu’elle existe il faut des ouvertures qui n’existe pas pour l’instant, mais ce voyage a été un soutien pour les minorités catholiques de Géorgie et d’Azerbaïdjan.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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