Condoléances du pape François à Cuba après le décès de Fidel Castro

Publié le 26 Novembre 2016

Radio Vatican dans son article du samedi 26 novembre 2016 nous montre que le pape François a adressé ses condoléances à Raul Castro pour la mort de Fidel Castro, ancien dirigeant de Cuba, décédé dans la soirée de vendredi 25 novembre 2016. Dans un télégramme envoyé au président des conseils de l’État et des ministres de la République de Cuba, le pape François étend ses condoléances à la famille de l’ancien dirigeant, au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble de «l’aimée nation cubaine». Le pape offre ses prières au Seigneur pour le repos de Fidel Castro et confie tout le peuple cubain à la maternelle intercession de Notre Dame de la Charité de Cobre, patronne du pays.

 

Comme nous le montre francetvinfo.fr le "Lider Maximo" sera incinéré dans la journée de samedi et inhumé la semaine prochaine. Le conseil d'État a décrété "neuf jours de deuil national", à partir de samedi et jusqu'au 4 décembre. Seront notamment interrompus "toutes les activités et spectacles publics", précise l'organe suprême de l'exécutif cubain.

 

La nouvelle de sa mort, tombée vers minuit à Cuba, s'est rapidement répandue dans les rues clairsemées de La Havane. De nombreux habitants se sont ainsi dits mortifiés de voir disparaître leur "Comandante". À Miami (Etats-Unis), dans le quartier "Little Cuba", des Américains d'origine cubaine se sont eux réjoui de la mort de Castro.

 

Grand détracteur de la superpuissance américaine, Fidel Castro était un symbole de la lutte contre l'"impérialisme" du voisin du nord, tout en affichant un piètre bilan en matière de droits civiques et de libertés selon acturonge.fr. Communiste converti, Fidel Castro qui avait pris le pouvoir en 1959 a défié 11 présidents américains et survécu à maints complots pour l'assassiner (638 selon le Livre Guinness des records) ainsi qu'à une tentative ratée de débarquement d'exilés cubains soutenus par la CIA dans la baie des Cochons (sud de l'île) en avril 1961.

 

John F. Kennedy devait décréter peu après un embargo commercial et financier. Toujours en vigueur, celui-ci pèse lourdement sur l'économie du pays malgré une série d'assouplissements consentis par l'administration de Barack Obama dans le cadre du dégel. En octobre 1962, c'est la crise des missiles, provoquée par l'installation de fusées nucléaires soviétiques à Cuba, qui engendre une surenchère et met la planète sous la menace atomique. Washington décide un blocus naval de l'île, et Moscou finit par retirer ses fusées contre la promesse américaine de ne pas envahir l'île.

 

Compagnon d'armes du guérilléro argentin Ernesto "Che" Guevara, le leader cubain s'est voulu le champion de l'exportation de la révolution marxiste en Amérique latine, mais aussi en Afrique. La chute de l'URSS en 1991, principal bailleur de fonds de l'île, porte un coup terrible à l'économie cubaine, mais le "Lider Maximo" trouve une nouvelle manne avec le tourisme et surtout de nouveaux alliés avec la Chine et le Venezuela du président Hugo Chavez, présenté par Fidel Castro comme son "fils spirituel" avant qu'il ne décède d'un cancer en 2013.

 

François Hollande a sans doute le mieux résumé ce qu’était Fidel Castro dans son hommage : "[Fidel Castro] avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu'elle avait suscités, puis dans les désillusions qu'elle avait provoquées. Acteur de la guerre froide, il correspondait à une époque qui s'était achevée avec l'effondrement de l'Union soviétique. Il avait su représenter, pour les Cubains, la fierté du rejet de la domination extérieure."

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0
Commenter cet article