La critique du Vatican sur la décision du pape sur l'avortement

Publié le 22 Novembre 2016

kath.ch nous montre ce mardi 22 octobre que la décision du pape François de faciliter le pardon pour les femmes qui avortent pousse apparemment la préoccupation d’une partie du Vatican en partie sur des préoccupations. «Il y a un risque que les femmes choisissent maintenant d'avoir un avortement parce qu’elles croient à tort qu’elles vont être pardonna facilement», a dit l’ancien membre de la curie Mgr Gianfranco Girotti (79 ans) au journal italien «La Repubblica» (mardi).

 

Le fait que maintenant, chaque prêtre a le pouvoir d'absoudre de ce péché grave selon le pape François pourrait d’après lui affaiblir la conscience du péché d'avortement pour le clergé italien. Un tel effet s’est également produit lors de l’absolution voulue par Jean-Paul II. À l'origine le Vatican se réservait le pardon de l’avortement, qu’il a délégué aux évêques. Selon le journal, Girotti partagerait les préoccupations de plusieurs membres du clergé au Vatican. Cependant, c’est un "petit nombre" qui a fait part de mécontentement publiquement. Comme régent de la Pénitencerie apostolique, un tribunal du Vatican, Girotti a été responsable entre autres choses de l'absolution de ce qu’il appelle «ces péchés graves» en 2012, réservé au Vatican.

 

Paul Rodari dans repubblica.it donne les noms de ceux qui ne «tolèrent aucune ouverture du pape» : Thomas C. Collins de Toronto, Timothy M. Dolan de New York, Willem J. Eijk d'Utrecht, Gerhard L. Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Wilfrid Fox Napier archevêque de Durban, George Pell préfet du secrétariat du Vatican pour l' économie, Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Jorge Urosa Savino L., archevêque de Caracas, et Daniel Di Nardo, président des évêques américains.

 

Le pape en a passé outre à travers une lettre publiée lundi «Misericordia et misera» (Miséricorde et misère) permettant à tous les prêtres de pouvoir absoudre le soit disant «péché d'avortement». Une délégation que le pape François avait déjà donnée pour l'Année Sainte, qui a pris fin dimanche. Maintenant, elle est appliquée de façon permanente. Dans la plupart des pays, une absolution sacramentelle et la levée de l'excommunication n’a été possible que grâce à certains confesseurs. En Allemagne, en Autriche et en Suisse la nouvelle pratique ne modifiait rien; ici chaque prêtre pouvait accorder le pardon pour un avortement avant l'Année Sainte.

Le pape François n’a pourtant pas modifié son jugement sur l’IVG, il met juste en avant le pardon divin qui est même supérieur au soit disant «péché d’avortement». Ce n’est pas une acceptation, juste permettre à des femmes qui ont avorté de recevoir l’absolution.

 

Merci ! 

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Françoise 25/11/2016 07:59

Faudrait que F1 et les cardinaux se réveillent.
Nous autres femmes quand nous faisons une démarche d'avortement, considérons que ça ne regarde nullement l'Eglise. Cela relève de l'intimité face à une situation où notre corps, notre psychisme, notre manque de moyens financiers, notre précarité qu'elle soit amoureuse ou simplement professionnelle, ne nous permet pas de pouvoir gérer ni une grossesse ni une naissance.
Jésus ne condamne ni ne juge notre démarche. Il est au côté des femmes dans ces moments-là qui sont souvent difficiles, qui sont plus des moments d'isolement, des moments à souffrance physique quand l'avortement est médicamenteux.
Condamner d'avance l'ensemble des femmes et plaquer du péché là où il n'y en a pas est tout simplement révoltant et criminel.
Aucune femme n'ira jamais confesser un avortement à un prêtre.
Faut que ces prélats arrêtent de fantasmer. D'autant qu'eux-mêmes quand ils ont compagne dont ils ne veulent pas d'enfant, feront tout pour que celle-ci avorte, y compris en clinique privée financée par le Vatican. Donc on arrête l'hypocrisie et de prendre les femmes pour des imbéciles, messieurs.