La IIIe rencontre mondiale des mouvements populaires discute des problèmes contemporains

Publié le 6 Novembre 2016

brasildefato.com.br nous montre dans son article du 4 novembre 2016 que les journées de travail ont favorisé la discussion entre les mouvements sociaux du monde entier, qui présenteront une proposition au pape François.

 

La Rencontre mondiale des mouvements populaires atteint sa troisième édition, le second à Rome, en Italie. Conçu par le pape François, l'événement qui a commencé le mercredi 2 novembre et qui s’est poursuivi jusqu'au samedi 5 novembre, cherche à amener le dialogue avec les différents organes et organismes de l'Église catholique qui travaillent avec les populations mal desservies.

 

Le mercredi 2 novembre, dans l'après-midi, avait lieu le premier jour de travail, avec une discussion sur «La démocratie populaire», où les délégués ont commencé un débat et apporté des détails au sujet de leurs pays, où on comptait à la table Beatriz Cerqueira, le Syndicat unique des travailleurs de l'éducation de Minas Gerais (SindUTE), John Mark Mwanika, le Syndicat Uni des travailleurs des zones de transport et d'autres catégories générales (ATGWU, Ouganda) et le père Luigi Giotti. Le débat consistait à créer des propositions d'action qui seront remises au pape François à la fin de la réunion.

 

La deuxième journée de travail a commencé le jeudi 3 novembre, avec l’intitulé "Territoire et Nature", avertissant le plus grand nombre à faire attention au grand bien de tous : la Terre. La table fut composé par l'éco-féministes Vandana Shiva, d’Inde, Rosalina Tuyuc, de la Coordination nationale des veuves (Guatemala), Mónica Crespo, de la Fédération des ramasseurs et des recycleurs (Argentine); et Te Ao Pritchard, de la Pacific Panthers Network (Nouvelle-Zélande). Vandana a souligné l'importance d'une bonne nutrition comme un programme urgent de mouvements qui luttent pour la souveraineté populaire. «Nous avons fait de l'agriculture un art de vendre du poison», dit-elle.

 

Le samedi 5 novembre, après des discussions à chaque tour, ces discussions et les résolutions prisent seront présentées au pape François. Selon pt.radiovaticana.va les participants ont approfondi les autres aspects et défis du thème central «la relation entre le peuple et la démocratie, du territoire et de la nature, la situation des migrants et des réfugiés.»

 

Ils ont également mis en évidence les facteurs et les structures qui contribuent et perpétuent souvent le cycle de la pauvreté, tels que la «démocratie de façade» au niveau politique, le manque de travail décent, la discrimination sociale. D'autres orateurs se sont consacrés à l'approfondissement d'autres aspects de la vie sociale, tels que la protection des minorités, la lutte contre la corruption et le crime; «l'écologie intégrale» préconisée par le pape dans son encyclique 'Laudato Si', ainsi que la crise de l'immigration qui remet en question la construction d'une «culture vivante, authentique et solide.»

 

losandes.com.ar nous montre aussi que l'ancien président de l'Uruguay Jose "Pepe" Mujica a participé aux deux derniers jours et hier dans son discours et il a averti que le fossé des inégalités se creuse du fait que la concentration économique «finit par être la concentration du pouvoir politique.» Dans le contexte de cette rencontre, l'association Barrios de Pie a donné au pape un rapport sur la malnutrition des enfants et des adolescents qui fréquentent les salles à manger de la communauté dans le district de Buenos Aires, de La Matanza. L'étude de l'organisation sociale, dont le référent national est Daniel Menendez, a averti d'un degré élevé de malnutrition, de surpoids, d'obésité et le retard de croissance chez les enfants de 0-19 ans.

 

Enfin elpais.com.uy dans son article du 6 novembre 2016 nous signale que l'ancien président José Mujica «admirateur politique de l'Église catholique en dépit de ne pas être un croyant», comme il l'a dit à d'autres occasions au pape François qu’il a défini comme un «combattant social» après une audience avec le souverain pontife avec les autres participants à la troisième réunion mondiale des mouvements populaires tenue au Vatican et qui a pris fin hier.

 

Parlant à la presse italienne après l'audience, Mujica a déclaré que «l'Amérique latine a besoin de marges d’unités si elle veut être dans le monde d'aujourd'hui et sur des axes qu’elle a en plus de la langue, qui est sa tradition catholique, apostolique et romaine». «François incarne tout cela, j’en suis pleinement conscient. Je ressens une profonde satisfaction à soutenir son message, sa lutte, son action parce qu’il considère cette part de drame que nous les Latino-Américains sont en mesure de nous remettre sur pied en quelque sorte», a déclaré l'ancien président.

 

La IIIe rencontre mondiale des mouvements populaires montre que l’engagement dans la défense des «terres, des maisons et des emplois pour tous», est réel, car il faut attirer l'attention sur trois choses, la justice, une vie digne et la paix, qui est plus visible à travers : la terre, un toit et du travail.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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