Le pape demande "une condamnation claire" de la violence de la part des religions

Publié le 4 Novembre 2016

Le pape François, qui recevait le jeudi 3 octobre 2016 au Vatican 200 représentants internationaux de diverses religions, dont une délégation du Conseil français du culte musulman, les a appelés à condamner clairement la violence et le terrorisme comme le montre L’Express.fr.

 

L'audience s'est tenue dans le cadre du Jubilé, l'année sainte de "la miséricorde", qui s'achève le 20 novembre, un thème "familier à de nombreuses traditions religieuses et culturelles", a rappelé le souverain pontife, en accueillant notamment des chrétiens, des juifs, des musulmans ou des bouddhistes.

 

"Que nous rejetions le chemin du désaccord et de la fermeture d'esprit. Que les religions, en raison du comportement de certains de leurs fidèles, ne véhiculent plus un message déformé, sans rapport avec la miséricorde", a-t-il exhorté.

 

"Tristement, il ne se passe pas un jour sans que nous n'entendions parler d'actes de violence, de conflit, d'enlèvements, d'attaques terroristes, d'assassinats et de destruction. C'est horrible que parfois, pour justifier des actes barbares, le nom de la religion ou le nom de Dieu soit évoqué", a déploré le souverain pontife.

 

"Qu'il y ait une condamnation claire de ces attitudes iniques qui profanent le nom de Dieu et salissent la quête religieuse de l'Homme", a ajouté le pape, en appelant au contraire à "une rencontre paisible des croyants et une véritable liberté religieuse".

 

Le pape s'est notamment entretenu pendant une quinzaine de minutes avec une délégation de cinq personnes du Conseil français du culte musulman (CFCM). À la sortie, le secrétaire général du CFCM et président de l'Observatoire contre l'islamophobie, Abdallah Zekri a qualifié la rencontre de "très émouvante"

 

"Nous avons invité le pape à venir en France discuter avec des musulmans et nous l'avons remercié d'avoir prononcé des paroles rejetant l'amalgame entre terrorisme et religion musulmane", a-t-il relaté. "Le pape a indiqué qu'il avait été très touché par l'initiative des musulmans d'aller prier dans des églises après l'assassinat du père Hamel et nous a parlé d'une humanité blessée", a rapporté M. Zekri

 

Le père Jacques Hamel, 85 ans, avait été égorgé le 26 juillet par deux jihadistes de 19 ans se réclamant de l'organisation État islamique (EI) alors qu'il célébrait la messe à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. En septembre, le pape François avait célébré une messe en son honneur au Vatican, en qualifiant le père Hamel de "martyr", laissant envisager une procédure en béatification.

 

La délégation du CFCM a également déjeuné jeudi avec le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

 

Le pape François demande une nouvelle fois aux acteurs religieux de faire une condamnation claire de la violence de la part des religions, puis il a discuté longuement avec le CFCM qui l’a invité à venir en France dialoguer avec des musulmans et remercié d’avoir dénoncer l’amalgame facile entre terrorisme et religion musulmane. La rencontre paisible entre croyants voulue par le pape ne peut arriver que si l’on accepte de voir la religion des autres comme une amie et non comme une concurrente. La miséricorde peut y aider.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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