Le pape François met en garde contre "la conscience anesthésiée"

Publié le 13 Novembre 2016

Ouest-france.fr nous montre  ce dimanche 13 novembre 2016 que dans une messe en faveur des pauvres et des sans-abri, le pape François a mis en garde dimanche contre «la conscience anesthésiée» de ceux qui voient les plus faibles comme un fardeau et non comme des frères et sœurs dans le besoin.

 

Environ 6000 personnes sans-abri, pauvres ou déplacées venues d'une dizaine de pays européens et d'Afrique ont été accueillies par des organisations caritatives au Vatican pour un jubilé des personnes exclues dans le cadre de l'Année de la miséricorde qui s'achève la semaine prochaine.

 

«Il faut s'inquiéter lorsque la conscience est anesthésiée et ne prête plus attention au frère qui souffre à côté de nous ou aux problèmes sérieux du monde, qui deviennent seulement des refrains entendus dans les revues de presse des journaux télévisés», a déclaré le pape dans son homélie.

 

Des casques avaient été distribués aux fidèles afin qu'ils puissent suivre les paroles du Saint-Père grâce à une traduction simultanée.

 

«Lorsqu'on parle d'exclusion, viennent à l'esprit immédiatement des personnes concrètes; pas des choses inutiles, mais des personnes précieuses», a rappelé le pape François qui a fait de la défense des pauvres la cause principale de son pontificat.

 

«C'est un symptôme de sclérose spirituelle lorsque l'intérêt se concentre sur les choses à produire plutôt que sur les personnes à aimer», a-t-il ajouté. «Ainsi naît la contradiction tragique de nos temps : plus augmentent le progrès et les possibilités, ce qui est un bien, plus il y a de gens qui ne peuvent pas y accéder».

 

Ces personnes sans-abri étaient samedi soir les invités d'honneur d'un concert donné au Vatican par le compositeur oscarisé, Ennio Morricone. Les dons faits au concert, où l'entrée était libre, vont aider à construire des écoles et des églises en Ouganda et au Burkina Faso.

 

Une conscience anesthésiée que semble avoir dans une interview publiée jeudi 10 novembre par le quotidien italien Il Giornale, le cardinal Raymond Leo Burke, patron de l’Ordre de Malte, qui salue l’élection de Donald Trump, défenseur à ses yeux des valeurs de l’Église comme nous le montre la-Croix.com. Il espère que l’Amérique puisse, «avec ce nouveau président, retrouver le bon chemin à parcourir».

 

Un peu naïf, je trouve. Comme le signale LCI.fr la colère ne faiblit pas aux Etats-Unis. Depuis l’élection de Donald Trump le 9 novembre, des milliers de manifestants sont descendus dans la rue aux cris des "Pas mon président !" et autres "l’Amour triomphe de la haine". Au quatrième jour de la victoire du républicain, samedi 12 novembre, les déçus du système ont multiplié les manifestations pacifiques. Avec en chefs de file les villes de New York, Los Angeles et Chicago. Quelque 2000 personnes ont défilé à Manhattan samedi 12 novembre, bloquant pendant plusieurs heures une bonne partie de la célèbre Cinquième avenue. Les manifestants s’étaient retrouvés à Union Square, aux abords de la 14e rue, afin de se rendre aux pieds de la Trump Tower, quartier général de la campagne du républicain, siège de son entreprise et également lieu de son domicile.

À Chicago et Los Angeles, deux villes symboles pour les démocrates, plus de mille personnes ont également défilé. Dans la cité des Anges, rendez-vous avait été donné près du parc MacArthur, dans un quartier à l’ouest du centre-ville, connu pour abriter une large population d’origine latina. Près de 200 manifestants ont été arrêtés selon les médias américains, après avoir manqué de se disperser aux alentours de 2h du matin sur ordre de la police. La veille, une centaine d’individus avaient également été arrêtés après une autre manifestation.

A travers tout le pays, les réactions des manifestants sont les mêmes. "Il n’y a pas de place dans la société américaine pour le racisme, Trump doit partir", pouvait-on entendre à New York entre drapeaux LGBT et drapeaux américains. "Non à Trump, non au Ku Klux Klan, non à une Amérique fasciste",  scandait-on à Los Angeles. "Les immigrants sont les bienvenus ici", disait-on à Chicago, ville dont vient Barack Obama et dont il a été sénateur avant de se lancer dans la course à la Maison Blanche en 2008.

Plus inquiétant encore. HuffingtonPost.fr nous montre que depuis l'annonce de la victoire surprise du candidat populiste à la Maison Blanche, les témoignages d'agressions, d'insultes, de menaces et de provocations fleurissent sur les réseaux sociaux. Mur anti-hispanique, agressions de femmes voilées, tag racistes : en tout, le journaliste du New York Daily News, Shaun King recense des dizaines de messages d'Américains et Américaines qui se sentent persécutés. Des témoignages qui racontent comment les supporters de Trump, désinhibés par la victoire de leur champion d'extrême droite, ciblent désormais les minorités. Ici, on peut voir ce que donne l’anesthésie de la conscience.

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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