Primaire à droite : la Manif pour tous se réjouit de la victoire de François Fillon

Publié le 21 Novembre 2016

Comme le montre franceinfo.fr ce lundi 21novembre 2016 que le mouvement Sens Commun, issu de la Manif pour tous, avait appelé en septembre à voter pour François Fillon au premier tour de la primaire à droite.

 

"Nous réécrirons le droit de la filiation pour protéger les droits de l'enfant mis à mal par le mariage pour tous", promettait François Fillon, le 18 novembre, lors de son dernier discours de campagne au Palais des Congrès. Après la large victoire de l'ancien Premier ministre (44%), au premier tour de la primaire à droite, dimanche 20 novembre, le mouvement La Manif pour tous se félicite.

 

Si le mouvement opposé au mariage homosexuel, à la PMA et à la GPA n'a pas appelé à soutenir de candidat particulier lors du scrutin, il a exprimé sa satisfaction dans un communiqué. Lors de sa campagne, François Fillon avait clairement exprimé sa volonté de réécrire la loi Taubira, en modifiant notamment le droit de filiation.

 

François Fillon est arrivé très largement en tête de ce 1er tour. Ce résultat s’explique notamment par son programme sur la famille, la filiation et l’éducation. "L’enjeu est fort car après un quinquennat marqué par une familiphobie sans précédent, l’heure est venue de reconstruire la politique de la famille", résume Ludovine de La Rochère, présidente du mouvement. "La famille est bien au cœur de la campagne comme elle le sera lors de la présidentielle et des législatives."

 

Même satisfaction du côté de Sens Commun, le mouvement issu de La Manif pour tous, rattaché au parti Les Républicains. Ce mouvement avait annoncé à la fin de l'été son soutien à François Fillon, note L'Opinion. "Nous saluons avec joie la qualification de François Fillon au second tour de la primaire, illustration de sa droiture, cohérence et dignité", a-t-il réagi.

 

Comme le montre LeMonde.fr François Fillon incarne la droite conservatrice de province. Antiaméricain, pro-russe, défenseur des chrétiens d’Orient, l’ex-premier ministre surfe sur le catholicisme politique qui semble se constituer en France depuis la contestation du mariage pour tous et propose un programme économique radical. Le programme du député de Paris fait donc la part belle aux familles traditionnelles et plus inquiétant encore puisqu’au niveau de l’éducation nationale, le grand projet de M. Fillon est de «réécrire les programmes d’Histoire avec l’idée de les concevoir comme un récit national». Une idée censée redonner aux enfants «la confiance dans notre patrie» mais qui hérisse les historiens. C’est surtout une négation de l’Histoire comme discipline scolaire où la réflexion et l’esprit critique jouent.

 

Fort du soutien de Sens commun, l’une des émanations politiques de La Manif pour tous, et partisan d’une politique étrangère tournée vers la Russie, François Fillon est un maintenant danger pour le FN car il pourrait lui ravir des électeurs. "La droite a choisi un candidat bien à droite, le candidat ultra", comme l’avance le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis sur France info, mais ce n’est pas étonnant, cela fait un moment que la droite a choisi cette voie qui la conduira dans le mur tandis que le PS s’est détourné de la gauche.

 

Pendant ce temps le PS touche le fond comme le montre L’Express.fr puisqu’à un mois de la convention nationale d'investiture du Parti socialiste, bon nombre de députés de la majorité ont annoncé qu'ils ne se représenteraient pas aux prochaines élections législatives. Certains ministres ont rejoint leurs rangs. Et la campagne du Parti socialiste «Prends garde à la droite !», qui entendait dénoncer le programme «autoritaire et inégalitaire» de la droite a été des plus inaudible et invisible.

 

Mais comme le signale Reuters.com le Parti socialiste a vu lundi des raisons d'espérer après la percée inattendue à la primaire de la droite de François Fillon, candidat "ultra-libéral, ultra anti-social" aux yeux d'une gauche dispersée à la recherche d'une stratégie pour 2017. Le PS est toutefois conscient que la droite sera dimanche prochain en ordre de bataille et la gauche toujours dans l'attente de sa primaire de janvier à laquelle ont refusé de participer deux prétendants sérieux : Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, qui font cavalier seul. "Les électeurs nous disent 'pour nous la primaire, c'est une innovation démocratique que nous soutenons'", a déclaré sur BFM TV le député PS Christophe Borgel. "Tous ceux qui disent aujourd'hui 'on ne participe pas à une primaire de la gauche' doivent y réfléchir à deux fois".

 

L'incertitude quant à la candidature de François Hollande ne saurait à ses yeux durer trop longtemps, une fois clarifié le choix des Républicains. Apparemment insensible aux mauvais sondages et à l'agitation dans son propre camp, le président truffe toutefois ses discours de messages évoquant le nécessaire rassemblement, sa détermination sans faille ou l'importance de préserver le modèle social et une fonction publique consistante.

 

Là où les finalistes de la primaire de droite entendent supprimer des centaines de milliers de postes - au moins 250 000 pour Alain Juppé, deux fois plus pour François Fillon - le président a défendu la semaine dernière l'idée d'une stabilité du nombre de fonctionnaires. Les appuis du président sont convaincus que le programme du vainqueur du premier tour de la primaire, trop libéral et conservateur pour les Français, va réveiller la gauche. Laquelle ? Réformiste autour de François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron qui a peu de chance de gagner, ou social démocrate à la Bernie Sanders et à la Jeremy Corbyn que l’on retrouve chez Arnaud Montebourg, Benoit Hamon, Gérard Filoche ou Jean-Luc Mélenchon qui pourrait attirer beaucoup plus de monde et surtout les jeunes.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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