Jésus réfugié

Publié le 24 Décembre 2016

Aujourd’hui je vous mets cette colonne de Rui Perreira, un chroniqueur du Correio da Manhã, un journal Portugais, qu’il a écrite ce samedi 24 décembre 2016 pour nous faire réfléchir au sort des réfugiés à travers Jésus (http://www.cmjornal.pt/opiniao/colunistas/rui-pereira) :

 

«Il y a plus de deux mille ans, naquit à Bethléem, qui appartenait alors à la province romaine de Judée, un réfugié qui personnifie, un tiers des êtres humains, Dieu et le Salut. Jésus fut obligé de fuir précocement en Égypte, en raison de la persécution politique et religieuse ordonnée par le roi Hérode, qui a culminé dans le massacre des enfants de moins de deux ans (même si on sait aujourd’hui que cet épisode est fictif).

 

Comment aujourd'hui des dirigeants politiques populistes et xénophobes de l'Europe et d’Amérique peuvent se référer aux parents réfugiés enfant de l’enfant ? Des terroristes en puissance et des menaces pour notre civilisation? Peut-être, mais la vérité est que Marie et Joseph ont été en mesure de protéger le garçon impuissant qui prêchera l'amour inconditionnel, abrogera la loi du talion et pardonnera à ceux qui l'ont injustement crucifié.

 

L'exécution d'une attaque terroriste au moment de Noël est contradictoire pour des raisons évidentes. Après tout, le mot Noël signifie la naissance et de la vie, ce qui est, quelque chose aux antipodes de toute attaque. Mais il serait tragique de faire de la lutte contre le terrorisme quelque chose d'aussi contradictoire, que le choix de cibler des humains non protégés et dans le besoin d'aide humanitaire.

 

Les réfugiés sont des victimes - et non les auteurs – de guerre, du terrorisme, de la persécution politique et religieuse et, en général, du fanatisme et de l'intolérance. Il peut y avoir parmi eux des éléments radicalisés qui prônent la voie du terrorisme ? Sans doute, mais à pourcentage identique ou inférieur de terroristes qui sont ressortissants des États membres de l'Union européenne. Cela ne signifie pas que l'on peut faire sans les mesures nécessaires à l'identification des réfugiés et à la détection d'activité criminelle. Mais, le camion de la mort de Berlin ne peut pas être un prétexte pour répudier les politiques humanitaires, sous la peine de substituer la célébration de la naissance du Jésus réfugié par la commémoration du sacrifice du Christ sur le Golgotha.»

 

Une belle mise au point de Rui Perreira qui nous montre que les réfugiés sont aussi victimes de la guerre, du terrorisme et de la persécution. Cet appel à chasser l’égoïsme surtout durant les festivités de Noël et à voir les réfugiés avec un œil plus humain, nous invite à cette amère question : Et si Jésus était parmi les réfugiés aujourd’hui, l’accueillerons nous ? La réponse est simple, mais sommes nous prêts à la donner.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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