Le groupe les curés pour l’option pour les pauvres critiquent la présidence Macri

Publié le 12 Décembre 2016

Stella Calloni dans son article pour jornada.unam.mx du dimanche 11 décembre 2016 nous montre que le groupe des Curés pour l’option pour les pauvres, demandent des actions de solidarité permanente avec les secteurs les plus démunis du pays, tout en faisant une critique sévère lors du premier anniversaire du gouvernement de droite du président Mauricio Macri, l'alliance du changement, disant que c’est une administration «sans la politique, sans histoire, sans vérité» qui a balayé de nombreuses réalisations, revendications et progrès réalisés durant la dernière décennie. Ces prêtres travaillent principalement dans les villas miserias (bidonvilles) et sont très proches de pape François et de ses encycliques pour la défense des plus vulnérables contre le système économique et politique.

 

La politique de Macri «a commencé l'installation obligatoire d'une matrice économique et culturelle conservatrice, répressive et autoritaire qui est devenue une politique de terre brûlée sur de nombreuses réalisations et revendications historiques pour les masses laborieuses». Pour les prêtres ce gouvernement a décidé de «raser tout ce qui a été construit en révélant plus un esprit conservateur vengeur que la continuité démocratique». Le bilan du gouvernement en une année a ajouté quatre millions de nouveaux pauvres.

 

Les religieux mentionnent aussi «la destruction de l'économie (et du pays). Toutes les données qui pourraient pousser la vitalité économique sont bien pire qu'il y a un an : plus d'inflation, plus de dette, moins de production, moins d'emplois, moins d’exportations aux taux plus chers, les investissements au plus bas, l’augmentation du déficit budgétaire, l'augmentation de l'émission de la monnaie, la chute des recettes fiscales en termes réels, de la consommation et d'inversion de la chute des salaires réels». Les secteurs les plus riches ont été très favorisés puisque leur «ont été enlevés taxes et prélèvements, ce qui a permis de blanchir de l'argent grâce à l’évasion fiscale, en plus de libérer ce qu'on appelle le cycle financier.»

 

Macri au lieu de prendre ses responsabilités préfère blâmer le gouvernement précédent. Les prêtres avertissent également que ce gouvernement a caché «avec l'aide indispensable des médias, les effets du transfert phénoménal des revenus des classes à faible et moyen revenus vers à la minorité riche.» Ces dissimulations, le silence complice des médias et des entreprises journalistiques sont favorisés par le gouvernement Macri, où les principaux ministres et de nombreux fonctionnaires sont ou ont été PDG de grandes entreprises multinationales. L’intérêt patronal l’emporte ici sur l’intérêt général.

 

À la fin du texte, publié sur Internet, les prêtres concluent que «ceci est le modèle de la faim et de la pauvreté, de l'inégalité et la concentration de la richesse, de la désindustrialisation et des pertes d'emplois, de la primarisation de l'économie et de la perte de souveraineté, de la minimisation de l'État et de l'absoluité du marché, de la destruction de la consommation et de la production, de l'emprunt endémique pour couvrir la fuite des capitaux». Et comme si cela ne suffisait pas, «nous ajoutons une ineptie marquée pour la gestion opérationnelle de l'économie, avec des mensonges couverts en permanence, par la fabrication des données, avec la dissimulation d'informations, avec des promesses d'un avenir heureux qui ne vient jamais et n’existera jamais».

 

La présidence Macri en Argentine donne une idée de ce qu’est la droite au pouvoir. Avis à ceux qui voudront voter Fillon puisque Macri a montré ce qu’est libéraliser l’économie : le transfert brutal des revenus de la classe populaire aux classes dirigeantes par une dévaluation de 40 %, la réduction des taxes sur les entreprises, la récession avec l'inflation, les pertes d'emplois et la détérioration du pouvoir d'achat, la hausses des taux dans les services publics, la montée de la pauvreté et de la misère à des niveaux choquants, l'alignement charnel avec les États-Unis et la multiplication la dette extérieure. On ne relance pas un pays comme ça, on le ruine.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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