Les Italiens rejettent massivement la réforme de Matteo Renzi

Publié le 5 Décembre 2016

L’OBS nous montre ce lundi 5 décembre 2016 que les Italiens ont massivement rejeté dimanche par référendum la réforme constitutionnelle voulue par le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, qui devrait rapidement tirer les conséquences de ce camouflet et démissionner. Le non l'emporterait à plus de 54%, voire à près de 60%, selon des sondages à la sortie des urnes rendus publics après la fermeture des bureaux de vote à 23 heures, diffusés par les chaînes de télévision publique RAI et privée La 7.

 

Le scrutin portait sur une réforme constitutionnelle qui prévoit une réduction drastique des pouvoirs du Sénat, une limitation des prérogatives des régions et la suppression des provinces, l'équivalent des départements français. Une large majorité de la classe politique, de la droite classique aux populistes du Mouvement 5 Etoiles (M5S) ou de la Ligue du Nord, en passant par tous les extrêmes et même des "frondeurs" du Parti démocrate (PD) de M. Renzi, appelait à voter "non" en dénonçant une trop forte concentration des pouvoirs dans les mains du chef du gouvernement.

 

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a reconnu aussi ce dimanche que le non au référendum avait gagné de "manière nette" et il a immédiatement annoncé sa démission, qu'il remettra demain au président italien Sergio Mattarella. "Mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là", a déclaré Matteo Renzi lors d'une allocution en direct à la télévision, après sa défaite au référendum sur la réforme constitutionnelle, précisant qu'il remettrait sa démission lundi à l'issue d'un conseil des ministres.

 

Cette décision, si elle se confirme, ouvrirait une période d'incertitudes, qui pourrait peser lundi à l'ouverture des marchés financiers. On y redoute, après le choc du Brexit et la montée des mouvements populistes, une nouvelle phase d'instabilité dans la troisième économie de la zone euro. Et comme on pouvait s’y attendre suite à la victoire du «non» au référendum italien, l'euro est au plus bas depuis mars 2015 dans les premiers échanges asiatiques comme nous le montre Libération.fr. La monnaie unique a décroché quand les sondages à la sortie des urnes ont été diffusés après la fermeture des bureaux de vote à 7 heures à Tokyo. Il a ensuite touché 1,0506 dollar à 8h22, contre 1,0664 vendredi à New York.

 

Matteo Renzi montre l’échec du social libéralisme à travers le Jobs Act, la réforme mise pour relancer l’emploi et qui a eu le résultat contraire. Les Italiens se tournent donc vers le mouvement M5S, car ceux qui se prétendent sociaux-démocrates ne font pas une politique de gauche. Une leçon à prendre en France pour le PS surtout quand on sait que Manuel Valls va annoncer sa candidature alors qu’une partie du PS ne lui est pas favorable. Enfin, les médias et les instituts de sondage nous le vendent comme meilleur candidat pour les sympathisant de gauche mais peut-on les croire, tant ils se sont trompés. Les électeurs de gauche veulent autre chose.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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