Pour les évêques catholiques de France, Alep rappelle la nécessité de l'accueil des migrants

Publié le 16 Décembre 2016

L’OBS nous montre que le jeudi 15 décembre 2016 les évêques catholiques de France ont estimé ce matin que la situation d'Alep, la deuxième ville de Syrie, sous les bombes, "nous remet tous, élus, responsables et citoyens, devant nos responsabilités vis-à-vis de l'accueil des migrants et des étrangers".

 

"Alors que la communauté internationale en reste à des déclarations d'indignation, le jeu stratégique des puissances en présence ignore toute dimension humaine", dénonce le conseil permanent - l'exécutif - de la Conférence des évêques de France (CEF), exprimant sa "très vive inquiétude" dans un communiqué titré "Alep: qui dira qu'il ne savait pas ?"

 

Pour les évêques, "cette situation nous remet tous, élus, responsables et citoyens, devant nos responsabilités vis-à-vis de l'accueil des migrants et des étrangers. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la situation des personnes réfugiées chez nous. Nous devons les accueillir et les accompagner dans la durée".

 

Le conseil permanent - composé de dix des quelque 120 évêques en activité - déplore que "pour des milliers de personnes, cette situation est souvent indigne, en particulier en Île-de-France où, sous couvert de les prendre en charge, on se contente de les déplacer de quelques kilomètres".

 

"À l'approche de Noël, nous appelons tous nos concitoyens à ne pas baisser les bras et à se montrer solidaires de ceux qui souffrent, proches et lointains", conclut le communiqué. Début décembre, le pape François, recevant 260 élus français en pèlerinage à Rome, les avait appelés à prêter une attention particulière aux précaires et migrants.

 

Malheureusement comme le montre francetvinfo.fr une nouvelle pause des évacuations, à Alep vient d’avoir lieu ce vendredi 16 décembre. Les forces du régime de Bachar Al-Assad ont suspendu l'opération d'évacuation de milliers de civils et combattants "car les hommes armées n'ont pas respecté les conditions de l'accord", affirme une source de sécurité syrienne. La Turquie, mais aussi un général syrien, démentent la version russe. Espérons que le Conseil de sécurité de l'ONU qui se réunit aujourd'hui, obtienne le déploiement d'observateurs internationaux à Alep. Si la Russie refuse, elle montrera que les civils d’Alep-Est lui importent peu.

 

Frédéric Joli, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge, a fait savoir que les convois ne comportaient que des civils, des blessés ou des malades. «Il est évident que dans ce genre de convois, il n'y a jamais d'hommes armés», nous dit-il.

 

Que fait l’Occident ? Combien de temps va–t-il attendre ? Que tous ceux qui se sont opposé au boucher Bachar Al-Assad meurent ? On risque d’y arriver.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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