4 Vérités - Mélenchon : "Hamon est le bienvenu pour boire un bon café"

Publié le 24 Janvier 2017

francetvinfo.fr nous montre que Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités de France 2 ce mardi 24 janvier.

 

"C'est absolument inouï, rien dans cette élection ne peut plus être cru", a jugé Jean-Luc Mélenchon ce mardi matin dans les 4 Vérités. "C'est un trucage de masse", assène-t-il à propos du cafouillage sur les chiffres de la participation au premier tour de la primaire de la gauche.

 

En réalité, il n’y pas eu de trucages. Comme le disent des responsables locaux cette élection a été organisée à l'arrache. Par exemple, contrairement aux autres élections, ils n’ont pas eu le temps de faire remonter leurs questions ou d'éventuelles défaillances. L'application mobile utilisée pour remonter les résultats n’a pas fonctionné dans tous les bureaux.

 

Le scrutin a été organisé "avec précipitation". Les responsables locaux sont restés très longtemps sans information et tout s'est accéléré la semaine dernière. L'application, ils l'ont découverte vendredi pour dimanche. Certains ont "un peu ramé au début" pour assimiler toutes les consignes.

 

Les responsables locaux pensent à un simple cafouillage. Mais certains sont plus circonspects, car cela décrédibilise le PS. Ils ont même compté quatre fois les signatures de leur bureau mais, au final, ils passent pour des incompétents. Les militants et les bénévoles ont bossé durs et quand ils voient les articles de presse sur les soupçons sur la sincérité des résultats, ils sont déboussolés.

 

"Il est étrange qu'aucun des candidats ne proteste. On peut se demander si ça n'est pas parce que tous ont quelque chose en commun sur le sujet", ajoute-t-il.

 

Des candidats à la primaire ont bien mis en cause la transmission des résultats, mais pour les contester il faut les connaître. "Je ne remets pas en cause les résultats, mais j’attends la plus grande rigueur, le plus grand sérieux, le plus grand professionnalisme, la bonne transmission pour dimanche prochain", a déclaré Manuel Valls invité de franceinfo. "Il faut que l'organisation du scrutin soit incontestable", a ajouté le candidat au second tour de la primaire de la gauche.

Benoît Hamon a commenté, lundi 23 janvier, ces problèmes depuis son siège de campagne : "Pour un grand parti, être en situation de ne pas pouvoir confirmer 24 heures après l'élection, les chiffres de la participation pose problème, a-t-il expliqué. Cela ne change rien aux ordres de grandeur du résultat, mais, par souci de transparence, quand on organise un moment démocratique comme celui-là, il serait préférable que l'on puisse avoir ces informations rapidement."

 

Et comme le montre Europe1.fr, François de Rugy qui, après avoir rencontré les deux finalistes de la primaire le lundi 23 janvier , a décidé de s'exprimer. Face à des journalistes, le cinquième homme du premier tour lance : "C'est inacceptable qu'il y ait une présentation trompeuse des résultats". François de Rugy estime par ailleurs qu'il "est grand temps que les organisateurs et la haute autorité s'expriment".

 

Le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle a également exprimé une méfiance par rapport au futur vainqueur de la primaire du PS et de ses alliés : "C'est un candidat "désigné par une opération de triche".

 

À force de taper sur le PS et la primaire citoyenne, Mélenchon risque de donner un effet contraire, puisque les électeurs socialistes ne voteront pas pour lui, et ensuite les militants socialistes et les bénévoles (dont j’ai fait partie puisque j’ai tracté pour cette primaire et j’ai tenu un bureau de vote) qui ont participé à la primaire vont se sentir insultés puisqu’on les traite de tricheurs.

 

Il est grand temps qu’à Solferino on fasse mieux le travail, car les erreurs ne donnent pas un effet sérieux à cette élection, où les électeurs qui sont venus voter ne veulent pas de Macron, qui est le responsable du virage libéral du mandat de François Hollande en 2014 et qui n’a pas de programme, ni de Mélenchon qui veut prendre le pouvoir mais n’a pas pensé à son exercice.

 

Mettre des doutes sur le résultat permet de mettre en avant le chouchou des médias Macron. Mais cela risque de donner un effet contraire, puisque à force de la critiquer la primaire, on donne de l’intérêt à une élection qui fait pour l’instant 1 597 720 d’électeurs au premier tour avant les résultats finaux et sur le vainqueur du premier tour, Benoît Hamon, dont tous à droite comme à gauche critiquent son revenu universel. Mauvaise donne, à force d’attaquer quelqu’un on le crédibilise, une erreur qu’est en train de faire Manuel Valls.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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Françoise 30/01/2017 17:10

Je crois surtout Taï, qu'il y a la peur chez toi d'admettre que le rapport de force posé par les communistes et le mouvement ouvrier(30% et plus des votants à l'époque du CNR) a pesé lourd dans la balance pour tous les progrès sociaux que nous avons élaboré politiquement en France.
Si tu en as le temps et l'envie, va voir la Sociale et les Jours Heureux de Gilles Perret.
Je pense que tu y apprendras plein de choses (les dvds sont en vente je crois et tu peux précommander la Sociale).

Petits liens explicatifs en attendant:

https://www.youtube.com/watch?v=jlDTF5781wY

https://www.youtube.com/watch?v=C1qcEwATuwI

https://www.youtube.com/watch?v=MSWM6rY8fRQ

https://www.youtube.com/watch?v=_LzJbgHUvY4

M.W., sans les rouges de la Commune, sans la pression communiste du Front Populaire, mais aussi durant la résistance au nazisme et à Vichy, la plupart de nos avancées sociales n'auraient jamais eu lieu. Quand vous savez qu'encore au début du 20ème siècle, on assistait à des scènes où des patrons tiraient sur leurs employés, croyez bien que les droits syndicaux s'il n'y avait pas eu l'époque du Front Populaire avec une grosse percée communiste ouvrière puis même poussée au sein du CNR, ben ces droits syndicaux n'auraient pas eu lieu.
Mais cette histoire n'est pas racontée. Même pas durant vos études. Bernard Friot qui n'est pas un poussin de l'année le dit, les jeunes de l'école supérieure de la Sécu le disent aussi. Il faut de la curiosité, du courage et l'envie de comprendre d'où viennent réellement nos droits pour le découvrir.
Taï, c'est pas changer de crèmerie que de se rapprocher au plus près des convictions de gauche que l'on porte. Voir un parti socialiste qui n'a cessé de trahir les valeurs de gauche, tant celles des militants que celles de la population, c'est une blessure toujours béante, sur laquelle le PS jette sans arrêt du sel à chaque fois qu'il prend le pouvoir et qu'il fait le jeu de la finance, du patronat ou fait des réflexions comme celles de Rebsamen (cf un des liens que je t'ai passés).
Ceci dit, je suis contente qu'Hamon soit passé devant Valls. Mais quand on voit que certains militants veulent émettre un retrait en faveur de Macron et qu'on sait aussi que le programme risque de fondre aussi vite qu'il a été construit.

Par contre, quand je vois des initiatives comme celles de la JOC, ça me fait plaisir:

https://www.youtube.com/watch?v=DfLx3TU_woQ

https://www.youtube.com/watch?v=nVDLaD_0vrY

M.W 31/01/2017 12:07

Tai on peut aussi rappeller que dans les années 20 des communistes votaient pour la droite uniquement pour chatier les sociaux traites avec le slogan il fait plumer la volaille socialistes. Des gens qui n'ont pas trahi la gauche n est ce pas ?

Mais bon Françoise va encore dire que nous ne connaissons rien et que nous sommes endoctrine par le système ultra libéral qui nous enseigne une fausse vision de l histoire pour empêcher les gebs de ce tourner vers la verite du PCF

paroissiens-progressistes 31/01/2017 10:53

Françoise,

Non, c'est pas de la peur, mais mes études en histoire me permettent de voir que le PCF n'a pas été seul et a eu tendance à mettre l'affiche vers lui seul. Il a gouverné avec la SFIO et le MRP entre 1945 et 1947 dans ce qu'on appelle le tripartisme, ensuite c'est de Gaulle qui était le président du conseil et qui a permis à ces lois que tu prête aux communistes seul d'être appliquées. Ensuite, ils n'ont pas fait le programme du CNR seul, mais dans le CNR on trouvait aussi les socialistes, les radicaux, les gaullistes, même des vichystes qui sont passés de l'autre côté.

Ensuite le film les Jours heureux montre que les syndicalistes (qui n'étaient pas tous de gauche) et les organisations résistantes qui n'étaient pas toutes communistes ont entre 1944 et 1946 ont fait un ensemble de programme, tirés du programme du CNR qui a été approuvées par elles toutes et pas seulement les communistes. La sécurité sociale est due à Ambroise Croizat d'accord, mais c'est aussi une idée provenant du CNR, celui mais qui a permis son plein exercice est de Gaulle qui était le président de Conseil, car c'est lui qui appliquait les lois et pas ses ministres. La sécurité sociale n'est pas une invention du CNR mais vinent d'idées d'assurances faites entre le début XXe siècle et 1939.

Les rouges de la commune ont permis des avancées sociales qui n’ont pas durée longtemps, puisque les blanquistes et les anarchistes ont réduit à néant le travail des jacobins autour de Delescluze qui cherchaient la reconnaissance de la commune et à unir les diverses communes en France, en voulant se débarrasser de leurs adversaires, puis pour le Front populaire, c’est les communistes qui ont désiré le programme modéré pour attirer les radicaux lors des élections, et c’est les syndicats et les ouvriers qui ont poussés à de nouvelles réformes que Léon Blum a accepté et appliqué. Les communistes ne gouvernaient pas la France, ils ont refusé d’appliquer le pouvoir en se retirant. Le Livre de Serge Wolikow, 1936 : Le monde du Front populaire est excellent pour l’explique et cet auteur y connait un rayon car c’est un spécialiste de l’Internationale communiste.

Le PS a besoin d'un gros nettoyage et cela fait plaisir de voir Benoît Hamon dire que Cazeneuve ne l'a pas convaincu de défendre la loi travail. Ceux qui veulent se retirer pour Macron, ne savent pas ce qu'est la social démocratie, puisqu'ils se disent social libéral.

Merci !

M.W 30/01/2017 20:24

La Commune encore un bon mythe coco. Hélas la Commune n'est pas que communiste: les cocos partageaient le pouvoir avec des socialistes, des blanquistes, des anarchistes etc... la Commune n'est pas que coco, désolé pour les idéologues Rouges. Ensuite j'ai précisé que la peur de la montée des marxistes avait poussé les gouvernants à mettre en place des réformes sociales mais cela ne vous a pas effleuré puisque vous souhaitez me diaboliser et me faire passer pour un benêt.

Mais bon il est vrai que les bêtises auxquelles vous croyez ne sont plus enseignée car on a abandonné l'ère de l'histoire marxiste au nom de l'histoire scientifique, une histoire qui cesse de voir des gentils et des méchants, une histoire qui comprend que les valeurs humanistes ou communistes ne sont pas nées dans la tête des hommes préhystériques (oui je dis préhystérique) mais sont le résultats d'une longue construction intellectuelle etc ... Je comprends que cela irrite des militants cocos qui refusent toute approche scientifique de l'histoire au nom de l'histoire idéologique qui vanterait uniquement le communiste en divisant le monde entre les cocos (les gentils) et les autres (les méchants). Mais je comprends votre position : il faut du courage, de la curiosité et aussi beaucoup de volonté pour étudier l'histoire de façon scientifique, je comprends que les fanatiques idéologues comme vous préfèrent une histoire orientée et exècrent l'histoire scientifique

Françoise 27/01/2017 12:16

La sécu, les congés payés, les droits syndicaux, sociaux, c'est à l'extrême gauche pourtant que tu les dois, Taï. Une extrême gauche qui est venue au pouvoir, certes pas seule, mais qui a construit, élaboré et fait voter ces lois en mettant la pression. Sans la mobilisation politique et citoyenne de l'extrême gauche et spécifiquement ouvrière, la France n'aurait jamais eu un modèle social envié par tellement d'autres pays...
Et elle n'aurait jamais été aussi résistante au nazisme et à Vichy.

Le socialisme n'a jamais été le fer de lance ni le moteur d'une politique réellement socialiste.
Donc je préfère voter pour des gens qui ont des convictions réelles de gauche et une cohérence dans les combats qu'ils portent depuis des décennies que pour des gens qui arrivent au dernier quart-d'heure pour rafler la mise sans pour autant s'être jamais engagés dans ces mêmes combats.
Et pourtant tu vois, j'ai longtemps voté socialiste. Mais j'y arrive plus.
Je vois trop au quotidien les conséquences de ces politiques de la loi du marché, de l'uberisation, de la mise en concurrence de tout et de tous, de la marchandisation et de la paupérisation qui progresse avec les petits boulots à un euro, les voitures où de plus en plus de gens vivent faute de pouvoir payer un loyer, des femmes européennes qui se mettent depuis quelques années à revendre leurs cheveux pour pouvoir manger à leur faim et une oligarchie qui prétend entre deux repas atlantistes et deux concerts de charité, avoir des idées de gauche...


Rappelle-toi Hollande aux élections de 2012 comment il prétendait s'opposer à la finance.
Qui s'est encore fait bananer si c'est pas le peuple français qui pensait qu'il s'opposerait politiquement et économiquement à la politique menée par Sarko et Chichi avant?

On s'est fait bananer exactement comme en 2005 pour le non au traité européen.

Alors je n'irai pas voter socialiste cette année.
La trahison des français se fera sans moi.
La sociale démocratie n'est pour moi qu'un faux-nez du capitalisme ultra libéral.
C'est comme la vaseline que certains utiliseraient pour cacher des violences sexuelles répétées.
C'est comme ça que je le ressens. Et pour avoir subi ce type de violences par le passé, je suis pas du genre nostalgique de ces atrocités. J'ai pas le syndrome de Stockholm à vouloir reproduire le truc au plan convictions politiques.

M.W 27/01/2017 21:26

Allez on va revoir tout ça (ouais) :

Déjà la sécu est dû à tous les résistants rassemblés dans le CNR, pas qu'aux cocos

Les congés payés sont dû au gouvernement de Front populaire qui rassemblaient les cocos mais aussi la SFIO et la Gauche radicale. Enfin, le gouvernement du Front était surtout le fait des socialistes et des radicaux car les communistes ont vite rechigné à participer à un gouvernement qui lui semblait encore bourgeois. En plus, si la gauche socialiste a eu du mal à s'imposer avant 1936 c'est en partie parce que des cocos votent pour la droite pour gêner les socio-traîtres comme ils le disaient à cette époque.

Les droits syndicaux commencent en 1884 quand les radicaux légalisent les droits syndicaux ensuite cela à continuer.

PS les droits sociaux que tout le monde nous envie n'ont pas été inventé que par la France : notre système d'assurance c'est inspiré sur ce qui se faisait dans l'Allemagne whilelminienne qui était loin d'être marxiste.

Bon après, par honnêteté intellectuelle, je dois reconnaître que ces mesures ont été mises en place en partie parce que l'on voulait lutter contre la montée du marxisme mais ce n'est pas le seul facteur, dommage pour les partisans d'une vision simple.

Quant à la Résistance, aaahhh le bon coût du 90% des résistants étaient en fait des cocos holalala. C'est risible car les recherches historiques ont montré que c'est une légende inventée sur la base du mythe des 70 000 fusillés qui a été démentie depuis longtemps rehélas. C'est encore plus risible quand on sait que beaucoup de cocos ont appelé dans un premier temps à accepter Vichy et Pétain et ne sont entrés en Résistance qu'à partir de l'opération Barberousse, des gens de convictions je vous le dit.

Néanmoins, cette chère amie aura prouvée par sa phrase
La sociale démocratie n'est pour moi qu'un faux-nez du capitalisme ultra libéral. qu'elle considère qu'il faut obligatoirement, forcément, certainement, être marxiste pour être quelqu'un de bien.

Par contre, je ne suis pas d'accord avec vous, TaÏ, je pense qu'on a le droit de quitter un camps politique, si nous sommes déçus de lui et qu'on pense qu'il y a mieux ailleurs, je trouve cela légitime de rejoindre cet ailleurs. Après tout, serez vous déçu si un militant de la droite très libérale filloniste décidait de rejoindre la gauche ? ;)

paroissiens-progressistes 27/01/2017 20:31

Françoise,

Ce qui est à l'origine du programme du CNR en 1943, on ne le doit pas qu'au PCF mais aussi au Comité d'action socialiste (CAS). L'adoption de ces mesures n'est pas seulement due au PCF, mais aussi à la SFIO et au MRP avec qui ils faisaient ce ministère. Tout réduire aux communistes seuls est une vision bien limitée de l'histoire.

Je suis fidèle en politique, si on est déçu on change la donne, on ne va pas voir s'il y a meilleur ailleurs.

Merci !

Françoise 26/01/2017 13:46

Chat échaudé craint l'eau froide, Taï!
Je trouve que Hamon utilise des idées de gauche réelle seulement pour argument publicitaire.
Il n'y a pas d'ancrage chez lui réellement à gauche. Il est là pour entretenir l'illusion que le parti socialiste est encore à gauche. Mais tu sais aussi bien que moi que depuis Mitterrand, tout ce qui pouvait constituer une réelle politique de gauche a été balayé pour adopter la vision à la fois tatchérienne et atlantiste et ultralibérale. Même au sein du parti socialiste. Je t'en parle parce que j'ai eu fait en mon jeune temps estudiantin l'affiche européenne du parti socialiste. Et je peux te dire que nous avions eu des discussions serrées car certains sujets restaient tabous. On était déjà dans une vision ultra libérale où toute politique de gauche était moquée comme de vieux schémas communistes et qu'il fallait être moderne. Ben on a vu où nous a mené la modernité du parti socialiste. A des politiques de droite et de centre droit. Pour aller à la soupe sur les mêmes lignes libérales que les autres aux US et ailleurs. On a plus des gens au PS comme Yvette Roudy, Gisèle Halimi, Véronique Neiertz, Beregovoy, Emmanuelli, Marie Noëlle Liehnman, (même si elle est encore sénatrice). Moi se sont ces socialistes là qui m'intéressent. Parce qu'ils ont des valeurs réellement de gauche et des idées vraiment à gauche. Aujourd'hui, la Fondation Copernic qui est certainement la dernière réunion socialiste réellement socialiste, n'est pas dans les idées de la jeune garde socialiste massivement ultra libérale. Je le regrette.Parce que les citoyens français attendent une réelle politique de gauche qui n'est tenue actuellement par aucun individu du parti socialiste. Encore moins par la droite ni l'extrême droite.
La ligne Lordon-Friot, y en a aucun qui a les "couilles" de la mettre en place et d'y travailler réellement. Parce qu'ils savent tous que s'ils veulent les sous et continuer de toucher de l'argent des uns et des autres, se faire graisser la patte, faut qu'ils rallient la pensée libérale.
Podemos n'aura jamais le pouvoir tant que l'Espagne n'aura pas décanillé la monarchie et l'OD qui tient en laisse banques, médias, une partie des services hospitaliers et qui est majoritaire idéologiquement chez les industriels et grands propriétaires. Et tu sais, si l'intérêt de Hamon est aussi récent que pour le salaire universel de Friot, je me marre, comme disait Coluche.
Compare les faits, comment ces idées arrivent à l'arrache. Regarde l'histoire de ces soudaines passions...et tu verras que ça tient seulement de l'argument pub.
Sinon, crois-moi, Hamon, y a longtemps, très longtemps qu'on l'aurait vu chez Copernic, à la fête de l'Huma, chez les altermondialistes d'Attac, à Nuit Debout, causer chez Mermet et bien avant dans les manifs contre NDame des Landes, contre le CPE, aux conférences de Franck Lepage, etc, etc. Les convictions chez les politiques quand ils en ont réellement et qu'ils y tiennent, elles attendent pas une élection présidentielle pour se manifester.
Donc je ne crois pas à un Hamon converti aux idées de gauche depuis longtemps.
Je crois à un opportunisme lié à l'élection pour se démarquer de Valls et Macron. Toujours pour tromper le monde comme l'ont fait Mitterrand et Hollande. Avec l'idée de s'asseoir sur ces grandes idées largement valorisées durant les débats. Parce que finalement la realpolitik l'impose. Et à chaque fois, le parti socialiste s'engage un peu plus à droite.
Donc marre, de ce type de stratégie. Peut-être parce que je viens du monde publicitaire, je sais reconnaître les slogans et programmes de façade. Donc la sauce ne prend plus.
Par contre, je sais qu'actuellement, je préfère voter extrême gauche. Parce que c'est la seule voie politique qui propose réellement une politique de gauche et que les acteurs se sont depuis de nombreuses années engagés dans des luttes sociales, économiques et politiques réellement de gauche. Ca ne leur est pas venu comme une envie de pisser au dernier moment.
Donc côté crédibilité, ils ont un peu d'avance sur Hamon.


Les deux leaders le savent

M.W 26/01/2017 20:17

Peine perdue, Taï, Hamon ne défendant à 100% le programme de votre interlocutrice, elle ne peut que le voir comme un odieux facho ennemi du peuple marionnette de l'OD, partisan de la tyrannie et de l'exploitation du peuple par des tyrans en costards. Mais bon il est vrai qu'en matière de retournement de veste les cocos qui ont soutenu l'URSS et la Chine maoïste jusque dans les années 1990 avant de faire volte-face quand ce n'était plus possible de soutenir ces régimes médiatiquement parlant, ce qui n'a pas empêché une figure notable du marxisme, Geogeo, de tenir des propos négationnistes en niant publiquement l'existence des Goulags. Mais sans doute Madame a t-elle une arrière-grande tante militante dans le PC pour nous faire changer d'avis.

paroissiens-progressistes 26/01/2017 15:36

Françoise,

Je n'ai jamais été convaincu par l'extrême gauche dont les idées sont belles mais ne sont jamais mises en application dans les faits, puisqu'elle ne gouverne jamais. Il est toujours facile de dire qu'on va faire mieux, sans jamais faire l'expérience de l’exercice du pouvoir. D'ailleurs les politiques protectionnismes et la planification de l'économie voulue par elle, a montré ses limites en Argentine, puisque la droite est arrivée au pouvoir et le chômage de masse s'est installé.

Les programmes utilisées par ceux qu'on dit soit disant de gauche radicale pour arriver au pouvoir dans le cas de Podemos est social démocrate comme dans le cas de Bernie Sanders, en Equateur le président se dit aussi social démocrate. Il ne faut pas confondre la social démocratie de la sortie de la guerre jusqu'au années 1980, avec celle des années 1990 qui est venue ensuite qu'on appelle social libéralisme, un titre qui lui sied mieux.

Hamon peut chasser cette frange minoritaire qui a fait une OPA sur le PS et cela est une bonne chose. Pratiquer une véritable social démocratie comme en Amérique latine est préférable.

Ce que propose la social démocratie est une économie mixte. La France avait construit une économie mixte, combinant initiative privée et intervention publique prenant en charge ce que le privé ne sait faire (plein-emploi, stabilité financière, éducation, santé, retraite…). Avec ses limites, ce modèle «fonctionnait» : progrès du niveau de vie, réduction des inégalités.

Ce qu'ont fait Hollande et son gouvernement ne va pas dans ce sens puisqu'il ont assuré la financiarisation, le libre-échange, l'austérité salariale, et les inégalités croissantes. C'est ça le social libéralisme.

Merci !

Françoise 25/01/2017 00:56

Les évictions de candidats à la demande de Valls, avant même les primaires montrent une image peu reluisante.
Tout a été fait pour rester sur une ligne sociale démocrate, c'est à dire ultra libérale et soumise à la finance et aux idéologies les plus détestables.
Il n'y a pas de ligne socialiste type PSU (cette tendance incarnée encore par les militants liés à la fondation Copernic, a été d'emblée écartée car trop à gauche). On est donc dans une posture de centre droit qui ne s'assume toujours pas et qui surfe de plus en plus sur des idéologies de droite, voire d'extrême droite avec Macron et Valls.
C'est cela qui est navrant.
Les militants ont peut-être sanctionné Valls mais Hamon n'incarne pas suffisamment une orientation politique réellement de gauche. S'il reprend l'idée de revenu universel de Bernard Friot, c'est plus pour l'argument publicitaire de campagne que pour réaliser concrètement le projet.
Et c'est ça le plus dommage.
Car en réalité, aucun des actuels candidats à la présidentielle, n'auraient le cran d'appliquer économiquement ce projet pourtant enthousiasmant, si l'on veut pouvoir sortir du totalitarisme capitaliste et de l'aliénation du salariat, de la dictature de la finance et de celle du monde industriel.
Et c'est ça le plus grave. Comment nos politiques peuvent s'incliner sans honte devant Ingefarben-Bayer, LVMH, les banques les plus abusives, Monsanto, des politiques publiques, internationales et nationales déplorables, qui détruisent tout espoir de vie décente pour une majeure partie des citoyens, toujours plus précaires d'année en année?
Ce genre de déculottage me dépassera toujours...

M.W 25/01/2017 20:25

Allons, Taï, n'oubliez pas que vous vous adressez à quelqu'un qui part du principe que si l'on est pas d'accord à 100% avec ses idées politiques c'est que l'on est fasciste/ultra-libéral/extrémiste de droite/méchant suppôt du fric/incapable de voir la vérité etc..

paroissiens-progressistes 25/01/2017 11:12

Françoise,

Parmi les inspirateurs de Hamon, on trouve l’économiste Aurore Lacucq qui veut la transition écologique, Elisa Lewis , la vice-présidente de Démocratie ouverte, la députée européenne luxembourgeoise Mady Delvaux, qui fait le rapprochement entre la «raréfaction» du travail et la taxation des robots. C'est à partir de là qu'il en est venu au revenu universel. Il y aussi Bernie Sanders, Jeremy Corbyn, Podemos, «Black Lives Matter» («les vies noires comptent») qui dénoncent les comportements violents et racistes parmi la police américaine et Chantal Mouffe, la Belge qui a inspiré Podemos, théoricienne d’un populisme de gauche.

Ce ne sont pas des inspirations de centre droit. Françoise avant de dire quelque chose, il faut que tu saches qui est la personne. Je vois tes préjugés au sujet du PS.

Merci !