Aide aux migrants : "La solidarité n'est pas un délit", se réjouit Pierre-Alain Mannoni

Publié le 7 Janvier 2017

RTL.fr et Libération.fr nous montrent que Pierre-Alain Mannoni a obtenu gain de cause. Cet enseignant-chercheur du CNRS a été relaxé le vendredi 6 janvier 2016 par le tribunal correctionnel de Nice après avoir convoyé des migrants, trois femmes originaires d'Érythrée, dont une mineure. Il avait été arrêté et interpellé à un péage à La Turbie en octobre dernier avec les trois femmes à bord de sa voiture. "La solidarité n'est pas un délit", a-t-il réagi au micro de RTL.

 

"Je me félicite de cette décision, j'aurais été embêté par un autre jugement. C'est la première fois que je me confronte à la justice et pour moi elle reflète les valeurs de la République, les valeurs universelles de la Déclaration des droits de l'homme. Aujourd'hui, elles ont été validées par la justice et ça me rassure", a ajouté Pierre-Alain Mannoni.

 

L'enseignant-chercheur espère que le verdict prononcé en sa faveur à Nice pourra influer sur le jugement d'un agriculteur, Cédric Herrou. Mercredi 4 janvier, huit mois de prison avec sursis ont été requis contre lui dans une affaire similaire, pour avoir installé en octobre 2016 sans autorisation une cinquantaine d'Érythréens dans un centre de vacances SNCF désaffecté à Saint-Dalmas-de-Tende (Alpes-Maritimes). Depuis 2015, comme lui de nombreux habitants de la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes) viennent en aide aux migrants, souvent des Africains fuyant des pays instables, qui sont nombreux à entrer dans les Alpes-Maritimes depuis l’Italie voisine.

 

"Aujourd'hui, c'est un signe fort de la justice pour défendre la solidarité, le droit et le devoir d'aider des personnes en détresse. Des gens sont prêts à aider, il faut que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités", a insisté Pierre-Alain Mannoni.

 

En fin d'après-midi, la radio France Bleu Azur a indiqué que le parquet allait faire appel de cette relaxe. Pourtant, la loi prévoit, depuis 2012, l’immunité pour les passeurs qui ne sont pas rétribués et qui agissent si la vie des personnes recueillies est jugée en péril. Et comme le montre L’Express.fr le mercredi 4 janvier, la décision concernant Cédric Herrou a été mis en délibéré au 10 février.

 

La solidarité n’est pas un délit, la plupart du temps ce sont des gestes spontanés d’aide aux migrants qui sont condamnés et qui n’ont rien de politique. Ces gestes humanitaires sont pleinement dans la tradition d’accueil de la France et elle n’en a pas à avoir honte.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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