Ça bouge à gauche

Publié le 31 Janvier 2017

Dans son Direct du mardi 31 janvier 2017 au titre évocateur «ministres et députés socialistes frileux au moment de soutenir Benoît Hamon», nous voyons que Marisol Touraine et Michel Sapin l'ont appelé à infléchir sa ligne politique et ont exprimé leurs réserves sur son programme, et Jean-Marie Le Guen a affirmé qu'il n'était "pas sûr" de voter pour le candidat socialiste élu lors de la primaire. Par ailleurs, plusieurs députés vallsistes demandent "un droit de retrait" de la campagne.

 

Invité du journal de 20 heures de France 2, lundi, Benoît Hamon a assuré qu'il n'était "pas fermé au fait d'enrichir ce projet, au contraire". Mais il a maintenu qu'il souhaitait "que l'on vote pour ce que je propose" et non contre la droite et l'extrême droite. Après son appel au "rassemblement" au-delà du PS, Benoît Hamon va rencontrer Yannick Jadot, mardi à midi.

 

Et contrairement à ce qu’à souhaité Bernard Cazeneuve hier, il ne va pas infléchir sa ligne comme le montre l’article d’aujourd’hui dans LeMonde.fr intitulé «S'élargir sans se dénaturer, l’équation délicate de Benoît Hamon». «On ne va pas donner des gages aux uns et aux autres (...) mais on peut agréger des propositions des autres candidats de la primaire», précise son directeur de campagne. Le «made in France» industriel de Montebourg pourrait trouver sa place dans le nouveau corpus hamoniste, comme les investissements dans l’enseignement supérieur et la recherche promis par Peillon. Du côté de Manuel Valls, en revanche, la greffe programmatique risque d’être plus difficile.

 

Comme le montre LeMonde.fr dans ses articles «L’idée d’un rapprochement entre Hamon et Jadot fait son chemin» et «Le communiste André Chassaigne appelle au "rassemblement de la gauche sociale, écologiste et humaniste"», l’idée du rassemblement de la gauche fait son chemin. La victoire de Hamon fait tourner les têtes à EELV. Certains rêvent désormais tout haut d’un rapprochement avec lui quand leur candidat, Yannick Jadot, est à la peine pour réunir ses 500 parrainages. Un premier pas devait être franchi mardi midi : MM. Jadot et Hamon devaient se retrouver pour déjeuner. Lundi, M. Jadot n’a pas fermé la porte à des discussions avec le socialiste, à condition que ce dernier fasse preuve de «cohérence».

 

La victoire de Benoît Hamon à la primaire à gauche justifie le "rassemblement" de la "gauche sociale, écologiste et humaniste", estime ce mardi le chef de file des députés Front de gauche André Chassaigne. Ce dernier est opposé au soutien de son parti à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. "L'heure est au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui s'en réclament : communistes, socialistes, insoumis, écologistes, progressistes", ajoute-t-il, en référence aux militants de "la France insoumise", le mouvement créé autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

 

L’OBS nous montre aussi dans son article «"Si Emmanuel Macron est de gauche on discutera" a prévenu Benoît Hamon lundi soir», Benoît Hamon a assuré lundi soir dans le JT de France 2 qu'Emmanuel Macron devrait "trancher" entre la gauche et la droite s'il souhaite discuter avec lui. Du côté du Parti socialiste, la direction a appelé à soutenir Benoît Hamon en prévenant qu'il n'y aurait "aucune victoire au bout de la division".

 

Enfin dans son article «Les propositions de la fondation Abbé Pierre contre le mal-logement», L’Express.fr nous montre que la fondation Abbé Pierre a publié ce mardi son rapport annuel pour interpeller les candidats à l'élection présidentielle, en leur exposant une série de propositions qui doivent en finir avec le mal-logement. La Fondation Abbé Pierre (FAP) fait passer ce mardi le grand oral aux candidats à l'élection présidentielle. A quelques semaines du scrutin, François Fillon, Benoît Hamon,Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron sont invités à exprimer leurs propositions en matière de mal-logement. Un thème qui n'a jusqu'ici été que très légèrement esquissé dans le débat politique. À noter, la fondation n'a pas tenu à convier la candidate du Front National, Marine Le Pen, avec qui elle nourrit "de profonds désaccords".

 

Chaque année, la fondation dresse le même constat : la France compte "de plus en plus de personnes pauvres, sans domicile, expulsées ou qui souffrent de précarité énergétique". Pour peser dans le débat politique, l'organisme de lutte contre l'exclusion qui présente ce mardi son rapport annuel, veut, selon les mots de son président Raymond Etienne, "montrer que des solutions existent face au problème du logement (...)". La fondation émet ainsi une quinzaine de propositions pour combattre le mal-logement en France. Parmi elles, la mise en place d'une "sécurité sociale" du logement, la mobilisation du parc privé pour accueillir les plus démunis, la résorption des "passoires thermiques" (les logements mal isolés), ou encore le développement d'une plus grande transparence dans les attributions de logements sociaux, afin de "limiter les risques de discrimination".

 

Pour ceux qui sont tentés par un vote populiste en France, on peut déjà en voir le résultat catastrophique avec la présidence Trump sur le Direct de LCI.fr sur «LA PRÉSIDENCE DONALD TRUMP». Si Donald Trump affirmait avant son investiture vouloir rassembler le peuple américain, c'est mal parti. Obamacare, IVG... ses décrets ont créé de nombreux mécontentements. Mais aucun n'a provoqué un tollé aussi important que celui "anti-immigration". En effet, vendredi 29 janvier, Donald Trump signait un décret interdisant durant trois mois l'entrée sur le territoire américain de ressortissants de sept pays musulmans. La raison ? Soi-disant empêcher la venue de terroristes islamiques radicaux. Résultat : plusieurs personnes se sont retrouvées bloquées dans les aéroports bien qu'elles avaient un visa.

 

Depuis, la colère ne retombe pas. Des centaines d'Américains ont manifesté pour dénoncer cette mesure. Plusieurs chefs d'entreprises et personnalités ont annoncé des plans d'aide pour ces "réfugiés". La communauté internationale s'inquiète aussi des retombées diplomatiques. L'Irak et l'Iran, qui font partie des pays visés, envisagent déjà de prendre une mesure de réciprocité. Aussi, les pétitions se multiplient contre Donald Trump et sa politique. Mais le président américain persiste. Il a même limogé la ministre de la Justice intérimaire qui s'opposait à son décret.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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M.W 01/02/2017 09:38

Taï, vous n'avez pas répondu à la question que je vous ai posé il y a quelques jours que pensez-vous de la théorie de Franck Fenner selon laquelle la sixième extinction de masse aura lieu dans moins d'un siècle ? Pour vous, c'est véridique ou pas ?

paroissiens-progressistes 01/02/2017 10:55

M.W,

Je viens d'y répondre, mais c'est évitable.

Merci !