Dimanche, c’est Jour du seigneur à l’église Saint-Paul

Publié le 14 Janvier 2017

Florent Moreau dans son article pour nordeclair.fr du mercredi 11 janvier 2017 nous montre qu’après Croix le mois dernier, les caméras du Jour du seigneur s’installent ce dimanche à Hem pour diffuser la messe en direct de l’église Saint-Paul. Le dynamisme et l’ouverture des paroissiens ont séduit les responsables de l’émission.

 

Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche. Jean Hagenmuller et d’autres paroissiens sont à l’origine de la venue des caméras de France 2 dimanche.

 

Alors oui, c’est du boulot, oui, ça prend du temps, mais l’essentiel est ailleurs : «C’est surtout un plaisir, un bonheur, une belle aventure !» L’homme qui parle est Jean Hagenmuller, membre de la paroisse de la Trinité, à l’origine avec d’autres de la présence ce dimanche des caméras de France 2 dans l’église Saint-Paul, et de la diffusion en direct de la messe dans l’émission Le Jour du Seigneur. Avec ses fresques, ses carrelages colorés ou encore son coin enfants, le lieu de culte ne manque pas d’atouts.

 

Mais ce qui a retenu l’attention des responsables du programme dominical est sans doute à chercher du côté du dynamisme et de la solidarité des paroissiens. «Le premier contact téléphonique a duré 1 h 30, ils ont eu un coup de cœur», raconte Jean Hagenmuller. Depuis plusieurs années, l’ancien presbytère situé à côté de l’église a été transformé afin de pouvoir accueillir une famille de Roumains, et une autre d’Irakiens, pour lesquels les fidèles se sont beaucoup mobilisés. D’où le choix du dimanche 15 janvier, journée internationale des migrants, et la réalisation d’un reportage sur ces deux familles qui sera diffusé juste avant la messe.

 

Portés par l’énergie du curé, le père Michel Clincke, plusieurs dizaines de paroissiens s’organisent donc depuis l’automne pour proposer «une messe moins classique, plus festive et plus portée sur la louange» que celle vue à Croix le mois dernier, par exemple. La musique ne sortira pas des tuyaux d’un orgue, mais sera jouée à l’aide de guitares, de flûtes ou encore de trompettes. La chorale répète plusieurs fois par mois depuis septembre, et «le curé a souhaité que le Notre Père soit prié en araméen, le langage du Christ», qu’il a donc fallu apprendre par cœur.

 

Ceci dit, la messe sera à l’image de ce qui se fait tous les dimanches : «On s’est dit qu’on voulait éviter le piège de la démonstration, assure Jean Hagenmuller. C’est-à-dire que ce n’est pas le passage à la télé qui est important, on n’est pas des acteurs de cinéma. On veut passer le sens de notre foi et de notre engagement. On veut que ce soit à la fois beau et humble.»

 

La messe démarrera à 10 h 45 dimanche, mais les fidèles sont priés de se rendre à l’église Saint-Paul dès 9 h 30. Près de 400 places sont disponibles : selon le souhait des organisateurs, il n’est pas possible de réserver sa place, et les premiers arrivés seront donc les premiers servis. Mais au cas où tout le monde n’entrait pas, une retransmission sur grand écran (avec communion) est prévue dans le centre intergénérationnel situé à 50 mètres de l’église, rue Racine.

 

Même si je n’ai pas été très content d’apprendre en pleine messe cette initiative, elle permettra aussi de voir de 10h30 à 10h45 un reportage sur le Béguinage de la Fraternité qui accueille une famille Rom et irakienne avant la messe et espérons que cela donnera l’exemple à d’autres paroisses.

 

Surtout quand Libération.fr montre dans son article du vendredi 13 intitulé Un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité»’ qu’une centaine d'organisations syndicales et associatives ont signé un manifeste «pour en finir avec le délit de solidarité» et dénoncer «la recrudescence des poursuites» envers les personnes venant en aide aux migrants. «Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors nous sommes tous délinquants», pose en exergue ce manifeste intitulé «Délinquants solidaires» et ouvert aux signatures vendredi.

 

«C'est le soutien à l'ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect» explique ce texte qui a reçu la signature d'organisations syndicales comme le Syndicat de la Magistrature et l'Union syndicale Solidaires et d'association comme le Secours catholique, Emmaüs France, le Gisti, la Cimade, la LDH (Ligue des droits de l'Homme) ou encore la Fondation Abbé Pierre. Il y a un peu moins de dix jours, le procureur de Nice a requis huis mois de prison avec sursis contre l'agriculteur Cédric Herrou pour avoir aidé des migrants érythréens dans la vallée de la Roya, près de la frontière franco-italienne.

 

Enfin, Libération.fr nous montre que l’extrême droite a eu tort sur l’arrivée des réfugiés irakiens et syriens dans son article «En Allemagne, l'accueil des réfugiés a dopé l'économie», puisque l'accueil de 1,1 millions de réfugiés en 2015 et 2016 en Allemagne a stimulé l'économie, s'assimilant à un «véritable plan de relance», comme le rapporte le Monde. L'arrivée des réfugiés a ainsi entraîné une hausse des dépenses et une augmentation de la consommation. «Marcel Fratzscher, président de l'Institut économique de Berlin, estime à 0,3 % l'impact des réfugiés sur la croissance en 2016», explique le quotidien. En France, on devrait peut être voir le stimulus économique des réfugiés plutôt que les préjugés à leur encontre.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Actualités

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jean jacques 17/01/2017 13:00

je viens de visionner en replay cette émission, quelle qualité ! quelle spontanéité ! quelle joie du rarement égalée merci et bravo