Emiliano Fittipaldi se plaint d’un système qui couvre et protège les pédophiles dans l'Église catholique

Publié le 17 Janvier 2017

Jesús Bastante nous parle dans son article sur periodistadigital.com de ce mardi 17 janvier 2017 du recueil des horreurs qu’est le nouveau livre d’Emiliano Fittipaldi, l'un des deux journalistes acquittés pour «Vatileaks II», «Lussuria» qui comprend des dizaines de cas d'abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique, tout en dénonçant l'existence d'un «système qui couvre et protège les pédophiles».

 

Fittipaldi a recueilli des entretiens avec les prêtres et les autorités judiciaires pour faire valoir l'existence de 1200 allégations crédibles de d’harcèlement sexuels envers des enfants au cours des trois dernières années. Dans certains des vingt cas d'abus sexuels présumés commis par des prêtres en Italie en 2016, Fittipaldi écrit, qu’ils ont été reconnus coupables d'abus sexuels sur mineurs sans que l'Église ne prenne aucune mesure contre eux.

 

Dans une interview avec La Repubblica, Fittipaldi fait savoir qu’il y a un impact sur ce «système» qui permet une protection pour les religieux lors d'une enquête ou une condamnation. Surtout en Italie, où, le journaliste dit qu’elle étaient liés, à plus de deux cents religieux, directement ou indirectement, avec des cas de maltraitance d'enfants au cours de ces dernières années. «Au cours des deux dernières décennies, en ne comptant que les condamnés ou ceux qui ont subi une enquête, il y a plus de 200 prêtres italiens dénoncés par des actes de luxure avec des adolescents», écrit Fittipaldi. Néanmoins, il insiste sur le fait, que dans le pays de ce scandale «n'a jamais été exploité.»

 

Fittipaldi met quelques exemples du «système» qui protège «les orques et les caisses de l'Église» en Italie. Ainsi, il montre le cas du religieux Antonello Tropea, qui «en mars 2015 a été retrouvé par la police dans une voiture avec un jeune de 17 ans» en Calabre, qu'il a rencontré à travers une «application utilisée pour les rencontres entre homosexuels.» «Suivi pour prostitution de mineurs, il continue d’exercer comme prêtre», tandis que son évêque Francesco Milito lui a conseillé, selon Fittipaldi, «d’éviter de parler à la police au sujet de ces choses.»

 

En outre, en Calabre, cette fois dans le diocèse de Locri, Fittipaldi mentionne Mgr Francesco Oliva pour souligner qu’«en 2015 il envoya son prêtre Don Francesco Rutigliano, dans paroisse à Civitavecchia (centre de l’Italie), alors que la Congrégation pour la Doctrine de Foi l’a suspendu pour quatre ans en 2011, pour «abus sexuel sur mineurs» commis entre 2006 et 2008». Fittipaldi cite aussi le religieux Franco Legrottaglie, «condamné en 2000 pour avoir abusé de deux jeunes filles, et qui en 2010 a été nommé par l'évêque émérite Rocco Talucci aumônier de l’hôpital et prêtre dans une église» d'Ostuni, une ville dans les Pouilles (sud de l’Italie).

 

La «tolérance zéro» contre la pédophilie dans l’Église souhaitée par le pape François (qui lui-même dans certains de ses choix de cardinaux, évêques et archevêques ne s’est pas montré très fin) a du plomb dans l’aile, cela est dû au cléricalisme ambiant qui préfère protéger des pervers au lieu d’aider les victimes. Une honte !

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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