Les primaires citoyennes choisissent une ligne clairement à gauche

Publié le 30 Janvier 2017

Les primaires citoyennes choisissent une ligne clairement à gauche

Hier, Benoît Hamon a écrasé Manuel Valls avec 58,71 % contre 41,41 % sur un total d’électeur de 2,04 millions. C’est la victoire d’une option choisie par les électeurs de gauche, celle de mettre en avant une réelle ligne social démocrate face au social libéralisme. Ce que propose Benoît Hamon est un futur idéal, qui a décidé de voir les mutations économiques telles qu’elles sont, notamment la fin de la croissance, d’où son idée de revenu universel, et de la transition écologique qui peut créer de nouveaux emplois. Contrairement à ce qu’avançaient les médias, il n’annonce pas la fin du travail, on retrouve aussi dans ses autres mesures économiques les 32 heures. Ce que souhaite Benoît Hamon est la fin du travail précaire et combattre le chômage en dehors des anciennes recettes. Enfin, il souhaite le rassemblement de la gauche et il a fait un appel à Yannick Jadot, le candidat écologiste, et Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Parti de gauche, pour faire un programme de gouvernement, mais ils ne désirent pas se retirer de la présidentielle. Cela explique pourquoi, le candidat du PS a intéressé des électeurs de gauche.

Ce lundi, les médias pro-Macron désirent la désunion du PS pour faire gagner leur candidat préféré, Emmanuel Macron. Ce dernier donnera son programme fin février. Un favori sans programme ? Cela est peu sérieux. S’il attend le plus tard possible, c’est que son programme risque d’effrayer les électeurs de gauche. Benoît Hamon aura une tache difficile, mais il n’aura pas Manuel Valls contre lui qui a accepté de le soutenir, sans faire campagne pour lui, ce qui est mieux. Maintenant il doit réunir la gauche, mais ne fait pas d’appel du pied à Macron, qui a choisi de se mettre au centre droit et gauche. Cette option politique a fait perdre des hommes comme Raymond Barre (favori des sondages et remplissant des meetings qui fini 4e de la présidentielle en 1988), Édouard Balladur (favori des sondages qui une fois sur le terrain fut très mauvais comme Macron), et François Bayrou. Le mouvement En Marche fait surtout preuve d’arrogance en pensant qu’il gagnera sans voir la réalité du terrain et des élections. Être favori des sondages et remplir des meetings ne fait pas de Macron un bon président, mais juste une image médiatique.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, qui croyait jusqu’au dernier moment que le candidat de la primaire allait se retirer pour lui, il doit faire face à une réalité, le PS qu’il croyait mort est bien vivant et il a choisi une autre option politique, celle des «frondeurs» du PS, qui contrairement à ce qu’il croyait n’allaient pas le rejoindre, et qui est forte de 2 millions d’électeurs. Avoir sa ligne à gauche ne permet pas de gagner le pouvoir selon les médias, pourtant quand on regarde de plus près c’est cette ligne sociale libérale qui fait que le PSOE en Espagne, et les Partis sociaux-démocrates en Allemagne et en Autriche, ne sont plus majoritaires dans les élections puisqu’ils ont acceptés des alliances contre nature avec des partis de droite comme le PDI en Italie, qui va en payer le prix, ou ils disparaissent complètement comme le PASOK en Grèce. On avance aussi que la ligne social démocrate de Corbyn en Grande-Bretagne ressemblant à celle choisie par Hamon ne gagnera jamais d’élections et qu’elle sera toujours dans l’opposition, mais les élections législatives n’ont pas encore lieu et il est un peu tôt pour souligner sa défaite.

Si le PS a survécu ailleurs comme au Portugal, c’est qu’il accepte de faire un programme commun avec l’extrême-gauche (PCP et BE) qu’il applique une fois arrivé au pouvoir. C’est ce que semble souhaiter Benoît Hamon. La primaire citoyenne a montré que les électeurs de gauche veulent une ligne claire comme au Portugal et pas une synthèse qui ne plait à personne. Et pour ceux qui croient que Marine Le Pen fera mieux que les autres partis, on peut voir en Italie ce que donne un parti qui n’a jamais gouverné et qui promet le ciel, le mouvement 5 étoiles qui a montré ses limites en gouvernant les villes qu’il a gagné. Quand on choisi une voie populiste, on choisit toujours des personnes qui veulent le pouvoir mais qui ne sauront jamais l’exercer. La gauche devra se poser la question de l’union comme en 1965, 1974, 1981 et 1997 pour pouvoir gagner les élections présidentielles et législatives contre l’extrême droite et la droite, et voir que le candidat PS a le plus de chance de gagner les présidentielles car la dynamique est de son côté et lui n’a pas seulement entre 1000 et 1800 sondés pour dire ses chances.

Merci !

 

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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