Hollande fier d'avoir dirigé un «peuple debout»

Publié le 2 Janvier 2017

Laure Bretton dans son article sur Libération.fr du samedi 31 décembre 2016 nous montre que très solennel lors de ses ultimes vœux, le président de la République a appelé les Français à avoir confiance en eux et en leur pays. Et a dressé un portrait catastrophiste d'une France dirigée par Fillon ou Le Pen.

 

Ceux qui espéraient un indice sur ses choix pour la présidentielle en ont été pour leurs frais. Il n’a évoqué ni la gauche, ni la primaire de fin janvier à laquelle il a donc renoncé. Mais comme il le fait dans chacun de ses discours depuis un mois, Hollande a attaqué droite et extrême droite en illustrant les conséquences de leurs projets pour les Français selon lui. François Fillon président? «Il en va du modèle social de la France, de son système de santé, de ses services publics essentiels.» Marine Le Pen à la tête du pays? «Il en va de nos valeurs: la France est ouverte au monde, elle est européenne et fraternelle. Comment imaginer notre pays recroquevillé derrière des murs, sur son seul marché intérieur, revenant à la monnaie nationale et discriminant ses enfants selon leurs origines ?» Avant de présenter ses «vœux les plus chaleureux» aux Français, François Hollande a livré un dernier conseil, voire une ultime mise en garde : «C’est vous qui aurez le dernier mot. Votre responsabilité est grande et la France compte sur vous.»

 

Jean-Christophe Cambadélis se décide à enfin mettre le PS sur un cap plus à gauche comme le montre aussi LePoint.fr le samedi 31 décembre 2016 dans l’article «Cambadélis veut mettre le "précariat" à l'agenda de 2017». Jean-Christophe Cambadélis publie samedi un opuscule, "Brissy-sous-Bois ou les oubliés de la République", dont l'objectif est de mettre la question du "précariat" au cœur du prochain quinquennat, et qui est aussi l'occasion pour le premier secrétaire du PS de quelques critiques vis-à-vis de son camp.

 

Pour M. Cambadélis, qui avait déjà mis ce sujet dans le débat public au sortir des régionales, le prochain quinquennat doit faire "de la question du précariat la question centrale". Une question qui selon le député de Paris a trop tendance à déserter l'agenda politico-médiatique. "Ne cherchez pas Brissy-sous-Bois. Brissy-sous-Bous n'existe pas. J'ai choisi ce titre pour illustrer précisément tous ces destins brisés dont on ne parle jamais, comme s'ils n'existaient pas", dit l'incipit. Au fil de son ouvrage d'une soixantaine de pages, il en décrit différentes facettes - précarité du logement, de l'emploi, sanitaire, culturelle -, entremêlant statistiques et témoignages d'acteurs engagés dans la lutte contre ces maux sociaux.

 

Le dernier chapitre permet au premier secrétaire d'esquisser quelques pistes programmatiques. Il prône ainsi "des parcours professionnels sécurisés, une production de logements adaptés aux temps de la vie, l'offre de services publics adaptés aux rythmes de la vie, un droit au voyage pour les jeunes et (...) le soutien au bénévolat et à la vie associative". Dans son diagnostic, M. Cambadélis ne se montre pas forcément tendre à l'égard des siens. Il regrette ainsi une "économisation de la pensée politique", jusqu'au "sein même de la gauche, où toute l'attention a porté ces dernières années sur le sujet de la compétitivité, au prix de la relégation de la question du précariat". "La gauche doute et se cherche depuis de nombreuses années", reconnaît-il un peu plus loin. Ou encore : "certains aspects de notre bilan peuvent nous rendre fiers, mais la réalité doit nous rendre humble car l'essentiel reste à faire". Et dans la conclusion : "disons le d'emblée, (la gauche) n'a sans doute pas fait assez" depuis 2012. Le premier secrétaire du PS est au moins lucide sur la gauche de gouvernement.

 

Et pour ceux qui sont encore tentés par le vote FN, Libération.fr propose aussi le 31 décembre 2016, la «Bande-annonce du «Chez Nous» de Lucas Belvaux, inspiré par le Front National». On n'a pas forcément hâte de découvrir un jour un biopic de Marine Le Pen, mais la présidente du Front National a clairement inspiré un personnage de Chez Nous, le nouveau film de Lucas Belvaux attendu en salles le 22 février, et dont la bande-annonce vient de sortir. Emilie Dequenne y incarne Pauline, une infirmière à domicile dans le Nord qui s'occupe seule de ses deux enfants et de son père ancien métallurgiste. Profitant de sa popularité, les dirigeants d'un parti extrémiste (le Bloc Patriotique, calqué sur le FN) vont lui proposer d'être leur candidate aux prochaines municipales.

 

Dans le rôle de la patronne du parti - une femme blonde au look singé sur celui de Marine Le Pen, ici nommée Agnès Dorgelle - on retrouve Catherine Jacob. Dans le dossier de presse du film, son réalisateur, qui évoque «une parole se libère, disséminant une odeur abjecte qui dérange de moins en moins», écrit : «le film ne s'adresse pas en priorité, et ne doit pas s'adresser, qu'à des gens mobilisés, très au fait de ce qu'est vraiment l'extrême-droite. Ce qu'il dit, montre, raconte, tout le monde peut le savoir, mais les gens s'informent plus à travers une presse qui favorise le spectaculaire ou l'émotion, que par des média d'analyses et de réflexions». Voir le FN vent debout contre ce film, montre bien que ce parti d’extrême droite n’est démocrate que dans les mots et qu’il ne supporte pas qu’on montre ce qu’il est vraiment.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0
Commenter cet article

L'indépendant 04/01/2017 13:27

Les hollandolâtres m'insupportent tout autant que les sarkolâtres, tant le bilan de leur champion respectif a été nul ! Je suis souverainiste et je ne vote pas FN , mais ce n'est pas parce que Le Pen va dire que la terre est ronde, que je vais me sentir obligé de dire qu'elle est carrée. L'article de Laure Bretton prouve que cette journaliste est TOTALEMENT déconnectée de la réalité. Qu'elle mette donc ses idées en pratique à propos de l'ouverture des frontières et qu'elle laisse les portes de son domicile grandes ouvertes. Elle verra, le résultat ne tardera pas à se faire voir...

paroissiens-progressistes 04/01/2017 16:21

L'indépendant,

L'ouverture des frontières pour les ressortissants de l'UE, les réfugiés et les demandeurs d'asiles. La plupart des migrants sont reconduits chez eux. D'ailleurs la France, est critiqué du fait qu'elle accueille mois de migrants et réfugiés que d'autre pays européens. Laure Bretton parlait des vœux du président, pas de l'ouverture des frontières, et le président parlait de la xénophobie du FN et de ses recettes stériles.

Merci !

M.W 02/01/2017 19:58

Au fait le réalisateur de Chez Nous c'est défendu de faire un film politique ou un film militant et dit avoir fait un film citoyen et il a apparemment dit chez Bourdin qu'il ne ciblait pas le FN

Cordialement

M.W 02/01/2017 19:48

Ouais parce que François Hollande ne laisse pas une situation catastrophique ? n'a t-il pas détruit certains principes sociaux de notre pays en permettant aux entreprises de choisir les mutuels de leurs employés ? N'a t-il pas promulgué et défendu la loi El Kohmry qui détruit de nombreux droits ? Il juge Fillon et Lepen mais a t-il fait mieux ? Après tout il n'a pas précisé que son bilan était bancal et qu'il a été confronté à de nombreux échecs ce brave homme. Entendre un président de gauche qui a mené une politique de la droite la plus libérale critiqué le libéralisme de Fillon c'est à mourir de rire, qui va le prendre au sérieux ?

Quant au film sur le FN franchement si on faisait un film pour critiquer le PS ou Les Républicains ou le Front de Gauche vous pensez que ceux-ci aurez accepté et n'aurai pas essayé de se défendre ? Faîte un film sur un de ses partis, on verra comment les dignitaires et militants vont réagir.

Cordialement

paroissiens-progressistes 04/01/2017 12:54

M.W,

Pourquoi critiquer encore le bilan du président, cela ne le changera pas. Le problème, c'est que quand la droite revient au pouvoir elle fait encore pire. Alors l'extrême droite, je ne préfère pas y penser. Tous les gouvernements et les alternances ont été de belle trahisons des valeurs et des principes de la droite et de la gauche. Le pire est donc à venir. Comme la gauche a poussé à droite, la droite devra faire encore plus à droite et l'extrême droite encore plus à l'extrême.

Pour Z, à travers la dictature des colonels, tous les totalitarismes étaient visées même le communisme.

Merci !

M.W 03/01/2017 20:35

Et ça sert à quoi à François Hollande de critiquer l’hypothétique bilan d'un nom moins hypothétique successeur ? Surtout que vous qui critiquez sans cesse la trahison du hollandisme envers la gauche je trouve cela bizarre que vous ne critiquiez pas dans cet article le bilan de ce président.

Euh... Z c'est pas une critique de la dictature des Colonels ? C'est qu'ils ont dit sur arte un jour

paroissiens-progressistes 03/01/2017 14:13

M.W,

Des films politiques comme Le Président en 1961 existent depuis longtemps en France, ils tapent sur les hommes politiques souvent corrompus, ou dans le cas de Z en 1969 sur le communisme, on peut y ajouter Adieu Poulet en 1975 s'inspirant de l'affaire de Puteaux où un colleur d'affiche a été tué par un des partisans du maire de droite, critiquant la montée de l'extrême droite et les milices privées que se payaient certains hommes politiques. Tous y ont eu droit, le FN ne devrait pas mal le prendre.

Quant à François Hollande, on verra bien. Le prochain président aura une dure tache et critiquer le bilan de son prédécesseur ne lui servira à rien.

Merci !