Le cardinal Burke a tenté de convaincre Festing de désobéir au pape et de ne pas démissionner en tant que chef de l'Ordre de Malte

Publié le 26 Janvier 2017

Cameron Doody dans son article du jeudi 26 Janvier, 2017 nous montre que le cardinal Burke s’est opposé à la démission du Grand Maître Matthew Festing et au retour du chancelier von Boeselager, même après que le pape l’a demandé. Les Développements de l'affaire dans l'Ordre de Malte suggèrent que tout n'a pas encore été résolu tout au sein de la congrégation.

 

Christopher Lamb - correspondant à Rome pour The Tablet - a insinué que la décision du pape de retirer Festing et de nommer un délégué pontifical pour le gouvernement de l'organisation apportera la réintégration de von Boeselager dans son poste, et l'abrogation de toutes les décisions prises par le gouvernement de l'Ordre après son départ.

 

Le journaliste a rappelé qu’après le scandale causé par l’arrêt des activités de von Boeselager, le secrétaire d'État, Pietro Parolin, a écrit à deux reprises pour rappeler à Festing que lui et le cardinal Burke avaient trahi la volonté du pape. Et que le pape voulait que les différences soient résolues par le dialogue.

 

Ainsi, Parolin les a exhortés à rectifier et à «suspendre» l'action disciplinaire contre l’ex-chancelier. La suspension semblait plus qu'une possibilité, tandis que le pape a finalement réussi à redresser l'ordre et à mettre fin à la rébellion de leurs têtes. L'Ordre de Malte ne disposera que de la déclaration du Conseil souverain de la congrégation qui se réunira samedi pour traiter et formaliser le retrait en tant que Grand Maître de Festing.

 

Pendant ce temps, viennent à la lumière d’autres de scandales entourant le travail de Festing. Andrea Tornielli a décrit dans Vatican Insider que Festing et Burke auraient manipulé des informations transmises au pape sur la distribution de préservatifs dans le tiers-monde pour en rendre von Boeselager responsable. Ce serait la conclusion à attendre de la commission d'enquête du Vatican chargée d'enquêter sur le départ de l'ancien chancelier.

 

À son tour, a ajouté le Vatican, après la réunion à laquelle le pape François a demandé à Festing de démissionner, le cardinal Burke a fait tous les efforts possibles pour le convaincre de pas le faire. Une preuve que le cardinal ultra, s’est encore une fois, opposé à la volonté du pape François.

 

Enfin, The Tablet fait valoir que les enquêteurs du Vatican "ont eu connaissance" d'un cas d’abus sur mineurs dans la congrégation que l’ancien Grand Maître Festing a réglé de façon négligente.

 

Un chevalier appuyé par Festing au Conseil Souverain, Duncan Gallie, était l'un des quatre responsables d'une enquête interne d'un ancien sacristain de l'Ordre à Londres, Vernon Quaintance, accusé d'agressions sexuelles sur des mineurs. Gallie et les autres chevaliers ont conclus en 2011 qu’ils ne devaient prendre aucune action contre Quaintance, qui en 2014 a été reconnu coupable de neuf crimes d'abus sexuels sur mineurs et de possession de matériel pédopornographique. Néanmoins, Gallie vit encore aujourd'hui à Rome et participe aux réunions du Conseil souverain.

 

Il est choquant de voir ce qu’est devenu l’Ordre de Malte, qui sert de basses intrigues contre le pape et qui cache ses turpitudes. Le pape François devrait peut être nommé un homme capable de faire de profondes réformes dans l’Ordre et un nettoyage afin d’y retirer ceux qui ont une pensée cléricale et clientéliste. Une chose semble avoir été oubliée par Burke et Festing, le service des malades, puisqu’elle gère notamment des hôpitaux et des dispensaires.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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