Le Saint-Siège réaffirme son soutien à la commission d'enquête sur l'Ordre de Malte

Publié le 18 Janvier 2017

Radio Vatican nous montre dans son article du mardi 17 janvier 2017 que les rapports entre le Saint-Siège et l’Ordre de Malte se sont tendus ces dernières semaines, autour du licenciement début décembre, du numéro trois de l’ordre. Pour «l’informer sur la crise de la Direction centrale actuelle de l’Ordre», le pape a nommé une commission. François lui réitère aujourd’hui son soutien.

 

Au moment de sa création par le pape, la commission a tout de suite été rejetée par le grand maître de l’Ordre depuis 2008. Fra’ Matthew Festing estimait que l’ordre étant souverain, le remplacement de son numéro 3 était une affaire interne, relevant donc de sa compétence. Le Saint-Siège n’avait alors pas réagi. Il le fait ce mardi, car le noble britannique a d’abord exprimé son refus de collaborer avec la commission pontificale dans un communiqué paru le 10 janvier, puis, remis en cause la composition de l’équipe dans une lettre interne à l’Ordre mais publiée ce mardi dans la presse.

 

Face aux critiques du grand maître de l’Ordre, le Saint-Siège rejette aujourd’hui «au vu de la documentation en sa possession, toute tentative de discrédit sur les membres de ce groupe et sur leur travail». Il réaffirme espérer «la pleine coopération de tous dans cette étape délicate et attend le rapport dudit Groupe pour adopter, dans les domaines de sa compétence, les mesures propres à assurer le bien de l’Ordre Souverain Militaire de Malte et de l’Église» dont il vante à nouveau le «travail remarquable» en diverses parties du monde en défense de la foi et au service des plus pauvres.

 

Le 6 décembre dernier, le grand chancelier de l’Ordre de Malte depuis 2014, a été démis de ses fonctions; suspendu en raison d’une procédure disciplinaire lancée contre l’Allemand Albrecht von Boeselager, car il refusait de démissionner. Frère d’un nouveau membre du conseil de surveillance de l’IOR, nommé le 15 décembre dernier, Albrecht von Boeselager est accusé selon la presse spécialisée d’être «un catholique libéral» qui «refuserait l’enseignement de l’Église». Il aurait fermé les yeux sur la distribution de préservatifs en Birmanie. Le grand maître Fra'Matthew Festing n’a désigné aucun fait concret, mais lui reproche «une situation extrêmement grave et intenable», à l’époque où Albrecht von Boeselager était grand hospitalier.

 

La commission pontificale est formée de cinq personnalités : Mgr Silvano Tomasi, membre du Conseil pontifical Justice et Paix, et ancien observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, le père jésuite Gianfranco Ghirlanda, et trois laïcs, Jacques de Liedekerke, Marc Odendall et Marwan Sehnaoui.

 

Le Saint-Siège défend la décision du pape François de créer une commission d'enquête sur la suspension du Grand Chancelier de l'Ordre de Malte, rejetant toute tentative de discréditer son enquête et ses travaux. Il souhaite également la pleine coopération de l’Ordre et encourage son travail remarquable, mais cela sera plus difficile.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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