Pour le Cardinal Tobin, «L'Église n’est pas un club d'élite ou un conteneur statique de la vérité»

Publié le 10 Janvier 2017

«Le plus grand défi que l'Église doit faire face aujourd'hui est le fossé entre la foi et la vie», nous dit le cardinal Joseph Tobin qui a pris possession de sa chaise dans la cathédrale de Newark bondée, accompagné par des dizaines d'évêques et de cardinaux, y compris Sean O'Malley ou Blase Cupich, se souvenant de cette façon que l'Église «n’est ni un club d' élite ou un conteneur statique de la vérité», comme nous le montre Cameron Doody sur periodistadigital.com ce mardi 10 janvier 2017.

 

Le cardinal Tobin a contourné dans on homélie «l'un des sujets chauds qui dominent le discours, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Église», comme le mariage «traditionnel», l'avortement et la liberté religieuse. Le cardinal Tobin a surtout dénoncé une tendance croissante «qui semble nous isoler, nous convaincre de compartimenter nos vies : séduits d'aller à l'église le dimanche et pendant le reste de la semaine, nous faisons ce que nous devons faire pour survivre.» Pour faire comprendre que la foi se vie dans la vie réelle, il explique que la naissance de Jésus-Christ, est le résultat de tous les efforts de Dieu pour nous faire comprendre que la foi a tout à voir avec la vie : la vie entière, et non pas avec des dogmes, des croyances et des lois stériles.

 

Pour le cardinal Tobin : «Croire en Jésus-Christ n’est pas l'acceptation d'une doctrine ou d'un code moral», mais plutôt un engagement à «une personne qui vit et qui est la source de la vie, et pas seulement le dimanche matin !». Le Seigneur a fondé l'Église, par conséquent, elle n’est pas «un conteneur statique de la vérité», mais «un ensemble de relations dynamiques entre les personnes et entrelacées avec le Dieu trinitaire». Un endroit «où les croyants parlent et écoutent» et une «communauté de foi qui parle et entend le monde». Et tout cela pour le Corps du Christ pour mener à bien sa mission et assumer la responsabilité sociale : non pas simplement comme «une autre présence institutionnelle ou une ONG bienveillante» mais comme «un mouvement de sel, de lumière et de levain pour la transformation du monde».

 

Un lien entre la foi et la vie réelle du peuple, en termes de «bonté» et non la confrontation est le souhait du cardinal. Avec des messages de cette sorte, il n’est pas difficile de voir pourquoi le cardinal Tobin a gagné la réputation d’être l'un des «hommes de François» dans l'Église américaine.

 

Espérons que plus de cardinaux souhaitent que l’Église se mette dans la vie réelle des fidèles afin d’en finir avec la forteresse dogmatique qui n’a su que faire fuir beaucoup de ses membres au lieu de leur tendre la main.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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