Primaire de la gauche : entre confiance et différences

Publié le 11 Janvier 2017

Libération.fr dans son Direct du lundi 9 janvier 2017 au titre «Les modalités du scrutin de la primaire de la gauche précisées» nous montre que Christophe Borgel, président du Comité national d'organisation des primaires citoyennes (soir la primaire de la gauche) a détaillé ce matin certains points de l'organisation du scrutin. Il y aura précisément 7 530 bureaux de vote, un chiffre inférieur aux 8 000 annoncés par le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis le 2 octobre, aux 9.400 de la primaire du PS de 2011 et aux 10 228 bureaux de la primaire de la droite, en novembre. «Il n'y a pas de désert de bureaux de vote», a pourtant assuré Christophe Borgel, Selon lui, le coût du scrutin pourrait grimper jusqu'à 4 millions d'euros (ce qui correspond au coût de la primaire de 2011). Avec une participation de 1 euro demandée, il faudrait donc 4 millions de votant pour que l'opération soit amortie. Les dépenses des candidats ne seront par ailleurs pas plafonnées comme c'était le cas pour la primaire de la droite avec un seuil à ne pas attendre fixé à 1,5 millions d'euros par candidat.

 

Le Point.fr nous monte aussi l’optimisme de Christophe Borgel qui a plaidé ce mardi pour un rassemblement du "camp progressiste", qui va selon lui de Benoît Hamon à Emmanuel Macron, pour le premier tour de la présidentielle. "Dans une dynamique de premier tour, il est clair que si on n'a pas au minimum ce rassemblement de la gauche social-réformiste, progressiste, les chances d'arriver au second tour de l'élection présidentielle sont totalement inexistantes", a mis en garde M. Borgel sur Radio Classique. "Une fois que la primaire sera passée", "je crois qu'à un moment donné, l'ensemble de ceux qui veulent autre chose que le programme de M. Fillon ou celui de Mme Le Pen seront obligés de trouver un chemin de rassemblement", a-t-il affirmé. "Au moins pour la partie de ceux qui ont gouverné, et qui choisissent cette gauche qui veut gouverner, qui va pour moi de Hamon à Macron". "Je ne mets pas Jean-Luc Mélenchon là-dedans, même si, à la fin, il faudra élargir ce rassemblement", a-t-il précisé.

 

Tandis que dans le Live du site LeMonde.fr pour les élections présidentielles 2017 de ce mardi 10 janvier 2017 qui nous montre qu’«Anne Hidalgo envoie ses propositions aux candidats à la primaire». Soutien affiché de Vincent Peillon, Anne Hidalgo entend peser dans les débats de la primaire à gauche. La maire de Paris a en effet envoyé une lettre de cinq pages à chacun des sept candidats dans laquelle elle détaille ses propositions, et notamment les trois chantiers qu’elle estime prioritaires : "lutter contre le changement climatique", "s'attaquer aux inégalités territoriales" et imposer "un renouveau démocratique".

 

Le Direct de Libération.fr nous apprend aussi que lundi 16 janvier, Manuel Valls devait tenir un meeting à Rennes. Mais voilà l'événement «reporté», selon Ouest-France. La raison ? Officiellement, le fait que le ministre de la Défense et président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, ne pourra pas être là. Mais difficile de ne pas relever aussi que plusieurs appels à manifester ont été lancés pour accueillir Valls à Rennes, dont une «Farine Party», en référence à l'enfarinement du candidat à Strasbourg, fin décembre.

 

LCI.fr nous apprend qu’alors que la campagne de la primaire organisée par le PS s'accélère, les sept adversaires s'écharpent depuis plusieurs jours sur le revenu universel. Benoît Hamon la défend mordicus pour permettre à tous les Français de disposer d'un "matelas" en cas de coup dur, mais la mesure ne fait clairement pas l'unanimité. Manuel Valls refuse de donner à tous une allocation mais propose un "revenu décent". Son idée serait de fusionner la dizaine de minima sociaux existants pour assurer un revenu d’existence aux plus précaires. En tête des opposants au revenu universel, Arnaud Montebourg qui a éreinté une idée "qui n’a pas de sens". De son côté, la radicale Sylvia Pinel se dit "inquiète face à une telle proposition", qui coûterait selon elle "plus cher que le budget de l’Etat". Pour Vincent Peillon, le risque du revenu universel est "l’effet d’exclusion". "L’idée sous-jacente : c’est le revenu minimum pour tout le monde et puis je ne m’occupe plus de toi", a-t-il estimé auprès de La Vie. François de Rugy se moque pour sa part de cette mesure. "C’est un peu le dernier truc à la mode, si vous me permettez l’expression, ce revenu de base. Mais dès qu’on creuse un peu, plus personne ne dit et ne pense à la même chose", a-t-il déclaré sur i<Télé le 3 janvier dernier.

 

Malgré les critiques Benoît Hamon connaît une poussée comme le montre l’article d’Europe1.fr du mercredi 11 janvier : «Benoît Hamon survolté à Montpellier, Manuel Valls sans passion à Clermont-Ferrand». Alors que Manuel Valls a rassemblé à peine 300 personnes pour son meeting à Clermont-Ferrand. Il a lu son discours sans passion devant un public sans enthousiasme. Ses meetings sont souvent poussifs, des signes d'agacement sont souvent visibles sur le terrain, comme mardi face aux journalistes. On sent depuis le début de cette campagne une certaine fébrilité. Dans le même temps, Benoît Hamon faisait salle comble à Montpellier. Dans une ambiance électrisée, Hamon a "rassuré" les sceptiques.

 

Enfin dans le Direct de Libération.fr du mardi 10 janvier au titre évocateur «Christiane Taubira adresse ses reproches à la gauche qui «a renoncé à ce qui l'identifie» Dans un long entretien donné à l'hebdo le 1 (en kiosque mercredi), Christiane Taubira fustige la gauche qui «a renoncé à ce qui l'identifie» et qui «bute sur ses propres renoncements». Le coupable de ces régressions ? Manuel Valls à qui l'ancienne ministre de la Justice reproche d'avoir fermé la porte au dialogue. La gauche «connaît maintenant un ressac. Pas un reflux, un ressac : elle ne recule pas seulement, elle bute sur ses propres renoncements», poursuit l'ex-garde des Sceaux. Et de déplorer : «Elle s'est soumise à l'hégémonie culturelle de la droite, au sens où l'a analysée Gramsci, en adoptant ses codes et son langage. Elle a renoncé à ce qui l'identifie».

 

Celle qui est partie sur «une désaccord politique majeur» tire également à boulets rouge sur la méthode de l'ancien Premier ministre. «Progressivement, sous cette législature, le mot d'ordre face aux contestations, et parfois aux simples questions, a consisté à intimer silence», a-t-elle ainsi regretté. Et de conclure sur sa candidature à la primaire fantasmée : «Je me présente en 2002, je suis coupable de l'échec de la gauche; je ne me présente pas en 2017, je suis coupable du probable échec de la gauche.» Dans un entretien exclusif à Libération en septembre dernier, Christiane Taubira s'inquiétait déjà de l'éventuelle disparition de la gauche.

 

La primaire de la gauche verra s’affronter les candidats lors de son premier débat le jeudi 12 janvier et nous permettra de voir les différences entre eux. Pour Christiane Taubira il faut que le Parti socialiste revienne aux valeurs de la gauche, tandis que Benoît Hamon a le vent en poupe, alors qu’Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont trop confiant.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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