L'Église d'Australie promet de lutter contre les abus sexuels

Publié le 26 Février 2017

Radio Vatican nous montre qu’à l’issue des auditions de la Commission royale australienne sur la pédophilie, afin de faire la lumière sur les actes pédophiles commis dans le cadre de l’Église catholique, le président de la Conférence épiscopale australienne a annoncé, dans un communiqué le samedi 25 février 2017, qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir «pour garantir que les abus du passé ne se reproduisent plus».

 

Les auditions ont duré trois semaines pour identifier les lacunes et les erreurs, mais aussi pour définir les perspectives efficaces pour le futur. Plusieurs aspects ont été étudiés, souligne le communiqué : le droit canon, le confessionnal, le célibat, le cléricalisme, la formation, le soutien professionnel et la supervision. Mgr Denis Hart a rendu hommage aux victimes des abus pour le courage qu’ils ont montré.

 

Le président de la Commission, Peter McClellan, présentera un rapport final et ses recommandations au gouvernement australien à la fin de l’année. Entre 1980 et 2010, 4440 cas d’abus ont été recensés à l’intérieur de l’Église catholique. Près de 1800 prêtres australiens ont été accusés, soit 7% des prêtres du pays.

 

Mais peut-on croire que l’Église en Australie va lutter contre les abus sexuels quand on voit qu’au sein du sommet de l’Église, cette tolérance zéro n’est pas pratiquée comme le montre aussi l’article du samedi 25 février sur ici.radio-canada.ca nommé : «Le pape François assouplit les sanctions contre des prêtres pédophiles». Le pape François a discrètement assoupli les sanctions à l'endroit de quelques prêtres pédophiles, faisant même sourciller ses propres conseillers.

 

Le pape a rejeté les recommandations de la Congrégation pour la doctrine de la foi à maintes reprises, mettant plutôt en œuvre sa vision d'une Église miséricordieuse, ont confié à l'Associated Press deux avocats en droit canon et un représentant du Saint-Siège. Le pape préfère ne pas réduire les prêtres à l'état laïc, les condamnant plutôt à une vie de prières et de pénitence, à l'écart du ministère public. Dans certains cas, les agresseurs se seraient défendus en citant le pape lui-même et son discours de miséricorde.

 

Comme on peut le voir la miséricorde de l’Église oublie les victimes des prêtres pédophiles qui attendent que la tolérance zéro que cite l’Église, mais qui ne semble pas l’appliquer dans les faits.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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