Un rassemblement de la gauche attendu pour contrer le FN

Publié le 10 Février 2017

Un rassemblement de la gauche attendu pour contrer le FN

Hier comme le montre LePoint.fr dans l’article nommé «Hamon dans la Creuse à la rencontre du "pays réel"», si Benoît Hamon s'est à nouveau défendu d'être "l'homme providentiel" -se moquant au passage des allures christiques d'Emmanuel Macron, et d'un François Fillon "pas très chrétien" sur les migrants-, il s'est appliqué à prendre de la hauteur et peut-être à endosser plus franchement le costume présidentiel, en mettant en garde contre les "monstres" qu'engendre la disparition du "vieux monde", dans une allusion à une célèbre formule d'Antonio Gramsci.

 

"Il faut toujours prendre conscience des moments dans lesquels nous vivons. Il y aujourd'hui une éclosion des nationalismes partout", a-t-il souligné, en pointant "l'instabilité" engendrée par Donald Trump comme par Vladimir Poutine. "Voilà la situation dans laquelle nous sommes, et dans ce clair-obscur peut naître un monstre, vous en avez le nom, c'est une femme, elle est portée aujourd'hui par un puissant mouvement populaire qu'il ne faut surtout pas sous-estimer", a-t-il dit dans une allusion évidente à Marine Le Pen. Face au risque de l'extrême-droite, M. Hamon a réaffirmé la nécessité de ne pas se contenter d'un "petit projet", et de "tout mettre en œuvre pour tenter de rassembler la gauche". Il a promis pour ce faire "des initiatives nouvelles, cette semaine et la semaine prochaine".

 

Et dans BFMTV.com cet appel au rassemblement est plus que souhaité par Yannick Jadot dans l’article : «Jadot à la gauche : "Il faut qu'on soit capables de dépasser nos égos"». Yannick Jadot, le candidat qui a remporté la primaire EELV, pourrait dans les prochains jours officialiser un rapprochement avec Benoît Hamon, si leurs programmes convergent. "Il faut qu'on soit capables de dépasser nos égos", a-t-il martelé ce jeudi au micro de BFMTV, s'adressant notamment au candidat PS à la présidentielle ainsi qu'à Jean-Luc Mélenchon. "Notre responsabilité est tenter l'aventure qui gagne la présidentielle", en créant des emplois et refondant l'Europe. "Mais pour cela, il faut la clarté et la cohérence du projet".

 

Libération.fr montre aussi dans son article «EE-LV va soumettre au vote les négociations avec Hamon et Mélenchon» que les choses bougent. EE-LV va soumettre au vote de ses militants et des votants à sa primaire la tenue de discussions programmatiques avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon en vue de la présidentielle, a annoncé le parti. «Il a été décidé [...] que les différentes étapes de réflexion et de décisions soient validées, ou pas, [...] par celles et ceux qui avaient pris part à l'aventure présidentielle au moment de la primaire», a expliqué le secrétaire national EE-LV, David Cormand. Un premier vote aura lieu «le plus tôt possible la semaine prochaine», selon lui, ajoutant qu'il se ferait par Internet et durerait trois jours.

 

Les discussions entre les camps du candidat écologiste Yannick Jadot et de son homologue socialiste Benoît Hamon, qui ont déjà débuté, seraient donc poursuivies ou interrompues selon le résultat du vote, qui sera rendu public. Celles avec Jean-Luc Mélenchon ne sont pour l'instant qu'à l'état de projet, mais seraient encouragées ou écartées selon le résultat. Un deuxième scrutin sera organisé ultérieurement en cas d'accord sur le programme. Les mêmes électeurs seront alors appelés à se prononcer sur le texte de l'accord et une «candidature commune».

 

En parlant de «monstre», l’article de francetvinfo.fr «"L'Émission politique" : ce qu'il faut retenir du passage de Marine Le Pen» du vendredi 10 février, Marine Le Pen est revenue hier soir sur les fondamentaux de son programme en plateau. "Nous revenons à un patriotisme économique, à un protectionnisme intelligent, nous refaisons l'État stratège, nous maîtrisons l'immigration", a détaillé la candidate à la présidentielle. Prenant exemple sur Donald Trump, elle a réaffirmé vouloir relocaliser dans l'hexagone les entreprises françaises. "J'expliquerais à ces entreprises que si elles ne viennent pas construire leurs voitures en France, et bien lorsqu'elles réimporteront leurs voitures en France, elles seront frappées d'un droit de douane", a expliqué Marine Le Pen en plateau. Discours adouci sur certains points, notamment sur la peine de mort, qu'elle souhaite tout de même proposer en référendum, la candidate frontiste encourage à la place la perpétuité réelle.

 

Le protectionnisme économique voulu par Marine Le Pen n’est pas une bonne idée puisque l’exemple argentin nous montre qu’une forte dévaluation conjuguée à la mise en place de mesures de protectionnisme économique amène l’effondrement de la monnaie nationale, l’explosion des prix à la consommation, l’augmentation du prix des matières premières, l’accroissement du déficit et de la dette, l’augmentation du chômage, auxquels on ajoute une baisse de la croissance et une augmentation de la corruption. Ensuite le modèle Trump montre ses limites puisque comme le montre LCI.fr la cour d'appel de San Francisco a maintenu la suspension du décret sur l'immigration de Donald Trump. Un camouflet pour le président américain qui a promis de continuer à défendre devant la justice cette mesure emblématique de son début de mandat.

 

Pendant ce temps comme le montre Libération.fr dans son article «Cédric Herrou condamné à 3 000 d'amende avec sursis pour avoir aidé des migrants», l'agriculteur Cédric Herrou, qui a aidé des migrants érythréens dans la vallée de la Roya, près de la frontière franco-italienne, a été condamné ce matin à 3 000 d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien. Il a été relaxé des autres faits qui lui étaient reprochés, notamment l'installation de migrants dans un centre de vacances désaffecté de la SNCF et l'aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale. Le procureur avait requis 8 mois de prison avec sursis. Malgré l'amende avec sursis, Cédric Herrou appelle à continuer d'aider les migrants.

 

«On continuera à agir et ce n'est pas sous la menace d'un préfet ni les insultes d'un ou deux politiques que nous arrêterons. Nous continuerons car c'est nécessaire de continuer», a promis vendredi Cédric Herrou, devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne et condamné à une amende de 3 000 euros avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice qui l'a reconnu uniquement coupable d'en avoir pris en stop depuis l'Italie. «Nous, concitoyens, levons-nous, prenons possession de la politique de terrain !», a clamé sous les applaudissements ce barbu, encore inconnu en août lors de sa première interpellation - sans suite judiciaire - avec huit Erythréens dans sa camionnette.

 

Comme l’a dit hier Benoît Hamon hier : «Face à l'extrême droite qui nous propose un futur sinistre, il faut imposer une gauche qui propose un futur désirable». Pour cela, il faudrait que la gauche prenne exemple sur des hommes comme Cédric Herrou et le Secours catholique à Calais qui doit faire face à la mairie de Calais qui veut éviter tout retour de migrants et a bloqué l'accès à des douches mises en place par celui-ci pour permettre aux migrants d’avoir des conditions sanitaires correctes.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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