Une campagne présidentielle entre affaires et recherche d’unité

Publié le 17 Février 2017

LeMonde.fr dans son Live Présidentielle 2017 du vendredi 17 février 2017 nous montre que Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont en tête des intentions de vote selon une enquête électorale menée par le Cevipof pour Le Monde. Les deux candidats ont toutefois une base électorale qui n'a pas la même solidité. Pourtant comme le montre francetvinfo.fr dans son article «Présidentielle : à deux mois du premier tour, "il y a un certain désarroi pour une partie de l'opinion"», rarement une élection présidentielle a été aussi indécise sous la Ve République. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria, diffusé jeudi 16 février, François Fillon est en forte baisse sur un mois avec 18,5% d'intentions de vote et se voit distancé par Marine Le Pen (26%) et Emmanuel Macron (23%) au 1er tour. Mais cette enquête révèle aussi une forte incertitude dans le choix des électeurs.

 

Ensuite le parquet national financier (PNF), chargé de l'enquête préliminaire concernant les soupçons d'emploi fictif pesant sur l'épouse de François Fillon a communiqué, hier, affirmant qu'"en l'état", elle écarte "un classement sans suite". Cela ouvre deux perspectives : l'ouverture d'une information judiciaire ou un renvoi du candidat en correctionnelle. francetvinfo.fr nous montre dans son Direct que sur LCI, Thierry Solère a exclu tout retrait de son candidat. Un comité d'accueil à la mairie de Tourcoing s’en est donné à cœur joie avec des casseroles, des banderoles et le slogan "Fillon en prison".

 

Dans une autre affaire d'emplois fictifs présumés, qui concerne cette fois le Front national au Parlement européen, Marianne et Mediapart ont révélé, hier, un rapport qui accable Marine Le Pen. L’OBS nous montre dans son article «Emplois fictifs au Parlement européen : Marine Le Pen nie avoir reconnu quoi que ce soit», que Marine Le Pen a démenti ce vendredi avoir reconnu l'emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire européen, contredisant un rapport de l'organisme antifraude de l'UE dévoilé jeudi par Mediapart et "Marianne". Cependant selon le rapport de l'Olaf, la députée européenne a reconnu avoir salarié fictivement son garde du corps, Thierry Légier, comme assistant parlementaire pour "régulariser des salaires et charges".

 

Pendant ce temps à gauche, les militants Europe écologie-Les Verts ont voté à 89 % pour que Yannick Jadot travaille à un rapprochement avec Benoît Hamon (PS) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise). Comme le montre le Direct de francetvinfo.fr, invité de franceinfo, Yannick Jadot estime qu'"il y a un incroyable potentiel d'une grande aventure politique", alors que les militants écologistes ont largement approuvé hier, par un vote, un rapprochement avec Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

 

Dans l’article de francetvinfo.fr «Élection présidentielle : 60% des sympathisants de gauche appellent à une candidature unique», on nous fait savoir que selon un sondage Odoxa pour franceinfo, plus de la moitié des sympathisants de gauche souhaiteraient qu'il n'y ait qu'un seul candidat de la gauche à l'élection présidentielle. Pour 44% d'entre eux, Jean-Luc Mélenchon doit se retirer, pour céder sa place à Benoît Hamon. Seuls 16% des sympathisants de gauche préfèreraient le scénario inverse.

 

C’est sans doute pour cela que Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon se parleront aujourd'hui d’après le Direct de francetvinfo.fr. C'est ce qu'a indiqué ce dernier sur franceinfo. "Ce ne sera pas facile", a-t-il concédé à propos des négociations entre les deux hommes. Pour cela LCI.fr nous montre dans son article «Benoît Hamon va "parler" avec Jean-Luc Mélenchon ce vendredi» qu’avant cet entretien, Jean-Luc Mélenchon a envoyé une lettre au candidat PS pour poser ses conditions, et lui expliquer ce qui pour lui sera non-négociable.

 

Tout d'abord, il veut s'assurer que Benoît Hamon rompra avec la politique du quinquennat. Pour cela, il lui demande "l’engagement clair à en abolir les mesures emblématique c’est-à-dire essentiellement la loi El Khomri, le CICE et l’état d’urgence permanent. Cela se traduira par la mise à l’écart des prochaines élections notamment des ministres du gouvernement qui a imposé cette 'loi-travail' à coup de 49/3". Ensuite, il ne veut "aucun accord ni à la présidentielle ni aux législatives avec Emmanuel Macron et son mouvement" qui est selon lui "la poursuite ou le durcissement de la politique mise en œuvre par François Hollande".

 

Enfin, Donald Trump dans le Direct de francetvinfo.fr a promis un nouveau décret sur l'immigration "la semaine prochaine", lors d'une conférence de presse. Il en a également profité pour attaquer la presse, qu'il juge "malhonnête". Il n’aura pas le soutien de la hiérarchie catholique à ce niveau là comme le montre l’article de Rina Guidos sur NCRonline.org du jeudi 16 février intitulé : «Les évêques frontaliers appellent à la dignité, indépendamment de la "condition de migration"». Dans une déclaration conjointe, les évêques catholiques dont les diocèses sont le long de la frontière américano-mexicaine ont parlé de la "douleur, de la peur et de l'angoisse" qu'ils voient chez les immigrants et ont promis de suivre l'exemple du pape dans la construction de "ponts, plutôt que les murs d'exclusion et d'exploitation".

 

La déclaration 14 février a été lue à la basilique du Sanctuaire national de Notre-Dame de San Juan del Valle au Texas après une visite par les évêques d’un centre de retenue de l'immigration ainsi que d'un centre de répit humanitaire à la paroisse du Sacré-Cœur à McAllen, au Texas, dans le diocèse de Brownsville.

 

Cette déclaration intervient après deux jours d'une assemblée d'évêques dont les diocèses sont le long de la frontière américano-mexicaine. Le nonce apostolique aux États-Unis, Mgr Christophe Pierre, y a également assisté. La réunion d'environ 20 évêques incluait l’évêque Daniel E. Flores de Brownsville et Mgr Gustavo Garcia-Siller de San Antonio.

 

Ils ont parlé de la situation de la Sainte Famille qui a cherché refuge et une réponse humaine de compassion, et disent qu'ils ont vu la même chez les immigrants qu’ils ont rencontrés. Pour eux, les migrants ont le droit d'être respecté quel que soit l’état de migration. Dans l'Église, ils disent qu’"il n'y a pas d'étrangers", et ont promis de continuer à soutenir les services aux familles de migrants "y compris ceux qui sont spirituels, juridiques et d’assistance matérielle."

 

Le modèle Trump a du plomb dans l’aile puisque Donald Trump ne peut pas fermet partiellement les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans puisqu’un juge de Seattle en a bloqué l'application, puis la cour d'appel de San Francisco a maintenu cette suspension. Heureusement que des contre pouvoirs permettent de limiter le pouvoir d’un président qui improvise et qui a déjà deux de ses ministres démissionnaires comme Michael Flynn, le conseiller, à la sécurité nationale à cause de ses liens avec la Russie et de son secrétaire au travail, Andrew Puzder, qui a retiré mercredi sa candidature, plombée par des révélations sur d’anciens épisodes de sa vie personnelle. Cela donne une idée de la direction de la France par le FN : totale improvisation, promesses non tenables et des ministres peu fait pour le travail.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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