Une présidentielle ouverte

Publié le 3 Février 2017

L’OBS dans son article du jeudi 2 février 2017 nommé «Le candidat du PS, Benoît Hamon a été reçu par François Hollande. Il assure qu'il veut se "tourner vers l'avenir"», nous montre que Benoît Hamon, candidat du PS à l'élection présidentielle, a expliqué mercredi qu'il entendait se "tourner vers l'avenir", à l'issue de sa rencontre à l'Elysée avec François Hollande qui ne constituait pas selon lui un "passage de témoin".

 

Interrogé, dans la cour de l'Elysée, sur ses désaccords avec le chef de l'État sortant, dont il a combattu la politique depuis son départ du gouvernement en 2014, Benoît Hamon a répondu : "On a évidemment parlé de cela mais pour moi, ce qui est important, c'est de se tourner vers l'avenir." Donc, il ne changera pas de ligne.

 

Benoît Hollande a reçu son ancien ministre de l'Économie solidaire (2012-2014), puis éphémère ministre de l'Éducation (2014), pendant environ une heure en tête à tête dans son bureau, selon l'Elysée. "Il n'y a pas de passage de témoin aujourd'hui. Il y a une élection présidentielle et un président qui préside jusqu'à l'élection présidentielle", a également déclaré M. Hamon qui avait "simplement la volonté de ma part d'échanger sur ce que seront les axes de ma campagne".

 

Ces axes "seront dans la continuité de ce que j'ai défendu. J'ai proposé un cap, ce cap je le maintiens, je l'enrichirai évidemment de toutes les contributions de ceux qui s'impliquent aujourd'hui derrière moi, et je n'ai jamais été fermé à ces discussions mais le cap, il a été donné", a-t-il poursuivi. "Il me semble que les sujets aujourd'hui portent les Français sur le travail, sur l'air que l'on respire, ce que l'on mange, ce que l'on absorbe, la santé (...), le vieillissement, la prise en charge des personnes âgées dépendantes". "Ces questions-là sont absolument centrales."

 

Ensuite, Europe1.fr nous montre dans son article Hamon en opération séduction devant les entrepreneurs, après François Fillon et Marine Le Pen, mercredi, Benoît Hamon, le candidat du PS, s'est livré jeudi à une opération séduction au salon des entrepreneurs. Entouré de plusieurs dizaines de journalistes, Benoît Hamon a arpenté pendant deux heures les allées du salon à Paris, s'arrêtant à de multiples stands et se livrant volontiers à des selfies avec les visiteurs. A l'issue de sa déambulation, il a assuré devant des journalistes qu'il ne s'agissait pas pour lui "de donner des gages".

 

Sur son compte twitter (@benoithamon), il déclare qu’il veut favoriser la diversité entrepreneuriale et que l'Économie Sociale et Solidaire représente 20% du PIB d'ici 2025. Il pense aussi qu’il faut plus cibler les aides aux entreprises, avec des outils différenciés selon les besoins, comme microcrédit pour les TPE, et que pour tous les entrepreneurs, notamment les jeunes, le revenu universel sera un filet de sécurité pour oser et innover. Il s’est avant tout intéressé aux jeunes qui présentent leurs projets de startup mais aussi à l’ESS.

 

Benoît Hamon semble fournir des gages pour un rassemblement à gauche puisque comme le montre l’article dans LeMonde.fr de ce vendredi 3 février 2017 intitulé «Les écologistes veulent construire un «projet commun» avec Hamon», Yannick Jadot, candidat d’EELV, qui n’entretient pas de très bons rapports avec M. Mélenchon, et David Cormand, numéro un du parti, ont envoyé un texte aux militants pour leur expliquer pourquoi ils doivent «ouvrir le dialogue» avec le candidat socialiste. Ils essayent d’amener aussi Jean-Luc Mélenchon à discuter. Le but ? «Construire un projet commun.»

 

LeMonde.fr nous apprend dans son Live que Christiane Taubira s’exprimera dimanche prochain à l’occasion de l’investiture de Benoît Hamon à Paris, selon les informations du Monde. L’ancienne ministre de la justice n’avait pas encore officiellement apporté son soutien au candidat vainqueur de la primaire à gauche en vue de la présidentielle. Elle s’exprimera aux côtés de l’historien Patrick Weil et du climatologue Jean Jouze. Interrogée sur Benoît Hamon dans un entretien à l’hebdomadaire Les Inrocks, Mme Taubira jugeait mercredi que "dans la campagne, sa voix est un vrai renouvellement".

Le Live de francetvinfo.fr nous montre aussi que Benoît Hamon rejoint Emmanuel Macron en tête du classement des personnalités politiques préférées. Selon un sondage Yougov pour le Huffington Post, le vainqueur de la primaire socialiste a gagné 15 points et obtient 28% d'opinions positives, comme Emmanuel Macron. Ils devancent Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen (26%) alors que François Fillon recule de 3 points (18%).

 

La dynamique ne semble plus être du côté de Macron qui fait des appels du pied à droite. Dans l’article d’Europe1.fr «Comment Macron profite des déboires de Fillon», on peut voir que L'ancien ministre de l'Économie infléchit son discours à droite. Et met en avant les ralliements venus de ce côté de l'échiquier politique plutôt que ceux de la gauche se montrant très dur envers les ralliés du PS, avertissant qu'il ne promettra aucune investiture. Il compte en profiter pour récupérer un électorat de droite déstabilisé et susceptible d'être séduit par sa philosophie libérale.

 

Et le Live de francetvinfo.fr nous montre qu’invité de TF1 ce soir, Emmanuel Macron a tendu la main à François Bayrou. "Beaucoup des anciens compagnons de route [de François Bayrou] nous ont rejoints et j'espère qu'il prendra lui-même ses responsabilités dans les jours ou les semaines qui viennent". L'intéressé ne semble pour l'heure pas disposé à répondre favorablement à cette main tendue. "Ça ne me paraît pas être une proposition qui pour l'instant est mûre", a indiqué François Bayrou sur Radio Classique. Pour ceux qui pensaient que Macron était de gauche, ils peuvent voir que ce n’est pas le cas.

 

Enfin dans le Direct de francetvinfo.fr intitulé «"Je suis sous le feu continu d'attaques d'une violence inouïe", déclare François Fillon à Charleville-Mézières», François Fillon poursuit sa campagne, jeudi 2 février, à Charleville-Mézières dans les Ardennes. "Je suis sous le feu continu d'attaques d'une violence inouïe", a-t-il déclaré en ouverture de son meeting, faisant référence à l'affaire d'emplois présumés fictifs de son épouse Penelope. Le candidat des Républicains a également lancé une violente contre-attaque sur les journalistes : "J'éprouve une colère froide face à toute cette meute".

 

En arrivant près de Charleville-Mézières, François Fillon s'est dit "combatif", tout en reconnaissant qu'il se sentait "comme quelqu'un attaqué de tous les côtés de façon injuste". Il a refusé de répondre aux journalistes qui le pressaient de questions sur le reportage que France 2 doit diffuser dans la soirée, dans lequel Penelope Fillon déclare n'avoir "jamais été l'assistante" de son mari. "Je ne répondrai à aucune de vos questions, je suis là pour parler de ce qui intéresse les Français", a prévenu l'ancien Premier ministre devant une meute de journalistes.

 

Comme le montre Libération.fr ce vendredi dans l’article de «Sur Facebook, François Fillon dénonce à nouveau un «système», face auquel il restera «inébranlable»», François Fillon tente à nouveau de se dépêtrer de l'affaire qui le poursuit depuis plus d'une semaine maintenant, avec une vidéo publiée sur son compte Facebook cet après-midi. Sachez tout de suite qu'il ne s'agit pas pour lui d'apporter des éléments permettant de lever les soupçons pesant sur l'emploi d'assistante parlementaire dont a bénéficié son épouse pendant des années, mais plutôt de dire à ses électeurs qu'à travers lui, c'est eux qui sont visés. «Je comprends que ces accusations troublent certains d'entre-vous, en raison de leur martèlement» et «en raison des sommes annoncées», admet-il. Mais c'est parce qu'il a face à lui «un système qui, cherchant à me casser, cherche en réalité à vous briser, à briser votre force.» «J'éprouve une colère froide face à tant de bassesse. Pourtant je resterai inébranlable», assure-t-il, ciblant «une gauche qui une fois encore cherche à nous abattre».

 

BFMTV.com et Libération.fr nous signalent enfin que quatre militaires en faction au Carrousel du Louvre ont été attaqués ce matin par un homme armé d'un couteau, l'un des soldats a ouvert le feu, blessant l'assaillant au ventre. Un des militaires est blessé au cuir chevelu. Le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête. François Fillon a salué "le sang froid des forces de sécurité qui ont mis l'agresseur hors d'état de nuire". Benoît Hamon a évoqué la "menace", qui est "toujours là". Le candidat salue lui aussi "le courage du militaire blessé". Pour le président de la République, François Hollande, qui vient de s'exprimer en marge d'un sommet européen, l'agression de militaires ce matin au Carrousel du Louvre à Paris est «un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute».

 

Un événement qui montre que la campagne présidentielle court le risque d’être manipulé par les terroristes islamiste désirant influer sur le résultat et amener la peur pour choisir au lieu d’un personnel politique compétent, des populistes ou une droite dure qui ne savent pas gouverner et juste faire peur. Ne jouons pas leur jeu, ce serait leur faire un trop beau cadeau.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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