Une union de la gauche qui se fait attendre et Macron ne cache plus qu’il est un néolibéral de droite

Publié le 24 Février 2017

L’OBS dans son article du jeudi 23 février 2017 intitulé «Yannick Jadot "retire" sa candidature à la présidentielle et soutient Benoît Hamon», nous montre que Yannick Jadot a annoncé ce soir qu'il retirait sa candidature à la présidentielle au profit de celle du socialiste Benoît Hamon, avec lequel il a passé "un accord formidable". Sur le plateau de France 2, Yannick Jadot, qui avait remporté la primaire d'Europe Ecologie - Les Verts, a enjoint Jean-Luc Mélenchon de rejoindre cet accord, alors que les discussions avec le candidat de La France insoumise sont au point mort.

 

Benoît Hamon a rapidement réagi, se disant "heureux" de l'accord avec Yannick Jadot "pour préparer les grandes conquêtes écologiques de demain" : "Je suis très heureux du choix de Yannick Jadot, qui n'est pas simple, que je devienne pas simplement le candidat de la Belle alliance populaire mais aussi de l'écologie politique", a déclaré le candidat socialiste, qui entamait un meeting à Arras devant plus d'un millier de personnes juste après l'annonce par Yannick Jadot d'un accord avec les socialistes.

 

Jean Luc Mélenchon a aussi e jeudi tendu la main à Benoît Hamon dans l’article «Allô Benoît Hamon ? Jean-Luc Mélenchon est disponible "dimanche ou lundi" pour rencontrer le candidat socialiste.» Un nouveau rendez-vous entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ? "Je suis libre dimanche et lundi. J'appelle Benoît Hamon à une rencontre, à soixante jours de la présidentielle", répond le candidat de la France insoumise.

 

"Je suis ouvert à la discussion. Ce n'est pas moi qui ai fermé la porte, ce n'est pas vrai", affirme-t-il. Et d'ajouter "Je suis pour l'ouverture du débat. Je suis prêt à discuter d'une candidature unique. D'ailleurs, je dis à Benoît Hamon : puisque désormais tu es pour une VIe République, je t'invite pour notre marche du 18 mars, viens avec nous ! Tu n'es pas obligé de rester écouter mon discours à la fin."

 

La réponse de Benoît Hamon ne s’est pas fait attendre. Dans l’article «Benoît Hamon se dit "évidemment prêt à discuter d'une candidature commune" avec Jean-Luc Mélenchon» de ce vendredi 24 février, nous montre qu’invité dans la matinale de France 2, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a déclaré qu'il était "évidemment prêt à discuter d'une candidature commune" avec Jean-Luc Mélenchon dont il dit "respecter" la "grande intelligence". "Je propose même à Jean-Luc Mélenchon que nous fassions cette rencontre avec Yannick Jadot !", a ajouté Benoît Hamon sur le plateau de l'émission "Les 4 vérités". Il est ensuite revenu sur la décision prise par Yannick Jadot, jeudi, de se rallier à sa candidature : "ce n'est pas rien ce qu'il a fait en s'alliant à moi. C'est un immense honneur pour moi !".

 

Pour ceux qui croyaient qu’Emmanuel Macron était de gauche, ils seront déçus. Libération.fr nous montre dans son article de ce vendredi : «Emmanuel Macron présente le gros de son programme éco», que le saupoudrage de mesures est fini, place à la clarification : Emmanuel Macron a dévoilé vendredi le cadrage économique de son projet pour la présidentielle, promettant notamment soixante milliards d'euros d'économies en cinq ans. Dans une interview aux Echos mise en ligne dès jeudi soir, le fondateur d'En Marche! a présenté le chiffrage de son projet, qui veut allier «trajectoire budgétaire vertueuse» et «invention d'un nouveau modèle de croissance». Réaffirmant son souhait de «rest(er) dans l'épure des 3% de déficit», l'ancien ministre de l'Économie s'engage à réduire la dépense publique française de trois points de PIB en cinq ans, soit 60 milliards d'économies par rapport à la hausse spontanée de ces dépenses, un objectif en ligne avec celui que s'était fixé François Hollande en 2012. Pour y arriver, Emmanuel Macron vise «25 milliards d'économies sur la sphère sociale», dont 15 milliards sur l'Assurance maladie et 10 milliards sur l'assurance chômage.

 

Favorable à un système de «droits et devoirs», le candidat d'En Marche ! a réaffirmé sur RMC/BFMTV ce matin son souhait que les chômeurs ne soient plus indemnisés au deuxième refus d'une offre d'emploi «décente». L'ancien locataire de Bercy entend également réduire de 10 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses des collectivités locales, en nouant avec elles un «pacte» et en leur donnant des «marges de manœuvre». Autres gisements d'économie : la baisse des effectifs des fonctionnaires, qui pourrait aller jusqu'à 120 000 postes (70 000 venant des collectivités et 50 000 de l'Etat). Ce chiffre est une «référence», un «ordre de grandeur» a souligné M. Macron, pour qui «ce sera aux ministres de faire des choix». Le taux de l'impôt sur les sociétés sera ramené de 33,3% à la moyenne européenne, c'est-à-dire 25%. M. Macron, qui exclut «toute hausse de la TVA», propose par ailleurs d'exonérer de taxe d'habitation 80% des Français, une mesure qui coûtera environ dix milliards à l'État. En gros, il applique la purge libérale que veut faire François Fillon en offrant quelques cadeaux qui n’auront pas beaucoup de poids.

 

Enfin, comme le montre l’article de Libération.fr «Royaume-Uni : victoire du Labour dans un bastion pro-Brexit», le Parti travailliste britannique (Labour) a remporté vendredi une législative partielle à laquelle concourait le chef du parti europhobe Ukip, dans le bastion pro-Brexit de Stoke-on-Trent, dans le centre de l'Angleterre. À Stoke, le candidat du Labour, Gareth Snell, a rassemblé 7 853 voix, contre 5 233 voix à Paul Nuttall, le chef du United Kingdom Independance Party (Ukip) qui voulait décrocher lors de ce scrutin un deuxième siège au Parlement. «Une victoire nette», selon le chef du Labour Jeremy Corbin, en délicatesse avec une frange de l'appareil de son parti. La principale formation d'opposition au gouvernement de Theresa May entendait prouver qu'elle continue à peser dans les anciens territoires ouvriers, largement acquis à la cause du Brexit. Les travaillistes ont toutefois perdu une élection test similaire à Copeland, dans le nord-ouest, face au candidat du parti conservateur au pouvoir. On peut voir ici que face à l’extrême droite, c’est toujours la gauche qui est la mieux placer pour gagner.

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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